La vallée d’Opunohu à Moorea : entre fruits exotiques, plantes tropicales et vestiges sacrés

Point de vue devant le mont Rotui, au nord de l'île de Moorea.

Un des grands avantages de l’île de Moorea, c’est qu’on peut se balader à pied directement depuis les mouillages. On vous parle ici uniquement de la mythique baie d’Opunohu au nord-ouest, qui offre déjà un sacré panel de randonnées accessibles facilement et sans guide. Mais les autres mouillages de l’île présentent également de nombreux attraits, côté lagon ou côté terre : baie de Cook, Vaiare ou encore Haapiti.

Mais ici, restons dans Opunohu, il y a tant à en dire. Dans le récit ci-dessous, on vous partage nos agréables promenades dans la vallée, à la découverte des trésors naturels et historiques de l’île. Et notre post suivant sera consacré à trois autres balades sur l’île, plus corsées cette fois-ci. Bonne lecture !

Il y a plusieurs endroits où on peut mouiller dans la baie d’Opunohu. On a d’abord testé celui à l’est, face à la plage publique de Ta’ahiamanu. On s’ancre dans 3 m d’eau entouré d’autres voiliers en voyage ou vivant ici, comme nos amis Anna & Lucas sur Dir Na Dor.

Plage de Taahiamanu au nord de l'île de Moorea, dans la baie d'Opunohu.

Ici, on en prend plein les yeux déjà depuis le bateau ! Les montagnes impressionnantes et pics acérés de Moorea contrastent avec les formes massives de Tahiti, sa grande sœur à l’est. La petite île date d’environ 1,5 millions d’années. Son unique volcan s’est effondré en laissant une ligne de crête aux formes épiques, dignes d’un véritable film d’aventure. On pourrait facilement se croire dans un décor de Tomb Raider ou Jurassic Park !

La baie d'Opunohu vue depuis le drone DJI MavicAir.
Avec le drone, on a un bel aperçu de ce paysage majestueux qui s’offre à nous.

On descend rapidement à terre, impatient de voir tout ça de plus près. On peut déposer son annexe directement sur la plage de Ta’ahiamanu mais c’est tout aussi facile de venir s’amarrer au petit ponton en béton un peu plus à gauche. Attention à choisir le bon, celui de droite est privé !

Note : Les locaux ici sont de moins en moins favorables aux voiliers et au débarquement d’annexe paraît-il. Car même si officiellement la loi française interdit de posséder le littoral, en Polynésie française et surtout dans les Îles de la Société, les habitants considèrent que le rivage et le lagon dans l’alignement de leur maison leur appartiennent… D’où le fait que certains n’aiment pas voir des voiliers mouillés « devant » chez eux. La réglementation a d’ailleurs tendance à se durcir dans l’archipel.

Les mouillages sont de plus en plus réglementés, payants ou même supprimés. A Moorea, d’après le site de l’Association des Voiliers en Polynésie, le mouillage sur ancre est autorisé hors coraux et pour 48 h maximum. Sinon, il faut aller dans des zones réglementées et là, le mouillage est autorisé dans chaque zone jusqu’à 7 jours consécutifs et jusqu’à un total de 90 jours par an. En revanche, aucune limite de temps sur bouée (à vrai dire, on en a pas vu autour de l’île lors de nos passages) ou dans les marinas (pour l’instant, il y en a une petite à Vaiare et une serait en construction dans la baie d’Opunohu).

Carte du PGEM de Moorea.
Seules les zones vertes sont autorisées apparemment, pour un mouillage de plus de 48 h…

 

Personnalisation de paréo, un des emblèmes de la culture locale

 

Nous voilà partis à pied, vers la droite en direction de la baie. Un peu au hasard au début, longeant le lagon, puis nos pas nous emmènent vers le Tropical Garden, au PK 16, à environ 15 min à pied du mouillage. On vous explique tout sur les PK dans notre post « Visite de Papeete, la capitale de la Polynésie française ».

Pareo Mana, pour décorer son paréo soi-même.
En bas de la petite route qui monte vers le jardin, un panneau attire mon attention : Pareo Mana, fabrication de paréo maison !

J’étais tentée depuis un moment de m’acheter un paréo, un des symboles de Tahiti, portée par de nombreuses femmes arborant ces jolis tissus de couleurs. Alors, le décorer moi-même, je n’hésite pas longtemps !

Marie, la popa’a propriétaire des lieux, nous accueille, très sympathique. Elle nous guide dans le processus. On choisit une étoffe plus ou moins épaisse – le tissu vient de Chine, il n’y pas de fabrique en Polynésie française – déjà d’une couleur unie. Elle ajoute ensuite des dégradés, en trempant le paréo dans des bacs de teintures.

Puis, on étale la toile humide en plein soleil et on dépose dessus des formes, ici cocotiers, fleurs et animaux marins. Le soleil va cuire les colorants et les formes seront ainsi « imprimés » !

Paréos décorés à Moorea, dans la baie d'Opunohu.
On peut même écrire son nom, le paréo ne peut pas être plus personnalisé.

Paréo bleu turquoise aux dessins polynésiens, que j'ai décoré moi-même.

Note : On peut trouver, notamment au sud de l’île de Huahine, d’autres endroits où on peut peindre son paréo, dessinant ainsi directement de jolies fleurs ou symboles dessus.

 

Le Tropical Garden et sa cascade idéale pour se rafraîchir

 

Pendant que mon paréo souvenir sèche au soleil, on continue la petite route pour le Jardin Tropical. Elle monte en ligne droite sur les pentes du mont Rotui, bordée d’arbres fruitiers et d’arbustes en fleurs, dont les fleurs de Tiare, emblèmes de Tahiti, au parfum si agréable.

Route qui monte jusqu'au Tropical Garden dans la baie d'Opunohu, à Moorea.
On y retournera aussi avec mes parents. Dis donc, ça grimpe par ici !

De la terrasse qui ouvre l’accès au Tropical Garden, on peut admirer la belle vue plongeante sur l’entrée de la baie. Un bar propose jus de fruits frais, confitures et souvenirs. La visite du jardin en contrebas est gratuite. Bon, il faut l’avouer, ce n’est pas bien grand !

Vue depuis le Tropical Garden, sur les pentes du mont Rotui.

En famille au Tropical Garden de la baie d'Opunohu.

Par contre, ne manquez pas la mini-randonnée vers la cascade ! Il suffit de tourner derrière la serre de vanille et de s’enfoncer sur le sentier, plus ou moins boueux. 10 min à pied dans la jungle, côtoyant les arbres de la forêt humide polynésienne, pour atteindre une jolie cascade où vous pourrez même vous asseoir dessous !

La cascade fraîche du Tropical Garden, dans la baie d'Opunohu à Moorea.
L’eau est fraîche, mais qu’est-ce que c’est agréable !

 

Randonnée sur le Sentier des Ancêtres

Départ du parking aux banians

 

Les randonnées pédestres d’Opunohu peuvent démarrer de différents sites, mais on peut en effectuer beaucoup depuis le parking des banians, en contrebas dans la vallée. Ou directement depuis le Belvédère, un point de vue situé à 240 m d’altitude. Ce dernier est accessible par la route, mais c’est en marchant que nous comptons justement l’atteindre aujourd’hui.

La première fois donc, départ à 7h30 du parking des banians – eh oui, on ne perd pas de temps ! C’est parce que notre amie Anna avait pu nous déposer en voiture avant son travail. Ce fut d’ailleurs bien pratique, car marcher jusqu’à ce parking depuis la plage de Ta’ahiamanu, ça fait un peu loin quand même.

Les autres fois, notamment avec mes parents, nous nous y rendrons directement en annexe depuis Ta’ahiamanu jusque dans le fond de la baie. En laissant l’annexe sur la plage de sable noir, il reste environ une vingtaine de minutes à pied pour atteindre le fameux parking. Sinon, il reste également le stop ! Ça marche assez bien à Moorea, même à deux, nous l’avons testé plusieurs fois. Locaux ou touristes (surtout ces derniers d’ailleurs, ils ont plus le temps comme ils sont en vacances) nous ont gentiment accepté dans leur véhicule le temps de nous déposer ailleurs sur l’île.

La surface lisse du lagon dans la baie d'Opunohu.
Même si c’est aussi un peu long en annexe à quatre dedans, ça permet d’admirer le paysage !

On englobe déjà d’un seul coup d’œil des monts et pics qui pointent vers le ciel, entourant une vaste plaine arborée et cultivée, où paissent tranquillement quelques troupeaux d’élevage.

Le mont Moua Roa dans la baie d'Opunohu à Moorea.
Le plus beau et le plus impressionnant d’après moi, c’est le mont Mou’a Roa. On pourrait rester des heures à admirer ce sommet solitaire !

Sur le parking aux banians, un panneau indicatif nous présente toutes les randonnées balisées dans la belle vallée d’Opunohu. C’est parti aujourd’hui pour le Sentier des Ancêtres (ou E’a Tupuna en tahitien) !

Informations randonnée : Chemin balisé vert foncé. Si départ directement du Tiki Parc Moorea un peu plus haut, 5,2 km aller-retour, 133 m de dénivelé, 2h de marche annoncées.

Banian impressionnant sur un parking dans le bas de la vallée d'Opunohu.
Les banians, ce sont ces arbres énormes, si particuliers, aux multiples branches et racines. On peut presque se cacher dedans !

 

A travers les champs d’ananas

 

Au croisement juste après le parking, on oblique à gauche, sur la Route des Ananas. Petit à petit, la route se transforme en chemin, qui nous fait entrer à l’ombre d’une forêt d’immenses pins. On traverse le Tiki Parc Moorea, un parcours d’accrobranche. Nous n’y verrons personne à chaque fois que nous sommes passés là, ce parc ne doit pas être très rentable car nous avons pourtant fait plusieurs fois cette randonnée, y compris le week-end et tout était toujours vide. C’est à la fois étrange et un peu mystérieux, d’observer ces câbles, cordes et ponts de singes silencieux dans les arbres.

Le Tiki Parc Moorea sous les pins, dans les hauteurs de la vallée d'Opunohu.
Le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, on ne sera entouré que de la nature lors de cette balade. Aucun autre promeneur croisé !

On débouche ensuite à ciel ouvert, au cœur des fameux champs d’ananas. La vue panoramique est toujours aussi majestueuse, Moorea décidément nous charme de plus en plus. Et c’est loin d’être fini !

Les champs d'ananas sur la randonnée du Belvédère à Moorea.
Cela faisait longtemps qu’on rêvait de voir un ananas pousser en vrai ! C’est chose faite, une plante en forme d’ananas qui donne naissance…à un ananas ! Plutôt amusant non ?
Un ananas de Moorea, poussant sur le relief de la vallée d'Opunohu.
Mieux vaut éviter de toucher les feuilles par contre, la plante sait se défendre avec ces bords acérés !
Damien posant dans les champs d'ananas, devant le mont Rotui.
Avec le mont Rotui en arrière-plan.

 

Sur les traces des Ma’ohi, les ancêtres des peuples polynésiens

 

Le sentier continue dans la jungle. L’ombre et la fraîcheur du sous-bois, même humide, nous revigorent après nos quelques pas sous le soleil brûlant. Mes parents seront émerveillés par la diversité de plantes qu’on découvre dans ces contrées tropicales. Eh oui, première fois sous les Tropiques pour eux ! Nous sommes toujours enchantés face à ces espèces de la rainforest, arbres moussus, fougères immenses ou lianes entremêlées.

Balade dans la forêt tropicale de la vallée d'Opunohu.
Le chemin est facile à suivre, bien entretenu, balisé et surtout, c’est le seul, il n’y a pas de croisement:)

Cascade dans la jungle, sur le sentier des ancêtres.

Le Sentier des Ancêtres révèle ensuite ses secrets, on commence à croiser ci et là des ruines de l’ancienne civilisation polynésienne, à demi cachées par la végétation dense. Nous voici désormais sur le territoire des anciens Ma’ohi.

Un monde de navigateurs, de guerriers, de prêtres. Un monde où la culture est née de l’environnement, musique, danse et art louent les dieux et racontent les légendes de la mer et des îles. Un monde tel un paradis sur terre, où les hommes étaient en communion avec la nature pour vivre, manger, se soigner, construire leurs habitations ou pirogues. Heureusement, on s’y croirait encore ! Les fruits poussent toujours à profusion, la nature offre encore tous ses bienfaits, le climat est sain et agréable, espérons que ces îles restent le plus longtemps aussi privilégiées !

Les plateformes de pierre que nous croisons, seules témoins de ces temps anciens, sont appelées marae. Elles correspondent à des fondations, il faut imaginer des préaux et structures en bois dessus ou autour. Principalement sacrés, ces lieux étaient réservés aux activités cérémonielles, sociales et religieuses…

Marae dans la vallée d'Opunohu, sur l'île de Moorea.

Marae et végétation tropicale à Moorea.

Des panneaux indicatifs rythment la promenade, décrivant aussi bien la flore locale que la fonction de ces différents vestiges. On y apprend que les sites archéologiques de la vallée d’Opunohu sont parmi les plus étudiés de Polynésie française. L’archéologue américain Kenneth P. Emory s’y est intéressé dès 1925. Et c’est à partir de 1960 que le Néo-Zélandais Roger Green fouille plus attentivement la région.

Depuis, plus de 550 structures ont été répertoriées dans la vallée ! Temples, habitations, sites agricoles, etc. on en trouve vraiment partout. Car avant l’arrivée des Européens, les vallées des îles polynésiennes étaient beaucoup plus peuplées qu’aujourd’hui, les habitants vivant plus dans les terres que sur le rivage.

 

Quand et par qui ont été peuplées à l’origine les îles de la Polynésie française ?

Après vous avoir expliqué l’arrivée des Européens dans le Pacifique, revenons encore plus loin en arrière dans le temps. Vers 4000 avant J.C., des agriculteurs venus de Chine traversent le détroit menant à Taïwan. Ensuite, vers 2500 avant J.C., cette population arrive dans les Philippines, en Malaisie et en Indonésie.

Vers 1500 avant J.C., les Austronésiens, premiers grands navigateurs de l’histoire de l’humanité, partent alors affronter les mers pour peupler petit à petit les îles et archipels toujours plus à l’est. Cette nouvelle migration a lieu d’Indonésie jusqu’en Nouvelle-Guinée puis en Mélanésie, où ils s’installent progressivement : Salomon, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie, Wallis & Futuna, Fidji, Samoa et Tonga. Un long moment passe, la culture ancestrale polynésienne naît doucement dans cette dernière zone, Tonga, Samoa, Wallis & Futuna, se différenciant même de leurs voisins fidjiens. Les migrations suivantes vers la Polynésie orientale s’étaleront ensuite sur plusieurs centaines voire milliers d’années.

L’archipel de la Société ne sera atteint que vers 300 après J.C. Ces îles ont ensuite servi de zone de dispersion pour les périples à venir, d’abord vers les Marquises puis des Marquises vers les îles d’Hawaii au nord, vers 500 après J.C., l’île de Pâques vers 900 et la Nouvelle-Zélande en dernier vers 1100. Ces trois zones, Hawaii, île de Pâques et Nouvelle Zélande forment l’actuel triangle polynésien.

Il est même admis que les Polynésiens ont atteint l’Amérique du Sud ! Les scientifiques l’ont déduit après avoir vu la patate douce sur les îles. Elle est en effet originaire du continent et a été ensuite ramenée et implantée en Polynésie.

Et la vallée d’Opunohu dans tout ça ?

C’est bien plus tard que la vallée au nord-ouest de Moorea a commencé à être occupée par les Ma’ohi : vers 1250. Auparavant, les populations vivaient encore sur le littoral. Pendant près de 600 ans, les anciens Polynésiens ont ensuite vécu dans la forêt humide sur les pentes de la caldeira. L’arrivée des Européens en 1767 a tout bouleversé, ils ont amené les locaux à migrer vers le littoral au XVIIIème siècle, là où étaient installées les missions religieuses.

 

Belvédère et vue sur le nord de Moorea

 

On arrive enfin au Belvédère, le point de vue tant attendu. Surprise, ici, nous ne sommes plus seuls, loin de là ! C’est amusant car nous n’avions aperçu personne dans la forêt. D’ailleurs, au total sur les quelques fois où nous avons parcouru ce sentier, nous n’aurons croisé qu’une petite dizaine de personnes. La majorité des touristes préfèrent louer quads, voitures ou vélos électriques pour venir jusqu’ici.

Pour ceux qui ne sont que pour deux ou trois jours sur place, on peut comprendre… Dommage tout de même de se priver de cette balade riche en histoire ! Qui n’aura duré d’ailleurs pour nous qu’1h30 aller, avec de nombreuses pauses.

Le mont Rotui vu depuis le Belvédère à Moorea.
Peu importe le monde et les balais incessants d’engins motorisés, on veut nous aussi profiter de la vue. Et quelle vue !

Le mont Rotui s’offre à nous dans toute sa splendeur. 899 m d’altitude exactement pour ce cône montagneux impressionnant, qui sépare la baie de Cook à droite de celle d’Opunohu à gauche.

Photo de famille devant le majestueux mont Rotui.
Impossible de ne pas revenir ici en famille:)

Point de vue sur le mont Rotui et la baie de Cook, au nord de Moorea.

 

Mini-boucle à ne pas manquer et visite des plantations du Lycée Agricole

 

Juste à côté du parking du Belvédère, on peut emprunter un sentier qui monte un peu dans les hauteurs et suivre les balises roses. Il s’agit de la mini-boucle appelée E’a Mata Ara.

Informations randonnée : Chemin balisé rose. Départ du Belvédère, boucle de 1,2 km, 36 m de dénivelé, 30 min de marche.

Très facile et rapide, c’est à ne pas manquer. Elle permet d’arriver à un autre point de vue tout aussi joli sur toute la vallée.

Promenade dans la jungle tropicale et la végétation dense.

Point de vue sur la baie d'Opunohu et le nord de l'île de Moorea.
C’est l’effondrement du volcan de l’île qui a formé les deux grandes vallées orientées vers le nord, ici en fond Opunohu d’où nous sommes arrivés.

On redescend ensuite au Belvédère, objectif : rejoindre le Lycée Agricole d’Opunohu, dont les alentours sont ouverts aux visiteurs. Au choix, on peut revenir sur ses pas dans la forêt et bifurquer sur la route au niveau d’un croisement près d’un marae. Ou descendre (en stop c’est plus rapide!) directement par la route.

Nous voici arrivés devant l’entrée du lycée, au Fare Vente. C’est en quelque sorte l’accueil pour les touristes, on y vend des produits fabriqués sur place, pratique pour goûter quelques spécialités locales. Confitures, jus d’ananas frais, glaces maison, les papilles sucrées vont se régaler !

Informations randonnée : Chemin balisé vert clair. Départ du Fare Vente, 4 km environ, 72 m de dénivelé maximum, 2h annoncées.

C’est plus une balade qu’une randonnée en soi, il n’y a aucune difficulté. C’est très agréable de marcher au travers des plantations, croisant ananas, avocats, papayes, bananes, citrons vert, etc. ainsi que d’autres gros fruits aux formes plus étranges, comme des corossols poussant directement sur le tronc des arbres ou des fruits du jaquier.

Il ne reste ensuite plus beaucoup de chemin pour retourner dans la vallée. On arrive facilement au parking des banians, retour au point de départ !

Avocatiers poussant dans les plantations du lycée agricole de Moorea.
Première fois qu’on voit des avocats dans leurs arbres, dis donc, on en apprend des choses sur les fruits et légumes exotiques !
Plantations du lycée agricole d'Opunohu, sur l'île de Moorea.
Lorsque nous étions avec mes parents, la pluie menaçait une fois sur les plantations. Elle nous a attrapé ensuite, un torrent d’eau froide qui nous a trempé jusqu’aux os jusque dans l’annexe. On était tous à essorer, au moins mes parents auront vu ce que c’est, une vraie pluie tropicale !

Cette promenade sur le Sentier des Ancêtres est l’une de mes préférées parmi toutes nos sorties à terre dans les îles polynésiennes. Pas la plus exotique, dans le sens où elle est quand même très connue. Mais peu importe, elle est vraiment incontournable et nous n’hésiterons pas du tout à revenir plusieurs fois sur ces traces. Un parcours accessible, enrichissant, entouré de paysages aussi diversifiés que magnifiques, on ne peut rêver mieux pour s’immiscer dans la nature verdoyante, calme et majestueuse de l’île de Moorea.

Après le Jardin Tropical, le Belvédère et le Lycée Agricole, les balades dans la belle vallée d’Opunohu ne s’arrêtent pas là. Le terrain de jeu est même immense, on ne se lasse pas. Rendez-vous alors dans notre post suivant où nous vous parlons cette fois-ci de trois randonnées déjà un peu plus longues et difficiles (surtout pour la dernière) : le Col des 3 Cocotiers, le Col des 3 Pinus et la montée du mont Rotui !

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