Tobago – Formalités administratives (en bateau) et wifi

Damien hissant fièrement le pavillon de Tobago à notre arrivée sur l'île.

Entrée et enregistrement du bateau à Charlotteville

 

On est arrivé avec notre voilier à Charlotteville (au nord-est) un lundi aux alentours de 13h, ce qui tombait très bien au niveau des horaires. En effet, on avait entendu dire qu’à Tobago (d’après des blogs), la clearance d’entrée en bateau était beaucoup plus chère le week-end ou si on arrive de nuit.

Après avoir hissé notre pavillon jaune (fabriqué par Damien durant la traversée) puis regonfler notre annexe, hop, nous voilà à l’eau pour nous aller régulariser notre entrée. On passe d’abord au poste de police qui nous indique les bureaux de l’immigration et de la douane, situés à l’arrière du centre de santé.

Un couloir, quelques portes, personne… Bon, ça commence bien. Quelqu’un croisé dans le couloir nous dit que les bureaux sont fermés et qu’il faut revenir demain. Aie, on se croirait au Cap-Vert, de retour à Palmeira… Pourtant, il était 15h passé quand nous sommes arrivés, on pensait que ce serait encore ouvert.

Pour ne pas avoir un surplus sur la taxe, on repasse à la police pour montrer qu’on a bien été voir aux bonnes horaires. Une agente appelle un responsable, il prend note et certifie qu’il sera là demain à 8h.

Le lendemain, on retourne donc au village. Personne à l’immigration mais un homme aux « customs », il commence à s’occuper de nous. Il prend aussitôt notre document de sortie du Cap-Vert, récupéré à Mindelo, puis garde une copie des papiers du bateau après nous avoir fait remplir un formulaire. Apparemment, en Martinique et en Guadeloupe, les documents de sortie de territoire ne sont pas indispensables, par contre, sur les autres îles, on peut avoir des soucis si on ne les a pas.

L’agent nous fait ensuite payer la taxe de clearance, 50 $TT. Ici, c’est le dollar de Trinidad et Tobago qui est utilisé. Le surplus quand on arrive le week-end ou de nuit est de 250 $TT, moins drôle ! Il nous explique ensuite que l’île est divisée en deux, sur le plan administratif. Nous avons tout le nord-est pour naviguer, sous la responsabilité de Charlotteville. Par contre, si nous voulons aller au sud-ouest, il faut refaire une entrée du bateau à Scarborough (mais pas besoin de repayer normalement). Il nous dira que de toute façon, même si on veut aller dans une baie voisine, pourtant encore dans le secteur géré par Charlotteville, il faut quand même venir les prévenir avant, pour qu’ils puissent suivre les voiliers et d’après eux, venir plus vite porter secours au cas-où.

Il ne nous reste plus qu’à attendre la personne de l’immigration, qui arrivera 1/2 h plus tard. On remplit encore quelques formulaires, on répond aux questions usuelles (précédent port, prochaine destination, but du séjour, etc.) et ça y est, nos passeports sont tamponnés ! Nous avons un visa de trente jours sur place.

 

Sortie de Charlotteville pour Scarborough

 

Finalement, au bout d’une bonne semaine passée dans Pirate’s Bay devant Charlotteville, nous voulons aller voir les baies plus à l’ouest jusqu’à l’extrémité ouest de Tobago, ce qu’on n’avait pas prévu au départ. Or, à un moment, il nous faut changer de district. Nous retournons donc voir l’immigration. Tout se passe plutôt facilement au final. Aux customs, on nous donne un papier tamponné avec les trois baies à l’ouest où nous voudrions aller, et qui sont sous la responsabilité de Charlotteville. Avec une date limite pour y séjourner. Puis, sur notre papier de séjour déjà signé la première fois, l’agent rajoute une ligne avec cette fameuse date pour dire qu’on arrivera dans le district de Scarborough à ce moment. Là-encore, il retamponne le papier.

Il nous faut encore attendre l’immigration une bonne 1/2h, pour que la responsable arrive et nous donne un papier officiel à remettre aux autorités de Scarborough, comme quoi nous sommes en règle. Ici, ils nous suivent vraiment à la trace ! En soi, rien de bien compliqué, la procédure est juste un peu longue, surtout si les agents ne sont pas encore arrivés et qu’il faut les attendre…

 

Enregistrement à Scarborough

 

Après deux jours passés à Englishman’s Bay, nous mouillons en milieu de journée devant Plymouth plus à l’ouest. Nous accostons en annexe sur la plage et remontons la route jusqu’au village pour trouver un moyen de transport jusqu’à Scarborough. Par chance, un taxi s’arrête rapidement à notre hauteur, nous paierons 18 $TT la course pour nous deux, et il nous dépose en plus juste à côté du bâtiment des customs. Ils enregistrent le bateau grâce à un des documents tamponnés à Charlotteville et nous envoient ensuite dans un bâtiment voisin pour l’immigration. Il est 15h, ils nous préviennent que la personne ne sera peut-être pas là… Décidément, ici, mieux faire ses démarches dans la matinée !

Heureusement, il y a quelqu’un dans les bureaux de l’immigration, on remet le papier donné à Charlotteville, un petit check des passeports et c’est ok, nous pouvons séjourner dans cette partie de l’île.

Les formalités ne s’arrêtent évidemment pas là, il faut aussi revenir faire le tampon et la clearance de sortie juste avant le départ pour le prochain pays. Malheur à celui qui ne ferait pas sa sortie, il serait alors obligé par les autorités du pays suivant de revenir à sa précédente destination afin d’obtenir le précieux sésame, le papier officiel de sortie de territoire. On a rencontré un bateau qui a du comme ça faire un aller-retour à Grenade car ils ne pouvaient pas entrer sur Tobago. Ça va encore quand il n’y a que quelques dizaines de milles entre les deux îles !

Du coup, rebelote, nous voilà à prendre un taxi depuis Crown Point pour Scarborough. Nous tentons d’abord les customs, manque de chance, c’est à l’immigration qu’il faut passer d’abord, sachant que ce n’est pas le même bâtiment. Même si tout peut paraître un peu long et fastidieux (c’est vrai qu’il y a pas mal de paperasses à remplir), en soi, ce n’est pas bien compliqué. Nous obtenons notre tampon de sortie sur notre passeport et plusieurs papiers de l’immigration et de la douane à remettre à Grenade.

 

Réseau et internet

 

Pour ce qui est du réseau sur Tobago, impossible encore d’utiliser nos propres opérateurs français, les tarifs sont mêmes plus élevés qu’au Cap-Vert ! D’ailleurs, je ne capte pas du tout Free sur l’île, Damien lui, reçoit SFR, mais on ne compte pas s’en servir.

Nous avons commencé par chercher des cartes SIM à vendre, comme au Cap-Vert. Or, ici, il n’y en a pas, les habitants de Charlotteville nous indiquant d’aller voir à Scarborough. On n’avait pas envie d’aller jusque là pour trouver une carte SIM et on était pas sûr qu’il y en ait non plus. Heureusement, on nous a assez vite indiqué la bibliothèque du village, dont le Wifi marche très bien. On peut se connecter gratuitement sur les ordinateurs à disposition, ou payer 25 $TT pour avoir le mot de passe pour nos propres équipements. Et c’est valable 6 mois ! Donc ce n’est vraiment pas très cher. En plus, la climatisation et le calme qui règne à l’intérieur de la bibliothèque sont vraiment très agréables.

Il y a aussi du Wifi aux abords de l’hôpital, « bzone », accessible gratuitement, mais il ne fonctionne pas très bien. On le retrouvera ailleurs sur l’île, mais il n’est jamais très puissant, c’est même plutôt frustrant de l’utiliser… A Store Bay, nous aurons plus de mal à trouver du Wifi et on regrettera la chère bibliothèque climatisée de Charlotteville. Espérons qu’à Grenade, on pourra retrouver des cartes SIM, c’est quand même beaucoup plus pratique !

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