Liste d’équipements électroniques essentiels pour un grand voyage en voilier

La table à cartes de notre Océanis 390.

Je vais vous décrire ici les éléments électroniques qui me paraissent importants (ou non), pour partir en grand voyage avec un voilier. Je vous explique également ce que nous avons installé à bord (ou ce qui était déjà là) et mon avis sur l’utilité de ces instruments !

Radio et Sécurité

 

  • VHF fixe avec (ou lié à) un GPS

Incluant un récepteur AIS si on ne prend pas un émetteur AIS. Nous avons la Standard Horizon GX2200E avec GPS/AIS.

  • VHF portable flottante et étanche

Nous avons la Standard Horizon HX300.

  • Balise EPIRB 1, Ocean Signal
  • Autoradio, USB, Bluetooth, pour les amateurs de musique.
  • Émetteur AIS

Nous n’en avons pas mais nous recevons l’AIS avec la VHF, ce qui est à mon avis indispensable pour la sécurité. Si on devait repartir pour un autre voyage, je pense que je prendrais un émetteur, idéalement qui peut rassembler toutes les informations des instruments du bord pour les multiplexer et les diffuser sur des appareils en wifi.

  • Radar

Nous avons un Raytheon RL9 que nous avons jamais utilisé. Je n’en installerais pas pour un prochain voyage sous les Tropiques (celui-là était déjà à bord). Nous n’avons jamais rencontré de situations pour l’utiliser, c’est encombrant et lourd, ça coûte cher et c’est difficile à manipuler s’il n’est pas récent et adapté à votre cartographie.De plus, l’AIS s’est bien développé de nos jours et la majorité des bateaux émettent. Si vous partez naviguer sous les hautes latitudes par contre, vous en aurez peut-être besoin. Dans ce cas, dirigez-vous vers les derniers modèles, faciles à intégrer dans le système et qui consomment moins.

  • Baromètre numérique ou analogique

C’est un élément obligatoire à avoir à bord il me semble. Des stations météorologiques peuvent également donner la température et le taux d’humidité.

  • Téléphone satellite

Premièrement, a-t-on besoin d’un téléphone satellite ? Très peu en fait selon moi ! Pour un tour de l’Atlantique, je dirais que seul la traversée de l’océan retour mérite un tel achat. Pour un demi-tour du monde jusqu’en Polynésie Française, seule la transpacifique en nécessite un. La transatlantique aller réserve très peu de surprise suivant les dates de départ, et puis, est-on à une journée près ? Alors que la transpacifique ou le retour depuis les Caraïbes présentent plusieurs changements de systèmes météorologiques qu’il peut être important de suivre.Nous avons utilisé un Iridium 9555 pour la transatlantique, sans avoir réussi à configurer la connexion internet… Donc en gros, il ne servait que pour les SMS (pas très utile).

Après l’avoir revendu aux Petites Antilles, nous avons acheté un Iridium Go pour la transpacifique. Là, je téléchargeais la météo tous les jours (ça m’occupait bien). Je conseillerais de partir sur l’Iridium Go, bien plus simple à utiliser ! De plus, ses abonnements sont moins chers que pour les autres séries. On peut prendre un abonnement ponctuellement sur seulement un mois ou deux.Si vous pensiez prendre un téléphone satellite pour vous connecter à internet pendant tout votre voyage, oubliez l’idée. Ça coûte très cher pour une connexion très limitée.

Partez plutôt sur des cartes SIM locales ou mieux sur un abonnement international comme celui de Google aux USA. Vous trouverez également des wifi un peu partout sur votre chemin. Si vous cherchiez juste un appareil pour la sécurité en mer hors des réseaux, vous avez aussi un autre système, le Inreach de Garmin, beaucoup moins cher mais vous ne pouvez pas télécharger de grib. Dans tous les cas, il est obligatoire d’avoir à bord une balise type EPIRB pour votre sécurité au large.

 

Electricité

 

  • Contrôleur de batterie pour les batteries de service

Indispensable pour vérifier l’état de vos batteries. Nous avons le Victron BMV 700. Certains contrôleurs (BMV 702) permettent de prendre en charge plusieurs parcs de batteries. Dans ce cas, les batteries moteur pourront être monitorées avec le même appareil que celles de service. Sinon, un voltmètre numérique tout simple pour vérifier l’état de la batterie moteur coûte seulement 3€ sur Amazon.

  • Régulateur de charge solaire MPPT

Nous avons le Victron MPPT 100/50.

  • Convertisseur 220V pur sinus

Nous avons le Victron Phoenix 12/500.

  • Chargeur de quai

Même si on est très rarement au quai, c’est indispensable. Nous avons un TECPRO 25 A.

  • Des prises 12V allume-cigare et des prises USB un peu partout dans le bateau pour recharger vos appareils électroniques.

Instruments de navigation

 

  • Speedomètre et sondeur

Nous avons le Raymarine Bidata I40.

  • Anémomètre

Nous avons le Raymarine i60.

  • Pilote automatique

Nous avons le Raymarine P40 + Calculateur ACU-200 + unité de puissance linéaire mécanique électrique type 1. Il fonctionne parfaitement, nous n’avons jamais eu de souci avec.

  • Un système pour la cartographie et traceur de route

Nous utilisons un ordinateur miniature, le Raspberry Pi 3, avec Openplotter comme système d’exploitation. Nous utilisons donc OpenCPN comme logiciel de cartographie, avec les cartes mondiales de 2012 (celles qui ont fuitées sur le net).Ce système ne coûte presque rien comparé à un système clé en main de chez Raymarine par exemple. Si on se débrouille ne serait-ce qu’un peu, on peut même lui relier toutes les données NMEA et Seatalk des instruments de bord, pour le transformer en multiplexeur.

  • Une tablette ou un écran

Pour répéter la cartographie à l’extérieur au poste de barre. Nous utilisons un vieil Ipad pour dupliquer l’écran du Raspberry qui lui se situe au niveau de la table à carte.

  • Un multiplexeur qui réceptionne toutes les données GPS, AIS, anémomètre, pilote, speedo, sondeur, etc.

Il diffuse ces données sur tous les appareils (téléphone, tablette ou autre) via wifi pour pouvoir utiliser sa cartographie sur différents supports et programmer si on veut son pilote par exemple. Nous n’en avons pas mais si on repart, j’essaierais de créer un multiplexage avec le Raspberry ou avec un émetteur AIS.

2 commentaires

  1. Merci pour vos excellentes descriptions et information. J’ai fait un tour du monde il y a 10 ans en passant par la Patagonie et la Papouasie. Il ne faut pas rater la Louisiade.
    Les conditions ont bien changées en 10 ans. A l’époque il n’y avait pas de paquebots de croisière , de catamarans de charter et on mouillait partout en Polynésie et notamment Bora Bora. Quand Alain Gerbault est passé à Bora Bora dans les années 1930, il y avait un seul européen , le gendarme de l’ile. .. sans parler de l’époque de Jack London et du Snark qui décrit des scènes de pèche aux galets.
    J’ai été aussi stupéfait du changement en 10 ans aux Caraibes ou je suis allé avec mon bateau l’an dernier. Triste période.
    J’ai préparé mon bateau pour un 2 eme tour du monde Mon départ prévu pour septembre sera certainement remis à plus tard.
    Bon courage pour la suite, vous souhaitant un rapide reprise
    Carol (voilier Usquabae)

    1. Le monde change vite en effet, mais il vaut toujours le coups d’être arpenté !
      Profitez bien de votre prochain voyage.

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