Cap sur Moorea côté lagon

L'hôtel Intercontinental au nord de l'île de Moorea.

Moorea nous a d’abord enchanté par ses reliefs impressionnants, ses balades dans la jungle tropicale et ses fruits délicieux. Mais il n’y a pas que la montagne ou la végétation qui ait de l’intérêt sur cette petite île, son lagon et ses fonds marins ont tout autant de charme ! Alors on vous parle ici snorkeling et faune sous-marine, pour l’instant dans la baie d’Opunohu au nord.

Ne manquez pas nos autres posts sur Moorea si vous voulez tout savoir sur l’île, dont on ne peut que tomber amoureux !

 

Un petit lagon mais qui n’a rien à envier aux grands

 

L’île de Moorea reste une île finalement assez jeune, comparée au reste de la Polynésie française. Âgée d’environ 1,5 millions d’années, le corail a quand même déjà pu pousser sur ses flancs, formant ainsi un récif-barrière qui semble s’éloigner de l’île au fur et à mesure que celle-ci s’enfonce dans l’océan.

Mais le processus n’est pas encore très avancé. Le lagon ainsi créé entre la montagne et la barrière de corail n’est pas encore très large. Rien à voir donc avec ses voisines de la Société, comme Bora Bora ou Maupiti, îles solitaires posées au milieu d’un vaste lagon !

Néanmoins, le terrain de jeu dans le lagon de Moorea est largement suffisant pour y trouver tout plein d’activités ! Les nombreuses passes autour de l’île permettent aussi un accès varié et facile aux voiliers. On adore cette île, on ne peut vraiment pas s’y ennuyer entre terre et mer:)

Vue sur l'hôtel Hilton depuis les hauteurs du mont Rotui à Moorea.
Les nuances de bleu, formées grâce aux différences de profondeur, se révèlent majestueusement sous les rayons de soleil.

Ombre au tableau, les mouillages deviennent de plus en plus réglementés… On l’avait déjà expliqué dans notre article « La vallée d’Opunohu à Moorea : entre fruits exotiques, plantes tropicales et vestiges sacrés« . Tout n’est pas encore officiellement mis en place et c’est difficile de savoir exactement quelles sont les règles. Une fois, une vedette de la police est passée nous voir pour nous informer : 7 jours consécutifs dans les mouillages autorisés (6 ou 7 environ), 48h seulement dans les mouillages non répertoriés et 90 jours au total. Mais on a entendu différemment ailleurs !

Bref, pas de panique, rien n’est encore vraiment officiel pour l’instant. On ne se fait pas encore virer des mouillages non plus…

 

Les mouillages de la baie d’Opunohu, au nord-ouest

 

Ta’ahiamanu

 

Dans la profonde et jolie baie d’Opunohu, il y a théoriquement trois zones de mouillages. D’abord, devant la plage publique de Ta’ahiamanu, à l’est (à gauche quand on rentre dans la passe).

Le paysage est plutôt agréable ! Directement au pied du mont Rotui, on a également une belle vue sur les reliefs qui borde la baie. On peut faire un peu de snorkeling en nageant vers les patates et la barrière de corail. Sous le bateau, pas grand-chose à voir, du sable et quelques diodons qui élisent domicile facilement à l’ombre de la coque !

Un diodon nageant sous le bateau au mouillage, à Moorea.
Un diodon, ils sont trop mignons et paisibles !

On peut aussi aller en annexe dans la passe pour plonger en apnée sur les tombants. Damien et mon père ont fait une petite sortie sympathique, à la rencontre des coraux et des poissons.

Le tombant de la passe d'Opunohu au nord de Moorea.

Note : De nombreux clubs de plongée viennent sur le site (et sur de nombreux autres autour de l’île), notamment pour aller à la rencontre des requins citrons dans les profondeurs de la passe. Nous n’avons pas encore testé de plongée sous-marine à Moorea.

 

Dans la baie profonde

 

Le second mouillage, c’est le fond de la baie, si on trouve une zone suffisamment peu profonde pour pouvoir s’y ancrer. On a ainsi accès plus rapidement à la plage de sable noir au fond, pour y déposer son annexe et partir se balader. En fait, nous n’avons pas tenté de mouiller par là-bas. L’eau devient vite trouble suite à l’eau douce de la rivière, sincèrement, ça ne donnait pas envie, bien que le paysage reste sublime.

On a préféré rejoindre en annexe la plage du fond depuis Ta’ahiamanu, comme par exemple lorsque nous montés avec mes parents au Belvédère.

 

Papetoai

 

Enfin, le troisième mouillage se situe devant le village de Papetoai, à l’ouest, c’est-à-dire à droite quand on entre par la passe. Il faut suivre un chenal étroit (mais balisé) dans le corail du platier, pour atteindre un trou un peu plus profond (3 ou 4 m) où 6 à 8 bateaux environ peuvent rentrer.

Comme son voisin devant Ta’ahiamanu de l’autre côté, ce mouillage est rapidement envahi en journée par les jet ski et les bateaux d’excursions. Ils passent sans cesse, à vive allure, parfois bien proche même sans se soucier de générer des vagues. Mais ça reste tranquille la nuit.

Le reflet des montagnes de Moorea dans le lagon lisse comme un miroir.
Dès la fin de journée, fini les allées et venues de touristes, l’eau redevient lisse tel un miroir.
Le mont Rotui se reflétant dans le lagon de Moorea au coucher du soleil.
On peut admirer le mont Rotui se refléter dans l’eau au coucher du soleil.
Coucher de soleil sur le mouillage de Papetoai à Moorea.
Et bien sûr, le coucher de soleil à proprement dit, vraiment magnifique !

 

Sur le spot des raies pastenagues et requins pointe noire

 

Depuis le mouillage de Papetoai, on peut suivre un autre petit chenal vers l’ouest, praticable en annexe. Attention à bien longer les perches, il n’y a pas beaucoup de profondeur ! Les bateaux à moteur passent eux à toute vitesse, habitués et peu scrupuleux d’abîmer une patate de corail ou deux…

Le chenal nous amène sur le fameux point de rendez-vous avec les raies pastenagues. Vous avez forcément déjà du voir ça dans des reportages ! Ces immenses et majestueuses raies grises avec lesquelles on peut nager voire même les toucher, debout dans l’eau peu profonde.

En ce milieu de matinée (et c’est rare), on est la seule embarcation dans les parages. D’après la zone indiquée par Lucas du voilier Dir Na Dor, nous sommes au bon endroit mais pas de raies. Ni autres poissons d’ailleurs.

L’eau est claire, d’un beau bleu turquoise quasi translucide, une vraie piscine naturelle où on a pied. Ah ça y est, j’aperçois une raie ! On ne s’est pas trompé d’endroit, un requin pointe noire apparaît lui aussi. Bon, on se met à l’eau ou pas ?

Pas le temps d’hésiter, trois jets ski arrivent sur zone. Le guide se jette dans l’eau et là, pas de mystère, pour attirer les raies, il leur jette des morceaux de poissons crus. Elles s’approchent aussitôt, peu farouches et surtout très gourmandes. Elles viennent même au contact !

Raie pastenague dans le lagon de Moorea.
Saviez-vous que les raies font partie de la même espèce que les requins ? Elles ne leur ressemblent évidemment pas beaucoup mais sont tellement gracieuses, à onduler et voler dans l’eau !

Les requins commencent à tourner aussi, des pointes noires uniquement. On sait qu’ils sont inoffensifs mais bon, le guide ne les nourrit pas à la main eux ! Des carangues s’invitent elles-aussi, nous sommes rapidement entourés de poissons, tandis que des oiseaux se disputent les restes oubliés.

Requin pointe noire dans le lagon de Moorea.

On est vraiment pas pour le « feeding ». On préfère admirer des espèces animales, marines ou terrestres, sauvages et évoluant au sein de leur environnement naturel. Quitte à ne pas les voir du tout, c’est le principe même de la nature ! Il est d’ailleurs plutôt rare de voir une raie pastenague en temps normal s’approcher ainsi de nous, comme beaucoup d’autres animaux, elles ont tendance à fuir et ça reste un moment de chance de les apercevoir.

Ici, les raies restent en liberté, elles peuvent aller où elles veulent dans le lagon. Mais bon, elles ne sont pas bêtes, nourries depuis plusieurs années, elles ont fini par élire domicile sur le même spot…

On a quand même emmené mes parents sur le site, en veillant à rester en dehors des bateaux d’excursions et bien sûr, sans les nourrir. Ce n’est pas tous les jours non plus qu’on peut découvrir des animaux si surprenants et vraiment magnifiques. Sans oublier les requins pointe noire, toujours aussi impressionnants ! J’ai un vrai petit coup de cœur pour cette espèce:)

Photo de famille dans le lagon de Moorea, au nord, près des raies pastenagues.
L’inconvénient de la GoPro une fois immergée dans l’eau, c’est qu’elle ressort pleine de buée…

Note : Le « shark feeding » et nourrissage d’autres espèces est officiellement interdit en Polynésie française. Mais bon, en pratique, on l’a quand même vu, surtout avec les raies pastenagues et les poissons papillons ou sergents major. Ce sera encore pire au sud-ouest de Bora Bora, tellement de touristes à l’eau avec ces animaux…

 

A la découverte du platier et de la barrière de corail

 

Lorsque mes parents étaient avec nous, on a poussé un peu plus loin vers l’ouest avec l’annexe, après le spot des raies. Il y a encore un chenal à suivre, mais plus large et plus profond. Ce n’est pas le moment de rêvasser, même si le paysage paradisiaque invite beaucoup à la détente. Car si on ouvre bien l’œil en regardant sous l’annexe (et ce partout à vrai dire dans le lagon), on peut vite apercevoir une tortue ou une raie léopard ! Et bien sûr, un requin pointe noire ou encore une raie pastenague:)

On dépasse la plage des Tipaniers (il paraît que c’est un bon spot de kitesurf!) et on finit par arriver devant les deux uniques motu de Moorea, qui trônent dans le coin nord-ouest de l’île : à l’ouest, Motu Tiahura et un peu plus à l’est, Motu Fareone. On va pouvoir faire découvrir à mes parents de près le récif-barrière !

Motu Fareone au nord-ouest de l'île de Moorea.

On dépose l’annexe sur un coin de la plage de sable blanc du motu Fareone. Évidemment, nous ne sommes pas les seuls sur le spot, les allées et venus de tours et excursions ne cessent pas, principalement pour le snorkeling. Mais si on s’aventure sur le motu, en longeant la plage, on se retrouve rapidement tranquille.

Promenade sur la plage du motu Fareone au nord-ouest de Moorea.

Note : Comme nous l’avons déjà dit dans notre post précédent sur Moorea, les locaux privatisent de plus en plus les plages situées devant chez eux. Officiellement interdite, cette pratique est souvent mise en œuvre, surtout dans l’archipel de la Société. Ici par exemple, une portion de la plage du motu sera marquée comme « Privée et interdite ». Pas de souci, on marchera dans l’eau pour la contourner;)

L’océan qui s’offre à nos yeux au-delà du récif, le contraste entre les eaux du lagon et le bleu de la mer, le corail gris déchiqueté, à chaque fois, ça reste une vision d’émerveillement. Pour mes parents bien sûr, pour leur première fois face à cet étrange paysage lunaire sur le platier et à ses vagues incessantes, mais même pour nous après de nombreux mois !

Le platier côté lagon avec l'océan en fond, au nord de Moorea.

Le platier du motu Fareone, côté océan.

Marche sur le platier et les coraux du motu Fareone à Moorea.
On marche sur le platier acéré, heureusement, tout le monde avait prévu ses chaussures aquatiques spéciales. Sinon, dur de pouvoir y mettre les pieds sans se faire mal !

 

Snorkeling entre deux motu

 

Retour entre les deux motu, place au snorkeling ! Première fois pour mes parents pour enfiler un masque et un tuba, dis donc, il y en aura de nombreuses premières fois pendant leur séjour. Ce n’est pas étonnant, vu tout ce que la Polynésie a à offrir, comme activités, paysages, faune, flore, culture, rencontres ! Et c’est tant mieux aussi, quoi de mieux comme vacances que de vivre des choses uniques et extraordinaires:)

C’est parti pour aller observer les poissons tropicaux ! Ce n’est pas le meilleur spot de snorkeling que nous ayons vu, mais les quelques patates restent jolies, tout comme les petits poissons colorés qu’on aperçoit, se faufilant et se cachant dans les récifs.

On retournera dans cette zone nager et admirer la faune sous-marine à la fin de notre excursion des baleines à bosses. Mais ça, c’est une autre histoire, émotions et sensations garanties !

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