Défi au Guatemala : monter au sommet de l’Acatenango, un volcan de 4000 m !

Damien au camp de base de l'Acatenango, face au volcan Fuego.

On vous raconte ici notre expérience (et nos souffrances) lors de l’ascension d’un volcan guatémaltèque, l’Acatenango ! A-t-on réussi à atteindre son sommet ? La dernière fois que nous avions vu des reliefs, c’était aux Petites Antilles. Nos dernières « grandes » randonnées remontent à notre escale en Guadeloupe. Après un paysage à couper le souffle aux Bahamas, îles au ras de l’eau, plages de sable blanc et mer turquoise, nous avions envie de reprendre un peu de hauteur.

 

Tant mieux car le Guatemala (que nous avons choisi pour passer la saison cyclonique) est un pays plutôt montagneux. Il concentre un grand nombre de volcans dont les plus hauts d’Amérique centrale et trois encore actifs ! Autant profiter de notre passage dans la belle ville d’Antigua Guatemala pour en gravir un. De nombreuses excursions y sont proposées pour gravir les volcans proches de la ville. Ils rendent déjà le paysage autour de la cité coloniale tellement majestueux, il nous tarde d’aller observer tout ça en altitude.

 

A Antigua et d’ailleurs dans toutes les villes touristiques du Guatemala, on peut réserver un tour local organisé dans une sorte « d’agence de voyage ». Elles pullulent à chaque coin de rue, en général, elles font partie d’un hôtel, d’une auberge de jeunesse voire même de certains restaurants. Elles proposent toute la même chose : randonnées, excursions, visites sur les lieux caractéristiques de la région et même des transports en navette vers d’autres villes ou des vols intérieurs. Elles pratiquent également les mêmes tarifs même s’il est toujours possible de négocier…

C’est donc un moyen très utile de se rendre compte des activités à pratiquer ! Bien sûr, après renseignements, rien n’empêche de tout faire par soi-même. Mais souvent, ça ne revient pas beaucoup plus cher de prendre un tour organisé (eh oui, le Guatemala est un pays économique pour nous autres Français) et parfois, on ne peut pas aller sur un lieu précis sans un guide !

Nous n’hésitons pas longtemps à choisir ce système, surtout que ce qu’on nous propose est plutôt alléchant ! Une randonnée sur deux jours, avec nuit sur place dans un campement, pour aller voir le lever du soleil au sommet de l’Acatenango, un volcan à l’ouest d’Antigua qui culmine à près de 4000 m ! Cette sortie donne très envie à Damien, j’accepte en ne sachant pas trop à quoi m’attendre mais bien tentée également. Une sacrée expérience qui s’annonce !

Note : On peut également monter sur le volcan Pacaya, au sud de la ville. Moins haut (environ 2500 m), plus facile à gravir, l’ascension se fait en 1h30, sur une matinée ou une après-midi. Il a l’air tout aussi remarquable, avec fumerolles et beau panorama, mais Damien avait envie de plus de challenge:)

 

Deux jours de randonnées pour monter au sommet du volcan Acatenango
Réservation du tour dans une agence de voyage, hostel El Viajero, 1a Calle Poniente à Antigua.

Départ 9h le premier jour en navette. Retour à Antigua vers 13h le lendemain. Pensez à emmener une lampe frontale et des en-cas pour la route, le panier repas est plutôt sommaire.

Tarif par personne guide + transport + 3 repas : Q245
Tarif par personne entrée du parc Acatenango : Q50

 

Ce n’est qu’une fois après avoir réservé notre tour pour le lendemain qu’on se pose une question cruciale : « Euh mais une nuit sur un volcan à plus de 3000 m d’altitude, il va faire froid, non ? » Aie, on n’a rien prévu du tout dans nos sacs à dos ! Eh oui, on pensait à la base monter le Pacaya, on ne s’était pas renseigné sur les autres possibilités. Donc à part des vestes de pluie et des pantalons de randonnées légers, nous n’avons rien contre le froid… Pas de protections pour le cou ni les mains, on va se geler là-haut, c’est sûr !

Un peu angoissée, je fais le tour de la ville en quête d’une écharpe. Je craque pour un souvenir local tant qu’à faire ! Une belle écharpe colorée et fait-main (j’espère) que j’arrive à négocier Q150, ouf, me voilà rassurée pour notre challenge du lendemain. Une bonne nuit de sommeil et nous serons parés !

 

A la conquête du camp de base sur le volcan

 

Un van passe nous chercher à 9h, juste devant notre posada El Jardin de Lolita. Déjà rempli des autres membres du groupe, on fait connaissance avec nos compères de randos, tous quasiment du même âge que le nôtre : un Argentin, un couple d’Américains, deux Néerlandais, une Israélienne et un Suisse Allemand. Tous s’avèrent sympathiques (je ne me souviens d’aucun prénom par contre) mais ce n’est que le début de notre expédition, on verra le moral des troupes à la fin ! Si je savais à ce moment-là que c’est mon moral à moi qui flanchera…

Premier stop en bordure d’Antigua où on nous remet notre panier repas pour deux jours. Ça nous fait tous sourire car le sac est ridiculement petit ! Euh, il va falloir se rationner ou quoi ? Les quantités seront justes mais suffisantes, c’est bien organisé. Mais je comprendrais mieux par la suite pourquoi des petits stands de ravitaillements payants sont présents sur le chemin !

C’est là aussi qu’on nous propose de louer des vêtements chauds. J’hésite mais je finis par prendre un bonnet pour Q10, tandis que les autres backpackers s’empressent de louer des grosses vestes. Évidemment, comme nous, tout le monde n’embarque pas dans son sac à dos des habits type sortie en montagne, surtout quand on va en Amérique centrale… Damien, lui, fait son fier à ne rien prendre en plus. Il le regrettera plus tard…

Le plus frustrant, c’est que nous avons tout ce qu’il nous faut au bateau… Bonnets, écharpes, gants, vestes épaisses, etc. Tout ça n’a encore jamais servi, c’était la première occasion et nous l’avons manqué. Il faut dire qu’on aime voyager léger ! On a d’ailleurs réussi à laisser un sac à dos à l’agence, l’autre sera porté par Damien. Ça m’arrange un peu d’aller affronter l’Acatenango avec rien sur le dos;)

Le van nous emmène pour 1h30 de route jusqu’au pied du volcan. Une fois débarqués, je me rends tout de suite compte de la fraîcheur ambiante…Ce n’est pas pour rien que des femmes guatémaltèques louent ici encore gants et bonnets !

Le volcan Acatenango depuis l'arrêt des bus à 2200 m d'altitude.

En attendant de nous lancer, j’admire le volcan qui se dresse fièrement devant nous. Wahou, on va vraiment monter jusque là-haut ? On ne voit même pas le sommet d’ici ! Il est temps de s’engager dans le sentier et je suis tout de suite choquée par la pente. Euh, on va grimper tout droit ou quoi ? Les groupes croisés en sens inverse ne me rassurent pas non plus, la plupart des randonneurs sont vêtus de polaires et ont l’air bien épuisés…

 

Notre but aujourd’hui est d’atteindre le camp de base, situé à 3700 m d’altitude. Le van nous avait déposé à 2200 m d’altitude, il en reste du chemin à faire. Allez, on se motive !

 

Doucement, j’essaie de trouver mon rythme. C’est dur, on est tout de suite confronté au dénivelé. L’Israélienne avec nous peine à suivre la cadence. Avec son sac énorme sur le dos, elle nous avoue qu’elle déteste les randos mais qu’on l’a convaincue de gravir un volcan… Mauvaise idée, elle finit par déclarer forfait une demi-heure après ! Notre guide guatémaltèque nommé Saul, très gentil et très prévenant, lui indique qu’elle peut encore attraper un bus retour vers Antigua. Déjà un membre de perdu !

Une heure plus tard, nous arrivons devant un petit relais d’altitude. On peut s’y restaurer, d’autres stands de ravitaillement (snacks sucrés et sodas) seront aussi présents plus loin. Mini-pause WC pour Q5, prévoyez un peu de monnaie ou préférez la nature;) C’est à ce moment là que nous faisons la connaissance de Tarzan, qui ne nous quittera plus. Non, Tarzan n’est pas une personne, c’est un chien:) Saul nous explique qu’ils suivent les groupes jusqu’en haut, pour redescendre tout en bas et ainsi de suite chaque jour. Courageux, l’animal ! Ils auraient même déjà aidé des randonneurs perdus à retrouver leur chemin, tant ils connaissent le volcan par cœur !

Le sentier se fait plus étroit, toujours aussi pentu et nous fait entrer en forêt. Nous enchaînons virages sur virages, ça grimpe et ça serpente dans tous les sens. Le couple d’Américains impose un rythme d’enfer, les autres suivent mais je commence à souffrir…

Le sentier qui monte jusqu'au sommet du volcan Acatenango au Guatemala.
On monte même sur des marches de bois au début, ça fait les cuisses !

Magnifique vue sur la vallée devant le volcan Acatenango au Guatemala.

Au moins, ça nous laisse le temps d’admirer le paysage. Qui est magnifique, il faut l’avouer, surtout ne l’oubliez pas en route ! La forêt très belle est un peu mystérieuse avec ses arbres couverts de mousse. Par quelques trouées, on aperçoit Antigua, au pied de son volcan El Agua en forme de cône. On se sent vraiment tout petit face à cet impressionnant panorama !

Je continue de prendre des pauses régulières, pour reprendre mon souffle et calmer mon cœur. Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Bon ok, on n’a fait pas de sport cardio depuis un moment mais quand même… Je me sens faible, mes jambes sont si lourdes ! On se laisse distancer, pour rattraper de temps à autre le reste du groupe qui nous attend, Tarzan toujours docilement avec nous. Je suis vexée, aucun d’entre eux ne semble aussi épuisé que moi. Je finis par comprendre qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai, ayant gravi récemment un volcan au Panama ou au Salvador

Ouf, la pause déjeuner ne tarde pas à arriver, on s’installe tous dans une jolie clairière ombragée. Commence alors l’exploration de notre panier repas. Au menu de ce midi, une barquette de poulet rôti, petite salade, riz et morceau de pain. C’est simple mais bon et rassasiant. Moins sans doute pour la Néerlandaise qui s’avère végétarienne. Elle l’avait précisé mais au lieu de lui préparer un plat spécial, ils ont simplement supprimé le poulet ! Ça fera bien rire ces compagnons…

Nous quittons ensuite la forêt, la végétation se fait moins dense et plus sèche. Le chemin s’élargit mais ne se calme pas pour autant. Saul nous rassure, il sera plus facile par la suite. Mais quand ? A chaque virage, je suis dépitée, ça ne s’arrêtera donc jamais ? Je commence vraiment à me demander ce que je fais là. Damien me réconforte et me motive, lui aussi se fatigue plus vite qu’il ne l’aurait cru. C’est un mal de tête qu’il doit commencer à supporter, sans doute à cause de l’altitude.

Enfin, nous arrivons à une sorte de col sur le flanc sud de l’Acatenango. On ne se lasse pas d’embrasser la vue devant nous. Nous semblons même désormais plus haut que l’Agua !

La vallée d'Antigua depuis le volcan Acatenango au Guatemala.

Le volcan Agua au sud de la ville d'Antigua Guatemala.
Il est trop beau ce volcan, El Agua, avec sa forme conique quasi parfaite !

Le vent se fait plus frais par ici, Saul nous annonce que nous sommes proches du but. En fait, nous avons quasiment atteint l’altitude du camp, il nous reste à contourner le flanc du volcan. La suite est donc beaucoup plus plaisante, je peux me remettre à discuter.

 

Vers 15h, ça y est, la délivrance, le camp de base!! Nous sommes à 3700 m d’altitude ! Saul allume rapidement un feu et nous prépare du café brûlant, avant de nous présenter nos habitations pour la nuit. Une tente recouverte d’une bâche contre la pluie, avec tapis de sol et duvet en polaire pour chacun. C’est sommaire, sans grand confort mais pour une nuit, ça ira non ? L’avantage d’être en couple, comme les Américains, c’est que nous avons le droit à une tente privative:) Les quatre autres devront dormir tous ensemble dans une tente à peine plus grande…

Camp de base sur les flancs du volcan Acatenango au Guatemala.

Note : Saul nous avait prévenu que la première montée se ferait en environ 5h. Nous avons été plus rapides, suite au rythme effréné imposé par les deux Américains. Du coup, nous sommes arrivés un peu tôt au camp de base, il a fallu s’occuper !

On en profite pour se détendre, souffler un peu et lever les yeux vers le paysage devant nous. On ne peut avoir meilleur panorama sur le Fuego, le volcan voisin de l’Acatenango ! C’est lui qui est entré en éruption en juin dernier, causant malheureusement la mort de nombreuses personnes et la disparition de beaucoup d’autres sous les cendres… C’est donc avec un sentiment mêlé d’humilité, de compassion et d’admiration craintive que nous observons ce volcan.

La luminosité baisse rapidement et le froid nous envahit, à rester immobiles. Je m’empresse de revêtir tous les habits que j’ai dans le sac, chemise, gilet, veste de pluie, etc. On ne ressemble à rien mais on s’en fiche ! On se serre tous près du feu, si joyeusement accueilli au début, mais qui s’avère malheureusement être un cadeau empoisonné. Allumé sous un abri de bois, il nous tient chaud mais nous enfume énormément. Dur de garder les yeux ouverts, ça pique, on en pleure tous, sauf Saul qui doit être habitué et Tarzan qui dort paisiblement. Choix difficile qui s’offre à nous : rester à l’extérieur de l’abri dans le froid ou s’abriter près du feu les yeux fermés ?

Et sinon qu’est-ce qu’il y a au menu ce soir ? Pâtes sauce bolognaise! Nous avons tous des pâtes pré-cuites dans notre panier-repas, Saul nous prépare la sauce. Comme le midi, c’est simple mais très réconfortant.

On ne tarde pas à aller se réfugier dans notre tente. On se couche habillés, j’ai même le bonnet sur la tête. S’ensuit une (très) longue nuit, entrecoupée d’aboiements de chiens, du bruit du vent glacial frappant la bâche et de nos retournements sur le tapis toutes les 15 min, à cause des crampes qu’il entraîne. Vraiment pas notre meilleure nuit, nous ne sommes pas habitués à ces conditions…

 

Derniers pas jusqu’au sommet

 

Réveil par Saul vers 3h45 du matin, j’en suis presque soulagée. Le plus dur reste à remettre ces chaussures de randos humides et glacées par la nuit. Heureusement, j’avais pensé à glisser mes chaussettes dans mon duvet ! On remet tout ce qu’il est possible d’enfiler sur nous et on sort tout engourdi dans la pénombre.

C’est reparti pour un tour, en file indienne pour l’ultime ascension, avec 1h30 de marche devant nous d’après Saul. Il précise que le début sera difficile. Je porte l’unique lampe frontale que nous avons emmené tous les deux, Damien suivant mes pas. Pensez-y surtout car on ne voit rien à cette heure et le sentier très étroit le long de la pente peut s’avérer dangereux. Ça monte dur et on glisse sur les cendres, difficile de trouver ses appuis dans l’obscurité.

Le groupe n’a même pas faibli depuis la veille. Les Américains nous entraînent toujours d’un pas rapide, obligeant Saul à imposer des stops réguliers. Au-delà de m’attendre car je me fais encore distancer, il ne faudrait pas arriver avant le lever du soleil ! Car Saul nous prévient, il fait un froid glacial là-haut, on ne tiendra pas longtemps. Mais les autres ne suivent pas ces conseils… Il fait de plus en plus froid, le vent nous fouette le visage et glace nos mains. Plus que quelques dizaines de mètres ! Ce sont les derniers efforts, je me motive jusqu’au bout, allez, c’est presque fini !

 

WE DID IT ! 3976 m d’altitude exactement, nous avons atteint les hauteurs du cratère de l’Acatenango ! Nous ne sommes pas vraiment sur le « toit » du Guatemala (le plus haut volcan étant le Tajumulco à 4220 m) mais on se sent bien peu de choses face à cette nature gigantesque ! L’arc volcanique du pays se dessine à merveille, l’Agua bien sûr au premier plan, mais également au loin les volcans autour du lac Atitlán.

L'Agua face à l'Acatenango au Guatemala, avant le lever du soleil. Randonneurs au sommet du volcan Acatenango au Guatemala, avant le lever du soleil.

Les lumières des torches des autres randonneurs dansent autour de nous dans la nuit, nous ne sommes pas les seuls, d’autres groupes nous rejoignent. Je souffle, j’ai (très) froid mais j’apprécie cette superbe vue à 360° autour de nous. Les lueurs de l’aurore commencent à apparaître, c’est beau et émouvant à la fois. Malheureusement, comme on s’y attendait, nous sommes arrivés bien avant le lever du soleil ! Emmitouflés dans leurs vêtements techniques, le couple d’Américains n’a évidemment pas froid mais nous autres, nous nous gelons sur place. Impossible de rester plus de 10 min dans ce vent et cette température.

Note : Le cratère en lui-même du volcan n’a pas grand intérêt, il n’y a tout simplement rien au sommet ! D’un diamètre assez large, on peut choisir de faire le tour du cratère mais j’avoue, on avait complètement la flemme ! Hormis une minuscule station de surveillance de l’activité volcanique, il n’y a rien non plus dedans.

 

En descente, c’est tout de suite plus facile !

 

La descente s’avère beaucoup plus rapide ! On s’élance dans la cendre et les gravillons, courant et glissant en même temps sur nos pieds, tels des mouvements de ski. Beaucoup plus fun ! Le soleil jaillit enfin de l’horizon face à nous, en contrebas, c’est aussi magique et spectaculaire que depuis le sommet. Pas pour les Américains qui râleront tout le reste du voyage pour ne pas être restés plus longtemps là-haut… Ils avaient qu’à monter moins vite !

Magnifique lever de soleil sur l'Agua depuis le sommet du volcan Acatenango au Guatemala.

Retour au camp de base, petit-déjeuner pour tout le monde : chocolat chaud et mini-sachet de céréales. Le gobelet brûlant est bienvenu sur nos doigts engourdis, tandis qu’on reste contemplatif devant le volcan Fuego juste en face. Comme pour nous saluer (ou nous mettre en garde!), il se met à cracher des panaches de fumée vers le ciel ! C’est très courant depuis son éruption et surtout très impressionnant. Comme nous n’avons vu ni lave ni fumerolles sur l’Acatenango (contrairement au Pacaya apparemment), nous sommes tous ravis de ce spectacle.

Le volcan Fuego qui crache des volutes de fumée au Guatemala.

La vallée au nord de l'Agua, un volcan au Guatemala.
Elle est belle la vallée au nord de l’Agua ! Malheureusement abîmée par la dernière éruption du Fuego..

Un peu d’attente au camp avant de partir vers 8h pour attraper notre bus retour. Saul nous prévoit 2h de descente, rien à voir avec la montée. Mais c’était sans compter sur nos acolytes ultra motivés;) Prétextant tous qu’il est plus facile de descendre en courant vu la pente, nous les perdons rapidement de vue Damien et moi. Je suis épuisée, aucune envie de me mettre au trail et de risquer une blessure. Et le paysage alors ? Les lumières de la matinée sont très agréables sur la vallée et dans la forêt, ce serait dommage de ne pas en profiter…

Conséquence de cette descente pressée, on arrive bien trop tôt pour notre bus. C’est bête, on se retrouve à attendre alors que le lieu n’a aucun intérêt, mais on sera tous bien soulagés de retourner ensuite à Antigua !

 

 

NOUS AVONS RELEVÉ LE DÉFI, alors, à quand le prochain volcan ?;)

 

Est-ce je recommande cette randonnée ?

Malgré toute la souffrance et la faiblesse physique ressenties durant ces deux jours, OUI, je pense que c’est à faire !

Je n’étais simplement pas assez préparée, surtout au niveau de ma tenue. Et notre groupe était beaucoup trop rapide ! Avec un rythme plus équilibré, de meilleurs équipements contre le froid et un bon mental, cette ascension peut être accessible à tout le monde.

Les émotions une fois au sommet sont incroyables, on se sent vivant, soulagé, fier, ému… Pour avoir réussi ce challenge bien sûr mais aussi pour ce panorama grandiose tout autour de nous !

Nous avons eu la chance néanmoins d’être dans un petit groupe, nous en avons croisé de bien plus grands, avec une bonne vingtaine de randonneurs !

 

Et le chien Tarzan ? Finalement, il sera resté avec nous jusqu’au bout. Une fois au pied de l’Acatenango, il semblait de suite intéressé par d’autres randonneurs tous frais et innocents. Et il n’hésitera pas à remonter une fois encore ! Un peu comme notre guide qui doit faire l’ascension deux à trois fois par semaine, dur travail… Et peu cher payé au final.

Note : Nous avons croisé lors de notre descente quelques chevaux portant matériel de campements et nourritures vers le sommet. Pauvres bêtes, ils étaient si maigres ! Et nous avons vu qu’il est possible de se faire porter son sac à dos par l’un d’entre eux. Autant quand même emporter le strict nécessaire avec soi…

 

Nos autres articles sur le Guatemala

 

6 commentaires

  1. Voilà un article très rafraîchissant au final !
    Merci pour les belles images, le récit et surtout toutes les informations utiles, des fois qu’on aurait l’occasion d’y passer.
    Bonne continuation… Une cité Maya peut-être?

    1. Merci beaucoup ! Oui n’hésitez pas c’est une sacré expérience ! 🙂 Bien sûr, on a visité les ruines de Tikal, on en parle très vite, c’était super !

  2. Bonjour Anaïs et Damien,
    j’apprécie beaucoup vos parutions , vous nous faites rèver à travers vos récits.
    Et , pourquoi pas , passer du rève à la réalité !!!
    merci et bonne chance

    1. Bonjour Loic , merci beaucoup ! N’hésitez pas à y passer, au rêve, ce n’est pas si difficile que ça 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :