Tour de l’île de Moorea en voilier (et en voiture) (1/2)

Le magnifique bleu turquoise du lagon à Haapiti sur l'île de Moorea.

Le 14 février, après plus d’un mois à arpenter Tahiti en voiture et après avoir signé un compromis de vente pour notre bateau (toutes les infos dans un futur article !), nous voici de retour à Moorea. Une envie de tranquillité loin du tumulte de la côte est de Tahiti.

A Moorea, nous connaissons déjà bien la belle et grande vallée d’Opunohu. Mais la petite île regorge d’autres mouillages séduisants à explorer. Alors c’est parti pour en faire le tour en bateau ! Nous vous détaillons ici notre tour de Vaiare à l’est jusqu’à Haapiti, puis un stop à Opunohu pour visiter l’usine Rotui. Dans notre article suivant, nous continuerons par la baie de Cook et retour à Vaiare.

Nos traces autour de l'île de Moorea sur la cartographie OpenCPN.
Nos traces autour de l’île de Moorea.

 

Vaiare, mouillage face à Tahiti

 

Vaiare, c’est la ville – enfin ville, un village plutôt, comme tous les amas d’habitations autour de Moorea – où arrivent les rapides ferrys qui font la navette depuis Tahiti. 30 min pour eux contre 2 h 30 pour nous, évidemment, on ne peut pas lutter;)

 

Où mouiller exactement ?
Vue OpenCPN des mouillages de Vaiare sur Moorea, avec nos traces.
Vue OpenCPN des mouillages de Vaiare, avec notre trace.

On peut s’ancrer à deux endroits différents à l’est de Vaiare. D’une part, au sud de la baie, en face de la petite marina, dans 2 m de profondeur. Ce fut notre premier point de chute. D’autre part, on peut également jeter l’ancre au nord de la baie. En suivant un chenal sur le lagon, on accède à une zone ronde plus profonde, environ 5 m d’eau, non loin de l’hôtel Sofitel Moorea Ia Ora Beach Resort. Rien que ça le nom😉

Note : Attention, ici, on vous relate notre expérience à nous au sujet des mouillages. La réglementation et les zones autorisées sont différentes. En effet, d’après les derniers arrêtés, seules des zones très réduites sont officiellement autorisées au mouillage, on peut alors y rester 7 jours consécutifs max et 90 jours au total par an dans chacune d’elle. Pour les autres endroits, on n’aura le droit de s’y ancrer seulement pour 48 h. Nous n’avons jamais été embêté sur Moorea, hormis une fois par la police à Opunohu, mais gentiment. Et ils n’avaient même pas noté le nom de notre bateau… A voir comment ça évolue dans le futur proche. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de l’Association des Voiliers en Polynésie.

Carte du PGEM de Moorea.

Quels sont les intérêts sur le lagon ?

 

Contre toute attente, le mouillage sur le plateau du lagon se révèle vraiment magnifique. (Celui de l’autre côté près du Sofitel n’est pas mal non plus). Alors, certes, on est dérangé régulièrement par les vagues des ferrys qui passent plus loin vers le débarcadère, mais c’est peu d’embêtements face à la grandiose vue qui s’offre à nous sur Tahiti.

Tahiti vue de loin avec sa coupole de nuages, depuis Vaiare sur Moorea.
L’eau est turquoise sous notre voilier, les patates de corail non loin qui s’égrènent jusqu’à la barrière sont de toute beauté sous l’eau.

Mouillage de Vaiare à l'est de l'île de Moorea.

Le lagon à cet endroit est surtout beaucoup plus paisible qu’au nord, où il se retrouve vite malmené par les allers et venues de touristes. Seuls les jet-skis s’aventurent tout autour de l’île et ont donc tendance à passer à toute vitesse derrière nous mais au moins, les navettes et grosses pirogues transportant des passagers ne nous gratifient pas de leurs vagues jusqu’ici – elles restent autour des baies d’Opunohu et Cook.

Un couple d’amis habitant sur Tahiti, Vlad & Ondine, sont venus passer un weekend à bord de Manwë lorsque nous étions mouillés devant Vaiare. Nous n’avons pas bougé le bateau, profitant déjà des environs. Nage avec palmes, masque, tuba, foil tracté (pas assez de vent pour essayer avec l’aile), baignades détente, il y en a pour tous les goûts.

 

Quels sont les intérêts à terre ?

 

Par contre, on ne savait pas exactement où débarquer… Déjà pour aller chercher nos deux amis, il a fallu s’amarrer (très) brièvement au ponton des ferrys pour les récupérer après leur arrivée. Mais impossible d’y laisser l’annexe. Le soir venu, nous avions très envie d’aller manger tous les quatre au restaurant Vai’are Pizza non loin. On laisse donc l’annexe sur un ponton de la minuscule marina, croisant les doigts pour que le portail ne soit pas fermé à notre retour. Nous passons ainsi une agréable soirée, attablés devant une bonne pizza (cela faisait longtemps !), divertis par les chants et morceaux de musiques de quelques clients qui s’improvisent musiciens le temps d’une soirée. C’est une des activités phares de ce restaurant : permettre à tout le monde de se produire derrière les instruments mis en place. Étant donné la qualité des différentes participations, on devine que ce n’est pas la première fois pour ces « amateurs » !

 

Les cascades d’Afareaitu

 

Profitant de ce week-end entre amis, nous partons tous ensemble à la découverte de cascades un peu plus au sud sur la côte : les cascades d’Afareaitu. Encore une fois, l’annexe nous pose problème : où la laisser durant cette courte randonnée ? Nous débarquons sur une ancienne cale de mise à l’eau, désaffectée et presque revenue à l’état naturel de terre et de sable. Nous accrochons notre dinguy tant bien que mal à des rochers, espérant le retrouver au retour !

Note : En Polynésie française, on ne sait jamais si on est vraiment le bienvenu à débarquer ici et là. Les espaces prévus pour sont rares. On trouve des mini-ports où s’amarrer, à la base pour les pêcheurs, comme à Papetoai dans la baie d’Opunohu, mais où les vols d’essence dans les nourrices voire de moteur hors-bord sont monnaie courante, paraît-il. On peut sinon utiliser le ponton de certains restaurants, mais on se sent alors obligés de consommer.

A Opunohu, côté Ta’ahiamanu, on peut s’amarrer sur un minuscule quai de pierre, mais attention à ne pas choisir celui qui est privé, car le propriétaire s’énerve facilement si une annexe se retrouve devant chez lui… Quant à la plage du fond de la baie d’Opunohu, nous avons également entendu des rumeurs comme quoi laisser l’annexe sur le sable noir n’est pas bien apprécié par les locaux. Nous l’avons fait à trois reprises, sans souci, mais jusqu’à quand ? Jamais évident comme situation, on se sent comme étranger, jamais serein sur l’avenir de notre annexe quand nous partons nous promener à terre.

C’est parti pour une marche à pied sur la route de ceinture, entrecoupée d’averses qui nous trempent rapidement et d’éclaircies qui nous obligent à nous remettre de la crème solaire. Ah les Tropiques ! On apprécie ce climat mais parfois, il peut s’avérer quand même un poil agaçant 😉

Nous ne savons pas exactement où démarre le chemin menant aux cascades sur le bord de la route, il faut s’orienter avec Maps.me. Nous dépassons un petit pont d’où nous apercevons les énormes anguilles noires, aux yeux bleus vifs, si caractéristiques des îles, qui vivent dans les fleuves. Elles ondulent lentement dans l’eau, se reposant à l’ombre des pierres. Celles-ci semblent bien tranquilles en comparaison avec celles, pourtant sacrées, qui ont élu domicile à Faie sur l’île de Huahine. Ces dernières sont en effet victimes de leur réputation et assaillies par les groupes de touristes qui passent à travers le village.

Chemin qui mène aux cascades d'Afareitu sur Moorea.

Nous dépassons l’hôpital pour finalement bifurquer sur la droite et partir dans les terres. Le large chemin grimpe doucement sur les reliefs, pour se rétrécir après un croisement, quand nous nous orientons vers une première cascade. Les nuages menaçants se sont éloignées, laissant une atmosphère douce et humide qui se réchauffe rapidement sous les rayons du soleil. Quel plaisir du coup de nous retrouver rapidement à l’ombre de la végétation tropicale ! En revanche, qui dit forêt, dit moustiques. Nous ne serons pas épargnés aux abords du plan d’eau douce sous la chute d’eau, nous n’y resterons pas longtemps. Mais nous avons quand même l’envie de nous plonger dans l’eau fraîche ! En croisant les doigts pour ne pas frôler une anguille sur le fond (elles ne semblent pas agressives, mais qui sait ?).

Une des cascades d'Afareaitu, sur la côte est de l'île de Moorea.
Une seule cascade nous suffira pour cette sympathique promenade, mais il y a en plusieurs à découvrir le long de la vallée, pour ceux qui ont un peu de courage:)

 

Haapiti : la baie préféré de nombreux plaisanciers

 

Le mouillage d’Haapiti, nous en avons énormément entendu parlé. Il est décrit par d’autres équipages comme étant l’un des plus beaux endroits où ancrer son bateau en Polynésie française. Nous n’avions pas encore eu l’occasion d’aller le vérifier par nous-mêmes, c’est chose faite en nous lançant dans le tour de l’île par le sud.

Nous quittons Vaiare (après notre weekend en compagnie de Vlad & Ondine), et naviguons pour contourner la pointe sud de Moorea, jusqu’à la passe d’Haapiti. 14 milles séparent les deux mouillages, une belle avancée sous voiles, dans un vent régulier, pour finir au moteur une fois que nous nous retrouvons cachés par le relief.

Les surfeurs parés à profiter des vagues dans la passe d'Haapiti sur Moorea.
Les bateaux de surfeurs sont de sortis dans la passe d’Haapiti, réputée pour ses vagues.

Vagues idéales pour surfer dans la passe d'Haapiti, sur l'île de Moorea.

Où mouiller exactement ?
Vue OpenCPN du mouillage d'Haapiti, avec nos traces.
Vue OpenCPN du mouillage d’Haapiti, avec notre trace.

Une fois entrés dans la passe – sans difficulté si on reste bien au centre – nous tournons à droite pour longer le plateau de sable. Dans le bleu foncé du lagon, il y a environ une vingtaine de mètres d’eau et la profondeur remonte brusquement sur le plateau, jusqu’à 2 m. La manœuvre est subtile, tout l’art du mouillage polynésien consiste à jeter l’ancre sur le plateau en question, loin de toute patate de corail suspicieuse. Ainsi, on n’a pas beaucoup de chaîne à dérouler, étant donnée que l’ancre se situe à 2 m de profondeur.

Raie pastenague sous le bateau, dans l'eau claire et limpide de Moorea.
La main de fer n’est même pas encore positionnée pour finaliser le mouillage que nous avons déjà de la visite !

Bien entendu, la position finale du voilier dépendra du vent et du courant. Plus du courant même à Haapiti, il est assez puissant non loin de la passe. C’est d’ailleurs le courant qui nous avait empêché de mouiller de la sorte devant la ville d’Uturoa à Raiatea, nous poussant beaucoup trop sur le plateau…

Par chance, ici à Haapiti, la zone semble libre et grande pour laisser éviter sans danger. Une dernière vérification des dangers éventuels dans l’eau avec le masque et le tour est joué !

Lagon paradisiaque avec l'océan au loin, derrière la barrière de corail.
Nous sommes bien installés, il est temps de lever les yeux vers les alentours. Et quel paysage s’offre à nous ! Un lagon de toute beauté à perte de vue.
Eau turquoise et transparente en Polynésie française.
Une eau limpide, cristalline, d’une couleur éclatante. On pourrait presque croire qu’on flotte dans les airs, sans eau en-dessous de nous !

Derrière le bateau, la vue est tout aussi magnifique. Nous comprenons enfin le superlatif « plus beau mouillage de toutes les îles » ou encore « mouillage préféré », évoqué par nos amis voiliers. Mais difficile à dire si c’est le « plus beau » paysage que nous ayons vu en Polynésie française jusque là. Il y en a tant en compétition. Comment oublier la mythique baie des Vierges à Fatu Hiva aux Marquises ? Le petit volcan de Maupiti depuis son lagon ? Le pic si connu de Bora Bora ? Et enfin, les reliefs au-dessus du village de Teahupoo sur la presqu’île ? (On vous en parle très bientôt dans un futur article).

A vrai dire, pour moi, mon panorama préféré, ce serait finalement la baie d’Opunohu admirée depuis la passe. Mais c’est tellement subjectif !

Depuis le pont de Manwë, vue sur les montagnes d'Haapiti.
Les montagnes déchiquetées de Moorea, que nous redécouvrons d’une autre manière, se dessinent majestueusement sur le ciel bleu.
Les montagnes de Moorea vues depuis le mouillage d'Haapiti au sud-ouest.
Alors, sommes-nous sous le charme ? Évidemment !

 

Quels sont les intérêts sur le lagon ?

 

En dehors de la vue à proprement dite, le snorkeling vers la barrière est vraiment superbe. L’eau transparente et à une température plus que convenable – bien que nous aimons toujours nous plaindre là-dessus, un peu trop tropicalisés désormais😉 – invite à s’y prélasser et à aller découvrir plus en détails les coraux et les poissons environnants. Pour notre plus grand plaisir, les raies pastenagues sont nombreuses, elles viennent régulièrement sous Manwë fouiller dans le sable soulevé par les mouvements de la chaîne.

Raie pastenague dans le lagon de Moorea, au mouillage d'Haapiti.
On se sent chanceux et privilégiés de les voir dans l’eau si claire comme ça, juste depuis le pont du bateau !

En revanche, pas de kitesurf possible les deux fois où nous sommes restés dans ce mouillage resplendissant. Il faut dire que seules les conditions de mara’amu – ce vent fort de sud est – permettent de profiter de ce spot. Mais l’activité principale et réputée du lieu reste le surf ! Malheureusement, pour le coup, ce spot reste réservé à ceux qui savent bien pratiquer. Nous n’avons clairement pas le niveau ni le bon matériel (une simple planche de mousse) pour nous risquer sur ces rouleaux qui déferlent sur la barrière.

Note : C’est l’inconvénient en Polynésie française en ce qui concerne le surf. La quasi totalité des spots se situent dans les passes, au-dessus du corail. Pas top pour les débutants. L’immense plage de sable où les vagues déferlent gentiment, parfaites pour s’initier, se situe au nord de l’île de Tahiti : Papenoo. Très agréable mais inaccessible en voilier, il faut forcément une voiture. Pas vraiment pratique quand on est plaisancier.

 

Quels sont les intérêts à terre ?

 

L’accès à terre peut se faire sur le gros quai en béton juste en face du mouillage. L’endroit semble public, pris d’assaut dans l’après-midi par des groupes de jeunes qui viennent faire résonner leurs boombox. Surtout pendant les vacances scolaires, la musique retentissait alors dans toute la baie !Une fois sur la route de ceinture, nous bifurquons vers la gauche pour découvrir la petite église si caractéristique du lieu, emblème même d’Haapiti.

La belle église de la baie d'Haapiti à Moorea.

Selfie près de l'église d'Haapiti sous un ciel gris.

Nous continuons à pied, toujours vers le nord-ouest. Damien a repéré une randonnée sur Maps.me qui nous emmènerait sur les hauteurs. Un chemin boueux suite aux récentes pluies s’enfonce dans les terres, quittant rapidement les habitations du bord de route. Nous marchons sans réel but, pour nous dégourdir les jambes et profiter de la fraîcheur à l’ombre de la forêt humide. D’après l’application, le sentier passerait un col pour redescendre ensuite dans une autre vallée au sud, vers Vaianae. Mais nous rebrousserons chemin avant, gardant cette promenade pour une autre fois. Qui sait, peut-être avec le cousin de Damien qui est censé venir nous voir sur Tahiti et Moorea au mois de mars ? (Évidemment, il n’a pas pu mais ça, c’est une autre histoire).

 

Retour sur Opunohu, la baie où on ne se lasse jamais d’aller

 

Nous remontons la côte ouest de Moorea principalement au moteur (eh oui, nous sommes sous le vent de l’île) pour dépasser la pointe nord-ouest et ses deux motu posés sur la barrière. Nous longeons les montagnes du nord pour rejoindre la mythique baie d’Opunohu. Tant de fois nous nous serons arrêtés là, dans ses deux mouillages : côté Ta’ahiamanu ou côté Papetoai.

On vous a déjà partagé plein d’informations sur notre blog sur cette magnifique vallée. Cette fois-ci, deux nouvelles activités s’offrent à nous : la visite de l’usine Rotui et le tour de l’île en voiture (voir l’article suivant que l’on publiera bientôt).

Il faut avouer que l’usine en question ne se situe pas tout à fait dans la baie d’Opunohu mais plus en bordure de sa voisine, la baie de Cook. Nous décidons néanmoins de nous y rendre à pied, marchant sur le bord de la route, depuis le mouillage de Ta’ahiamanu. Ce n’est pas si loin, en longeant le mont Rotui et en passant devant l’hôtel de luxe l’Hilton Moorea Lagoon Resort & Spa, et ça permet aussi de nous dégourdir les jambes.

Note: Le stop fonctionne plutôt bien sur l’île. Nous l’avons testé à différentes reprises, même à deux, et nous avons toujours fini par nous faire emmener. Bon, il faut quand même savoir être patient. C’est amusant, ce sont surtout les touristes qui s’arrêtent, en voiture de location, plutôt que les locaux.

Nous arrivons en vue de la baie de Cook qui s’enfonce aussi loin dans les terres que sa voisine. Pas tout à fait sa jumelle non plus, cette baie s’avère plus urbanisée et ses montagnes qui l’entourent, bien que toujours impressionnantes, n’ont pas autant de charme à nos yeux. Mais nous ne manquerons pas de venir y faire un stop en bateau.

Panorama de la baie de Cook vue depuis la passe du lagon, sur Moorea.
Bon, cela reste tout de même un paysage très agréable, avec la fameuse montagne percée au fond. On ne le voit pas distinctement ici mais un véritable trou perce en effet ce pic à son sommet !

En attendant, nous voilà donc au pied de la montée qui rejoint l’usine Rotui. Nous grimpons vers les bâtiments pour entamer la visite gratuite du lieu, coiffés d’une jolie charlotte en papier. C’est quoi en fait l’usine Rotui ? L’usine de jus de fruits locale qui produit le fameux jus d’ananas en brique que l’on retrouve facilement au supermarché. Il n’y a pas que l’ananas d’ailleurs qui soit utilisé (celui cultivé à Moorea est plus que réputé – la variété Queen Tahiti, considérée comme la plus parfumée au monde), d’autres fruits locaux peuvent entrer dans la préparation de ces jus comme la papaye, le pamplemousse ou encore la goyave, ainsi que des fruits importés. L’usine produit également des vins d’ananas ainsi que des liqueurs et eaux-de-vie sur la base des pulpes de fruits non valorisées dans la production de jus.

Note : Apparemment, la production locale d’ananas sur l’île ne serait pas suffisante pour assurer derrière la quantité de briques de jus de fruits fabriqués. En dehors de la grosse exploitation, les petits producteurs qui d’habitude revendaient leur production à l’usine préfèrent désormais vendent directement sur les étals les fruits entiers, cela serait plus rentable. L’usine devrait donc se résoudre à importer du jus et du concentré d’ailleurs maintenant. Dommage…

L'usine Rotui au pied du mont du même nom à Moorea.

Parés pour la visite de l'usine Rotui et de ses jus de fruits !

Le plus intéressant dans tout cela, c’est bien entendu le fare dégustation. Le bâtiment propose de belles bouteilles à l’achat mais nous ne craquerons pas, cela reste tout de même un peu cher pour nous. Sauf les jus bien entendu, mais nous ne sommes pas non plus des adeptes de jus de fruits à l’origine. Enfin, on se laisse tenter quand même par des dégustations des différents goûts proposés:)

La suite dans un futur article où nous vous montrerons les mouillages et les attraits de la charmante baie de Cook !

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