Bocas del Toro au Panama : fêtes de fin d’année sous le soleil, avec initiation au surf !

Décorations de Noël à Bocas del Toro au Panama.

Nos quelques jours passés dans l’archipel de Bocas del Toro, au nord du Panama côté Caraïbe, après une navigation (un peu) stressante depuis le Bélize. Noël, Nouvel An, surf, snorkeling, mouillages paisibles entre des îlots de mangrove, on ne s’est pas ennuyé par ici !

Notre arrivée dans l’archipel se passa de nuit mais sans encombre, sous une pleine lune réconfortante. Nos derniers jours en mer depuis le Bélize n’avaient pas été évidents à surmonter, aussi était-on plutôt soulagé de pouvoir enfin mettre l’ancre !

Carte de l'archipel de Bocas del Toro.
Petit plan de l’archipel de Bocas del Toro. La ville de Bocas se situe sur Isla Colon.

D’abord sous l’île de Bastimentos, au plus proche, avant de rallier un mouillage près de la ville principale : Bocas Town. On retrouve alors avec grand plaisir le catamaran Maple, une famille de 4 canadiens qu’on avait rencontré au Guatemala, sur le Rio Dulce. Ils nous donnent quelques conseils bien appréciés sur le fonctionnement des environs, notamment pour la clearance d’entrée dans le pays.

Une fois nos formalités remplies et notre annexe réparée tant bien que mal (la pauvre avait encore de nombreuses fuites à colmater) – le tout à bien pris plusieurs jours – il est temps d’aller découvrir les charmes de Bocas ! La petite ville est très touristique, on y croise surtout des groupes de jeunes venus faire la fête en cette fin d’année. Restaurants, bars, boutiques, tout ici respire le même état d’esprit, ambiance surf et détente, déco bohème, un peu hippie. C’est très agréable, personne ne se presse, c’est « no stress », ça invite à faire de même !:)

Mouillage près de Bocas Town, au Panama.
On a finalement choisi le mouillage au sud de la ville, plus éloigné du bruit ambiant des bars et restaurants.
La ville de Bocas vue depuis le mouillage.
C’est un peu plus loin en annexe mais tellement plus tranquille !

 

Et si on se mettait au surf ?

 

L’attraction principale ici, c’est le surf ! On croise sans cesse dans les rues des surfeurs, la planche sous le bras, pieds nus, les cheveux encore mouillés de leur session. Les spots sont nombreux aux alentours, on en trouve pour tous les niveaux, c’est plutôt pratique. Des cours et des locations de boards sont d’ailleurs proposés par pas mal d’écoles, bars, restaurants en ville ! Mais on trouve aussi plein d’autres activités sympas, plongée sous-marine, tour organisé pour explorer telle ou telle île non loin, snorkeling sur les coraux, etc. On trouve toujours quelque chose à faire par ici !

On a donc décidé de profiter de ce lieu propice pour se mettre au surf nous aussi ! Trop bête de laisser passer l’occasion. On a donc voulu comparer un peu les tarifs pratiqués par les écoles sur Bocas.

Surf shop à Bocas del Toro au Panama.

Note : J’ai eu la chance de pouvoir faire un cours en France avant notre départ et Damien avait essayé un peu par lui-même quelques fois, mais on se considère encore (très) débutants.

On s’est décidé pour les cours du Sélina, où c’était 40$US par personne quand on choisit le cours semi-particulier, c’est-à-dire pour deux personnes. Très bien pour Damien et moi ça ! Et le Sélina, c’est quoi ? C’est un hostel assez connu (une chaîne en fait, on en trouve dans beaucoup de pays), où la majorité des jeunes touristes viennent dormir dans les dortoirs pas trop chers, pour rencontrer du monde, se détendre, participer aux activités et aux soirées proposées par l’établissement, etc. L’ambiance est sympa, la déco aussi, toujours très branchée et dans le thème de la région. On aime bien s’y rendre car on y rentre un peu comme on veut. Pas besoin d’avoir une chambre sur place pour aller profiter du wifi par exemple (et on ne vous demande même pas de consommer!). Comme les allées et venues des jeunes sont incessantes, on se fond rapidement dans la masse;)

Note : Au final, le tarif revenait au même qu’ailleurs, car il a fallu payer 4$US par personne pour le water taxi qui emmène sur le spot. Alors que dans les autres écoles, c’est compris dedans et les tarifs directement affichés à 45$US ou 50$US.

Finalement, notre cours ne fut pas une si bonne expérience que ça. Notre moniteur n’était pas très concerné, il parlait vite, avec un fort accent, et ne se souciait pas de savoir si on comprenait ce qu’il disait ou non. Comme on avait dit qu’on avait déjà pratiqué une fois, il nous a zappé la théorie (j’aurais apprécié revoir les bases), et sur le spot, à part nous crier « Stand up, stand up! » à chaque fois qu’on tentait de prendre une vague, il ne nous a donné aucun conseil. Bref, pas le bon choix, le Sélina ^^

Note : Nos amis de Maple ont choisi La Buga pour prendre un cours de surf. Eux ont été satisfaits du prof et des conseils reçus !

Pas démoralisés pour autant, on a loué une planche le lendemain, tout en utilisant la nôtre également. Vous vous souvenez ? Elle avait été bien endommagée pendant notre dernière navigation, mais avec un peu d’époxy, ça se répare toujours;) Retour donc à Black Rock, le spot le plus pratique pour débuter, près de l’île Carenero. On y trouve des petites comme des grosses vagues, un peu pour tout le monde.

On a ensuite fait la connaissance d’autres voiliers au mouillage, deux bateaux Américains, qui nous ont emmené plusieurs fois sur ce spot en nous prêtant une de leur board. Par contre, pour être tranquille, hors des locaux et des pros qui se réservent toutes les vagues, il faut se lever tôt ! Les sessions se faisaient entre 6h et 9h du matin, ça pique un peu!:)

Il faudra ensuite se résigner à arrêter ces entraînements, car les vagues manquent à l’appel. La houle du large, venant de l’Atlantique et des Caraïbes, s’est bien calmée lors de nos derniers jours sur Bocas. Les vagues sont trop petites, trop près de la côte où le fond remonte rapidement sur les coraux et les cailloux. Pas très rassurant… Mais on reste très motivé pour retenter sur d’autres spots plus tard, si nous en trouvons sur notre route !

 

Un peu de vélo pour faire travailler les jambes

 

On décide alors de louer des vélos pour un petit tour sur l’île. Autant se reposer un peu les bras après nos séances de surf ! On peut en louer partout en ville, ce n’est pas compliqué à trouver. On choisit au hasard, le petit magasin tenue par une mamie toute gentille qui vend aussi des hamacs et des tee-shirts. 10$US par vélo pour la journée, c’est assez économique !

Note : Bon, ce sont toujours des vélos très « simples », sans vitesse, sans frein (enfin avec le rétropédalage qui freine). Un peu comme au Mexique quand on en avait loué à Valladolid. Impossible de songer à monter des côtes avec ça !

Il n’y a pas beaucoup de routes différentes sur Isla Colón, l’île où se situe Bocas Town. On longe d’abord la côte sur le nord-est, pour aller jusqu’à Playa Bluff. C’est vraiment agréable, sans dénivelé, avec la vue sur la mer entre les palmiers et la végétation. On croise de nombreux taxis amenant des surfeurs aux quatre coins de l’île mais ce n’est pas trop dérangeant.

Lettres de la ville de Bocas del Toro.

Au niveau de Playa Bluff, le décor est superbe, les vagues déferlent sur le sable jaune, on peut admirer les surfeurs expérimentés attraper les rouleaux sur leur shortboard. Dur de continuer plus loin car on arrive sur des chemins de sable, nos vélos ne sont pas du tout pratiques pour rouler dedans.

Damien sur Playa Bluff à Bocas del Toro. Playa Bluff sur Isla Colon, à Bocas del Toro.

Un bref détour vers Boca del Drago au nord, mais on renonce rapidement. Il faut cette fois-ci passer par le centre de l’île, avec un peu plus de relief. Au bout de trois montées et descentes, on se rend compte que c’est beaucoup trop dur avec ces vélos ! Pas grave, on aura déjà fait une belle promenade:)

 

Coins sympa où manger sur Bocas

 

Là-aussi, en terme de restaurants ou de bars, il y a l’embarras du choix dans la petite ville. Quel bonheur de pouvoir retrouver des endroits où sortir, où aller prendre un verre ! Ça faisait longtemps et sincèrement, ça me manquait:)

Voici les lieux que je recommande car nous n’avons vraiment pas été déçus !

Tiens, regarde, un restau indien ! Ça faisait une éternité qu’on n’avait pas mangé indien, il faut l’avouer. Alors on s’est laissé tenter et c’était vraiment super bon. La cuisine est authentique, on est tout de suite dans l’ambiance avec le décor du lieu. Situé juste au début de la rue principale, le restaurant s’appelle Om et propose tous les plats typiques, à base de viandes en sauce, riz, naan, chutneys en tout genre. Comptez environ une douzaine de dollars pour un plat.

Trop envie d’un burger avec frites ! Cette fois-ci, c’est à La Buga qu’on s’est laissé séduire. Déjà, leur Happy Hour est plutôt chouette, proposant des cocktails pas cher dans une ambiance de bar très surf et détente. On adore la terrasse sur l’eau, bien installés dans les fauteuils, à profiter du wifi:) Et leurs burgers sont à tomber, avec des ingrédients locaux et exotiques, très bien préparés. Ils coûtent (un peu comme partout) environ une dizaine de dollars.

Allez, on s’arrête là, non ? Avec vue sur la plage !! Impossible de résister, c’est lors de notre petit trip à vélo qu’on a craqué pour une pause au restaurant Paki Point, au sud de Playa Bluff, installé sur le sable juste devant la mer. Leur burger (eh oui, encore un, on ne s’en lasse pas) était excellent et leur brownie délicieux. Enfin, j’ai pu trouver un brownie digne de ce nom, avec un vrai goût de chocolat, fondant à souhait !! En plus, ce n’était même pas plus cher qu’en ville (10$US pour le burger, 5 pour le dessert).

Paki Point restaurant à Bocas del Toro, sur Isla Colon.
Une vue magnifique, un décor sympa, une musique zen, que demander de plus ?

 

Mouillages au milieu des cays de mangrove

 

Entre Noël et Nouvel An, on avait voulu s’éloigner un peu de la ville pour retrouver le calme d’un mouillage isolé. Noël fut fêté plutôt tranquillement à bord peu de temps auparavant, on peut dire que nos cadeaux, ce sont les sessions de surf que nous avons pu faire par la suite !

On a ensuite passé le réveillon du Nouvel An en ville, parmi tous les touristes sortis dans les rues, la musique forte dans les bars et les feux d’artifice illuminaient le ciel de toute part après minuit. Ravis de commencer cette nouvelle année 2019 avec toujours autant de projets de voyage !

Paddle à Noël à Bocas del Toro.
C’est assez surprenant, il n’y a même pas de sol sous ces îles, juste la mangrove qui pousse hors de l’eau sur des hauts-fonds. Le mieux est de sortir le paddle pour se promener, sur une mer aussi lisse qu’un lac.

Entre ces deux événements, on avait donc choisi de venir s’ancrer au calme au cœur des Gallegos Cays, à l’est dans l’archipel de Bocas del Toro. Perdus au milieu des îlots de mangrove, protégés du vent et des vagues, c’était très reposant !

 

Zapatillas, où est l’intérêt en fait ?

 

Tout le monde parle de ces deux îlots au large de l’archipel : les Zapatillas Cays. Déjà en ville, de nombreux tours organisés en lancha s’y rendent tous les jours, apparemment pour le snorkeling. Les voiliers prévoient aussi de tous y faire un stop. Mais à vrai dire, on n’a pas bien compris pourquoi, on a du complètement louper l’attrait de ces îles !

On nous avait prévenu, le mouillage est très rouleur, voire intenable pour la nuit. Mais à ce point-là ! Euh, c’est quoi cette blague ? Certes, l’île est jolie (Zapatilla 1), avec son sable blanc et sa végétation, mais elle n’est pas du tout, mais alors pas du tout protégée ! Les vagues sont énormes, on se fait ballotter dans les tous les sens, jamais je n’aurais pensé mouiller dans ces conditions. Damien jette l’ancre quand même, il veut tenter le coup, aller voir sous l’eau si on peut observer quelque chose d’intéressant. Résultat, on se met à l’eau pour constater que les sédiments soulevés par les déferlantes empêchent toute visibilité à moins d’1m30. Pour couronner le tout, il se met même à pleuvoir…

Zapatillas Cays à Bocas del Toro.
On ne dirait pas comme ça mais c’était vraiment très très rouleur là-bas…

On ne débarque même pas sur l’île et on renonce également à aller voir plus loin à la nage. Tant pis si on a manqué le récif qu’il fallait observer, on préfère fuir et retourner s’abriter derrière les grandes îles de l’archipel !

Sur le chemin du retour, on croise bien une dizaine de lanchas qui se dirigent à toute vitesse vers les Zapatillas. Ces cays resteront pour nous un mystère, qu’est-ce qui vaut tant la peine là-bas ?

 

Enfin un joli snorkeling !

 

On atterrit cette fois-ci sous le vent de Auree Cay, dans le canal de Crawl Cay. L’endroit est joli, la mangrove envahit toujours les îlots, on se retrouve bien protégé de la houle du large. Hop, on se met dans l’annexe et on rejoint les nombreuses lanchas postées au milieu de la petite baie, probablement sur un gros récif.

Beaucoup de touristes sont à l’eau, mais pas grave, il y en a pour tout le monde ! Pour le coup, les coraux sont très présents, le récif est suffisamment vaste pour ne pas se cogner dans un autre nageur. On croise avec joie des poissons que nous n’avions pas vu depuis longtemps, de magnifiques gros anges français ! On retrouve aussi des perroquets multicolores, des colas, des sergents majors et bien d’autres. Même quelques petits mérous !

 

C’est reparti pour Bocas pour quelques jours encore, avant notre grand départ pour Colón et les démarches du canal de Panama. C’est vraiment amusant de naviguer entre les îlots et les cays de l’archipel ici, au moteur ou à la voile. Le paysage reste familier tout du long, slalomant entre les îles de mangrove, mais c’est tellement paisible, sans une vague à la surface…

On aura vraiment apprécié cette escale panaméenne qu’est Bocas del Toro, on peut sans aucun doute y rester plus longtemps sans s’ennuyer ! Nous avons à nous préoccuper de notre date pour passer le canal, il nous faut avancer (et profiter aussi des San Blas!) mais on comprend très bien ceux qui s’ancrent ici plusieurs semaines voire mois. Une destination très agréable aussi pour venir en vacances une quinzaine de jours !

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