Cap-Vert – Formalités administratives (en bateau)

Pavillon de courtoisie du Cap-Vert.

Nous sommes arrivés avec notre voilier au Cap-Vert, sur l’île de Sal, depuis la petite île d’El Hierro aux Canaries, après quelques jours de navigation.

Nous avons atterri à Palmeira, un petit village sur la côte ouest, où nous savions d’après nos recherches qu’il était possible d’y faire les formalités d’entrées quand on y arrive par la mer. Une fois bien amarrés sur un corps mort dans la petite baie, nous débarquons à terre en annexe et faisons aussitôt la connaissance de Jay, un Cap-Verdien qui s’occupe de tout concernant les bateaux mouillés ici. Puis, direction le poste de police du village, où c’est là que nous pourrions régulariser notre entrée dans le pays.

La procédure n’est pas bien compliquée en soi mais qu’est-ce que c’est long ! Enfin, ça dépend surtout si on a de la chance ou pas et si on tombe directement sur la bonne personne… Eh bien, on peut dire que nous, nous n’avons vraiment pas eu de chance ! Nous tombons d’abord au poste sur un jeune policier dans un bureau à droite, qui ne parle ni anglais ni français. On réussit tant bien que mal à se faire comprendre, il appelle un collègue au téléphone et nous indique qu’il arriverait dans une heure pour nous aider.

Une heure plus tard, le collègue en question est bien arrivé, lui fait partie de la police maritime, bureau de gauche (tandis que le premier est de la police locale, bureau de droite). Autant dire que si le bureau de la police maritime n’est pas ouvert, on peut toujours attendre pour faire quoi que ce soit. On peut désormais faire enregistrer notre bateau, avec les formalités courantes d’arrivée au port (un formulaire à remplir et les passeports à présenter). Seul souci, il insiste pour conserver avec lui les papiers originaux du bateau (il ne veut pas de nos photocopies). Il faudra donc repasser les chercher au moment de partir.

Pour le tampon du passeport et l’autorisation de séjour au Cap-Vert, autre problème, ce n’est pas lui qui s’en occupe. Nous pensions d’après les blogs parcourus sur internet qu’il fallait se rendre à l’aéroport de l’île, à quelques km en taxi, pour faire les démarches. La bonne nouvelle, c’est que maintenant, un policier dédié se déplace directement à Palmeira, dès que de nouveaux plaisanciers débarquent. La mauvaise, c’est qu’il n’est évidemment pas là à temps plein… On nous demande donc de repasser le lendemain à 8h30 pour faire tamponner nos passeports.

Non sans rechigner (nous aurions aimé un peu plus de repos), nous revoilà devant le poste de police le lendemain matin à l’heure dite. Même plus tôt pour Damien, qui s’est fait un aller-retour par ma faute, paniquant et pensant nous être levés en retard car mon portable ne s’était pas mis à l’heure ! « Vite, il faut se dépêcher, si le gars s’en va parce qu’il n’y a personne ! » « OK, j’y vais, j’irai plus vite à y aller seul! »

Le pauvre est donc arrivé à 6h30 devant le poste, devant un policier bien étonné, mais incapable de l’aider. Eh oui, nous avons bien 2h de décalage en moins par rapport aux Canaries, je pensais pourtant que nous étions sur le même fuseau horaire… Et le soleil ici se lève super tôt, aux alentours de 6h, 6h30 !

A 8h30, le policier présent (le même que la veille, celui du bureau de droite), nous demande d’attendre 1h de plus, il a appelé son collègue qui devrait arriver, enfin si on s’est bien compris. Nous errons dans le village, nos passeports toujours vierges sur nous… Une heure plus tard, nous revenons au poste. Un nouveau policier est bien là, mais ce n’est pas le bon ! C’est celui qui enregistre les bateaux, or nous l’avons déjà fait la veille. Il appelle un collègue et nous dit qu’il ne viendra qu’à 11h30.

Dépités mais un peu amusés aussi, nous retournons sur notre cher bateau, pour repartir quelques heures plus tard au village. Espérons que cette fois-ci sera la bonne ! Ouf, une fourgonnette de police arrive et on peut enfin régler cette histoire de passeports. Un petit formulaire à remplir, un tampon, 5€ à payer pour deux pour les formalités et un reçu tamponné plus tard, ça y est, nous sommes enfin en règle au Cap-Vert !

Nous n’en savons rien encore des formalités de sortie, nous verrons bien à Mindelo avant notre départ pour la grande traversée.

Reste déjà à réussir à partir de Palmeira, ce qui ne sera pas encore une mince affaire, il nous faudra deux jours pour récupérer nos papiers du bateau (jamais la bonne personne au bon moment)! Pas de chance, on vous dit ! 🙂

Mise à jour (12/11/2017) :

En partant de Sal (Palmeira) et en récupérant les papiers du bateau, la police nous a donné un document de sortie de Sal (pas du Cap-Vert entier), à présenter normalement aux autorités à Boa Vista, notre prochaine destination. Mais finalement, en débarquant sur l’île de Boa Vista, alors que nous étions au mouillage dans la baie, nous avons eu un peu la flemme de nous représenter à la police de la ville de Sal Rei. Nous n’avons donc pas fait de démarche particulière pendant les quelques jours passés sur l’île.

De même, sur São Nicolau, nous sommes restés au mouillage et même si nous avons débarqué à terre, nous ne nous sommes pas présentés aux autorités. Un équipage ami, Courlevent, nous a dit que normalement, nous aurions du. Eux venaient directement depuis Sal sur São Nicolau, mais la police à Palmeira ne le‎ur avait pas donné le fameux document de sortir de Sal. Or, apparemment, ils se sont fait reprochés à São Nicolau en allant voir les autorités locales de ne pas avoir ce papier, et la police a gardé leurs originaux des documents de leur bateau.

C’est pour quoi une fois arrivés sur Mindelo, nous avons décidé de faire comme si nous venions directement de Sal, car nous n’avions en notre possession que le papier de sortie de cette île. Nous nous sommes mis au mouillage devant la marina de Mindelo, et nous nous sommes présentés au bureau du port. Aucune formalité en soi pour rester au mouillage mais nous devions quand même nous rendre aux bureaux de la police maritime pour faire vérifier notre passeport. Les bureaux se trouvent au niveau de l’entrée du Porto Grande, en longeant la baie jusqu’à la plage de Mindelo : Laginha.

Nous n’avons eu aucun souci à ce moment, un policier a vérifié nos tampons, nous a fait remplir un formulaire avec les informations du bateau et a gardé le papier de Sal (on n’a pas mentionné nos stops sur les autres îles). Il a gardé une photocopie des papiers du bateau, de toute façon, il faudra venir la rechercher au moment de partir pour les Antilles, pour faire tamponner aussi nos passeports avec le tampon de sortie du Cap-Vert.

Mise à jour (24/11/2017) :

Nous avons retardé progressivement notre départ de Mindelo pour la transatlantique en raison du vent, enfin de l’absence de vent… Nous devions partir à la base le mercredi 22, jour de l’activation de notre carte SIM Iridium. On a eu des soucis avec donc on a repoussé au lendemain, pour finalement repousser au dimanche suivant en raison des conditions météo. Mais nous étions quand même obligé d’aller faire notre sortie de territoire le vendredi, car les bureaux de la police maritime sont fermés le week-end.

Aucun souci pour les formalités de départ, juste un peu plus cher que ce qu’on croyait. Il faut donner 700 escudos à la police maritime en échange du papier officiel de sortie du Cap-Vert, à remettre au prochain port (Tobago pour nous). Mais il faut aussi redonner 500 escudos à l’immigration pour le tampon de sortie sur le passeport, comme pour celui d’entrée. Le tout est assez rapide, ici à Mindelo, il y a toujours pas mal d’officiers présents.

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