A la découverte du lac Atitlán, au milieu des volcans du Guatemala

Le lac Atitlán au Guatemala, avec ses magnifiques volcans.

Après une belle visite de la ville d’Antigua Guatemala et une ascension plutôt éprouvante de l’Acatenango, un volcan non loin, nous voici partis pour le lac Atitlán ! Situé au sud-ouest du pays, lui-aussi entouré de volcans, il serait considéré comme un des plus beaux lacs du monde, rien que ça ! Nous avons vraiment hâte d’aller le vérifier et d’admirer cette étendue d’eau perchée en altitude…

D’abord, partir d’Antigua pour Panajachel, LA ville touristique au nord-est du lac et la plus connue comme point de chute. Le trajet se fait parmi les reliefs, à monter et descendre des cols, avant d’arriver au-dessus du lac, situé lui-même à 1500 m d’altitude. Le point de vue est magnifique sur cette immense caldeira, les volcans sont impressionnants autour de l’eau et les villages au loin se perdent dans la verdure des pentes.

 

 

Comment on est allé à Panajachel depuis Antigua Guatemala ?
Transport pris via une « agence de voyage », hostel El Viajero, 1a Calle Poniente à Antigua. La même que celle où nous avions réservé notre tour au sommet du volcan Acatenango.

C’est rapide et pratique par navette (un van plus ou moins climatisé), pas d’autre arrêt et elle vous prend en plus directement devant votre hôtel.

Tarif : Q70 par personne pour 2h30 de transport.

 

Note : On aurait pu aller également à Panajachel en « chicken bus ». Hein, c’est quoi ce truc?:) C’est le petit nom des bus scolaires et publiques au Guatemala (mais aussi ailleurs en Amérique centrale et Amérique du Sud). Peints de couleurs vives et éclairés de centaines de spots lumineux, on ne peut pas les manquer ! On a vu qu’il y avait deux ou trois changements entre Antigua et Panajachel, on avait un peu la flemme, surtout que la différence de prix avec une navette n’est pas énorme…

Une fois sur place, il s’avère rapidement que la ville de Panajachel n’a pas un intérêt fou. Hormis la vue sur le lac en lui-même ! En descendant jusqu’à la rive, on tombe sur l’un des plus beaux panoramas qu’on puisse admirer ! Trois volcans se dressent fièrement de toute leur hauteur face à nous : le San Pedro, le Tolimán et l’Atitlán (le plus haut, culminant à environ 3500 m).

Vue sur les volcans du lac Atitlán, au sud du Guatemala.
Un petit conseil si vous restez à Panajachel : venez photographier cette vue au lever du soleil, ça doit être magique…

La ville ne nous inspire guère, on ne lui laisse pas beaucoup de chance mais on préfère rapidement s’éclipser ailleurs. Au sud, on trouve la commune de Santiago Atitlán, peu fréquentée par les touristes mais apparemment très authentique avec son marché local, d’après deux Français rencontrés plus tard. D’autres villages de taille plus modeste s’enchaînent tout autour du lac, portant le nom d’un saint : Santa Catarina, San Marcos, Santa Clara, San Juan, San Pedro, etc. Il n’y a que l’embarras du choix !

 

Transports autour du lac Atitlán
Principalement en « lancha« , les barques qui sillonnent le lac toute la journée et font le tour de tous les villages. On peut aussi se déplacer en tuc tuc par la terre mais c’est beaucoup plus rapide sur l’eau !

Lancha de Panajachel à San Pedro La Laguna : Q25 par personne.
Lancha de San Juan à San Marcos La Laguna : Q10 par personne.
Lancha de San Marcos à San Pedro : Q10 par personne.

 

San Pedro La Laguna, où se mêle coins touristiques et authentiques

 

Allez hop, on monte dans une lancha au hasard, il y en a à profusion. Petite balade rafraîchissante qui nous permet d’observer les rives et les montagnes. On aperçoit quelques jolies villas et hôtels qui donnent bien envie !

Les rives du lac Atitlán, avec ses montagnes et ses volcans.

Arrivée à San Pedro La Laguna, à l’ouest du lac. Sous la chaleur brûlante du soleil, nous filons aussitôt en quête de notre logement pour nos deux nuits sur place, d’après une adresse repérée sur internet. On finit par dénicher l’hôtel Tepepul Kaan, à mi-chemin dans les hauteurs de la petite ville. Satisfaits du lieu, on pose nos sacs à dos, c’est parti pour explorer San Pedro !

 

Où avons-nous logé à San Pedro La Laguna ?
On a dormi à l’hôtel Tepepul Kaan, dans une chambre double avec salle de bain privée pour Q120 la nuit. Cuisine disponible sur le rooftop de l’hôtel.

Les propriétaires sont très gentils ! Nous n’avions pas réservé à l’avance, demandant directement sur place. Nous étions presque les seuls dans l’hôtel au final…

 

Les rues du village le long de l’eau sont touristiques, on n’y croise d’ailleurs quasiment aucun Guatémaltèque. Mais ça vaut le coup de se perdre dans les mini rues trop mignonnes, où se cachent restaurants, cafés et terrasses ombragées de petits hôtels.

Les ruelles sont si étroites qu’on doit parfois rebrousser chemin pour laisser passer un tuc tuc. Comme dans le reste du pays, ils sont nombreux ici à klaxonner et à vous héler dans tous les sens. C’est bruyant mais ça fait partie du charme local !

Tuc tuc à San Pedro La Laguna au Guatemala.
Ils ont une couleur caractéristique par ville ! Tous bien sûr décorés avec soin, sans oublier une parole en faveur de Dieu pour porter chance !

Si on descend jusqu’aux berges, on peut apercevoir quelques maisons curieusement les pieds dans l’eau, voire abandonnées, en ruines ou inondées. En fait, nous apprenons que le lac Atitlán n’a pas de fleuves ou rivières qui s’en échappent. C’est une cuvette fermée, dont l’équilibre fragile est lié aux pluies, au climat, à l’évaporation, aux cultures, etc. Certains séismes dans la région ont entraîné des variations du niveau de l’eau jusqu’à 8 m ! Or, certains avaient construits leurs habitations un peu trop près du rivage…

Au-delà des bars et boutiques de souvenirs qui jalonnent la rue principale, n’hésitez pas à prendre un peu de hauteur. On entre alors dans le vrai San Pedro, l’authentique, où les locaux vivent. Peu de touristes par ici à part ceux venus contempler les étals dépaysants du marché. Sur des tables ou directement posés par terre se côtoient fruits, légumes, viandes, crevettes, poissons, le tout laissé en plein soleil… Il faut s’habituer !:)

Le marché de San Pedro la Laguna sur le lac Atitlán, au Guatemala.

On n’a d’ailleurs pas vraiment le courage de cuisiner pendant notre court séjour. On optera donc volontiers pour un repas du midi pris dans un « comedor » ! C’est un petit restaurant local, sorte de cantine, où les habitants mangent leurs plats typiques pour quelques Quetzals. Les gérants du Tepepul Kaan nous ont conseillé le comedor San Pedro alors on n’hésite pas !

Repas pris au comedor San Pedro, à San Pedro La Laguna au Guatemala.
C’était simple, bon et copieux pour seulement Q30 par personne (soit 3,40 €), que demander de plus ?

 


C’est quoi la différence entre « civilisation maya » et « peuple maya » ?

Petit point pour éclaircir le terme « maya » ! D’un côté, on a les anciens Mayas, la civilisation précolombienne aujourd’hui disparue. Ils peuplaient alors la Mésoamérique, région qui s’étend du nord du Mexique au Costa Rica, en passant par le Belize, le Guatemala, le Honduras, le Salvador et le Nicaragua.

D’un autre côté, il y a le peuple maya actuel, qui correspond aux minorités, souvent rurales, peuplant le sud du Mexique et le nord de l’Amérique centrale et descendant des anciens Mayas. Ils ont conservé des traditions et une culture bien spécifique, très intéressante à découvrir ! Il existe notamment 23 dialectes mayas parlés rien qu’au Guatemala !

Autour du lac Atitlán, on remarque rapidement que le peuple maya originaire des environs est les Tz’utujils. Impossible d’essayer de comprendre leur langage quand ils parlent entre eux, ça n’a vraiment rien à voir avec l’espagnol!:)


 

San Juan La Laguna, le cœur de l’artisanat maya local

 

C’est le village voisin à l’ouest de San Pedro. Si proche qu’on peut s’y rendre à pied. Malgré la chaleur, on tente le coup, c’est vrai que ce n’est pas loin, une petite demi-heure de marche.

Boutiques de peinture à San Juan La Laguna, sur le lac Atitlán.
Bon, en ce qui concerne les peintures à vendre, c’est un peu tout le temps pareil…

Plus petit, on a vite fait le tour des rues du village, qui concentre ici tout l’esprit de la culture traditionnelle maya. L’artisanat local est mis en avant à travers les nombreuses boutiques de tissus fait-main, n’hésitez pas à vous perdre dans les cours et les allées à la rencontre des guatémaltèques dans leurs ateliers ! Les artisans tisserands sont réunis dans des coopératives pour aider à la production et à la vente, tout comme les nombreux peintres de la ville.

Une des tisseuses nous a notamment présenté son atelier et son travail, c’est super intéressant de découvrir toutes les étapes pour passer de la petite boule de coton blanche à la splendide écharpe rouge vif à la fin. Et bien sûr, tout est coloré et tissé à la main !

Eléments naturels pour produire des couleurs dans l'atelier de tissage à San Juan La Laguna.
Toutes les couleurs sont extraites naturellement puis fixées avec de la cendre : ocre avec l’oignon, orange grâce à la carotte, bleu avec le tronc du bananier…

Atelier de tissage à San Juan sur le lac Atitlán. Une Guatémaltèque nous montrant comment tisser une écharpe à San Juan La Laguna.

Impossible de quitter San Juan sans goûter aussi un café local, originaire des pentes même au-dessus du village. Pas donné quand même, Q15 l’expresso, mais c’était délicieux !

Café sur San Juan La Laguna, sur le lac Atitlán.

 

San Marcos La Laguna, pour les adeptes de yoga, de détente et de calme

 

Un court trajet en lancha et on débarque sur le ponton du petit village au nord-ouest du lac, réputé pour son côté hippie !

La longue et étroite rue principale nous met tout de suite dans l’ambiance, les friperies et les boutiques de bijoux en bois se suivent, les restaurants se concurrencent tous pour avoir le plus de plats et desserts vegan à la carte, les affiches annonçant cours de yoga ou retraites de méditation se succèdent. Bref, c’est cliché mais on aime bien (de temps en temps) cette ambiance !

En errant dans les passages aux alentours, on comprend que le mot d’ordre à San Marcos est « zen ». C’est vrai que les hôtels cachés dans la jungle, promettant yoga, médecines naturelles et massages, font envie… Le village est vraiment un lieu idéal si on veut venir se reposer, méditer ou même ne rien faire !

Peinture murale à San Marcos La Laguna, village autour du lac Atitlán.

Surtout ne manquez pas le glacier sur la rue principale de San Marcos ! Tenu par une Italienne, elle a importé tout son matériel familial et créé les glaces à partir de produits locaux guatémaltèques. Le parfum chocolat est une tuerie, on en aurait bien repris…

Tout en dégustant nos délicieuses glaces, on déambule et on tombe sur une jolie vue sur le lac Atitlán, depuis un des pontons de bois ayant accès sur l’eau. Dommage, la luminosité aujourd’hui n’est pas très agréable pour profiter des volcans. C’est brumeux et pâle, heureusement que nous ne sommes pas monté en haut de l’Indian Nose ce matin !

Point de vue sur les volcans autour du lac Atitlán, depuis le village de San Marcos.
Magnifique point de vue sur les volcans depuis San Marcos.
Le lac Atitlán depuis les hauteurs du village de San Pedro La Laguna.
Depuis les hauteurs de San Pedro, on peut admirer le « nez de l’indien » endormi au loin.

Car comme à Antigua Guatemala, il y a de nombreuses « agences de voyage » dans tout San Pedro ou dans les villages aux alentours. Ici, les activités proposées sont principalement des randonnées sur les volcans mais aussi des promenades à cheval, des escapades vers des cascades ou des visites organisées d’ateliers de tissage ou de plantations de cafés.

J’avoue,en ce qui concerne les efforts physiques, nos jambes criaient stop ! Pas encore remises de notre ascension de l’Acatenango, près d’Antigua… On n’a donc pas osé réserver un tour pour monter au lever du soleil au sommet de l’Indian Nose, une montagne caractéristique au nord-ouest du lac, rappelant la tête d’un indien endormi et sacrée pour les anciens Mayas.

Note : Mais on aurait pu en fait ! Deux françaises rencontrées peu après à Flores, au nord du Guatemala, nous ont expliqué que c’est plus facile qu’on ne le croit. Une voiture vous emmène presque au sommet du « nez » de l’indien et il reste peu de marche pour l’atteindre.

 

Comment on est revenu à Antigua Guatemala depuis San Pedro ?
Tout simplement via une agence de voyage, choisie au hasard dans le village. On ne voulait pas passer par Panajachel au retour. Nous avons donc opté pour un trajet direct en van depuis San Pedro, un peu plus chaotique à cause de nombreux travaux sur la route…

Je ne me souviens plus de l’agence en question mais il y en a plein, qui proposent tout type de trajet, même jusqu’au Mexique ou au Honduras !:)

Tarif : Q50 par personne, pour 3h de transport.

 

 

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