Tobago, le charme de la nature

Vue sur Little Tobago devant Speyside.

Quel bonheur de voir une végétation luxuriante sur l’île quand nous sommes arrivés par la mer ! Le moindre rocher qui sort de l’eau aux abords de l’île est vert, les oiseaux tournent dans le ciel, pour un peu, on se croirait arriver à Jurassik Park !

Cela fait un bon moment que nous n’avons pas vu autant de verdure mais ça fait du bien, je commençais à me lasser un peu des paysages volcaniques et désertiques.

 

Charlotteville, petit village aux airs de bout du monde

 

Après notre traversée depuis le Cap-Vert, nous mouillons sans attendre devant Charlotteville, dans Pirate’s Bay. Même le nom fait rêver, on s’attendrait à voir un galion de pirates surgir dans la baie au loin !

Mouillage devant Charlotteville, dans PIrate's Bay.

Une fois notre entrée faite, on se promène un peu dans la petite ville. Il n’y a pas grand-chose ici, la vie a l’air plutôt tranquille. Pour se ravitailler, il y a un marché au poisson (qui propose principalement du thon ramené par les pêcheurs locaux), une tente avec des fruits et légumes et une mini-supérette où les denrées sont plutôt chères. Le lieu intéressant est la bibliothèque où le Wifi fonctionne très bien ! Avec la climatisation à fond, ce sera très agréable de venir poster quelques articles sur notre blog là-bas.

 

Langue parlée

La langue officielle parlée à Tobago est l’anglais, ce qui est facile pour communiquer. Plus besoin de chercher ses mots en espagnol, en portugais, ou de faire un mélange entre tout ça ! Ils ont un accent bien sûr, mais il se comprend assez vite. Par contre, quand les locaux parlent entre eux, impossible pour nous de comprendre leur créole:)

 

Ponton de débarquement

On peut débarquer à Charlotteville en annexe, en l’accrochant à un petit ponton ou en la montant sur la plage. Nous l’avons cadenassée à chaque fois (et remontée la plupart du temps sur les bossoirs sur le bateau), mais apparemment, nous avons entendu qu’il n’y avait pas trop de problèmes à Tobago. Peut-être dans la plus grosse ville à l’ouest… Mais bon, on a entendu l’adage aux Caraïbes « annexe à l’eau, annexe cadeau » alors on ne veut pas tenter le diable non plus.

Nous avons eu quand même un souci avec le ponton, à cause de la marée. Le marnage n’est pas très important ici, mais il a suffit à bloquer notre annexe sous le ponton principal et a tordre la manette d’embrayage de notre moteur hors-bord ! Voilà pourquoi d’autres équipages préfèrent débarquer sur la plage… Damien a réussi à bricoler une manette en attendant de retrouver une pièce plus tard. Heureusement, car à la rame, il y a un sacré bout de chemin entre notre bateau et la terre !

 

Eau en abondance

Sur le ponton, il y a un robinet qui permet de faire le plein d’eau gratuitement avec des bidons. L’eau semble potable, nous l’avons bu sans avoir de souci, sinon une source coule plus dans les hauteurs de la ville, où les habitants viennent se ravitailler.

Sur la plage de Pirate’s Bay, il y a aussi une source qui coule en permanence, pratique là pour faire une lessive par exemple.

 

Randonnée dans la jungle

D’abord, on décide d’aller crapahuter un peu dans la jungle aux alentours de Charlotteville. On a vu qu’on peut monter sur les hauteurs à l’est, à Flagstaff Hill, où le point de vue semble prometteur. Il n’y a pas vraiment d’indications, mais en demandant notre chemin dans le village, on finit par prendre la bonne route. Il suffit de prendre la route vers l’est, de monter dans le village en restant sur la gauche puis de continuer, même si le chemin s’enfonce dans la jungle par la suite. On marche au coeur des arbres de toute sorte, s’échappant aux brûlants rayons du soleil sous les feuilles (heureusement masqué de temps à autre par des nuages), entre les bambous, les bananiers, les lianes…

Le sentier que l’on a pris fait le tour de la colline puis grimpe fortement vers le sommet, pour atterrir sur la route juste avant Flasgstaff Hill. Là, nous pouvons manger nos quelques fruits de la passion et crackers emmenés avec nous, dans un joli jardin public bien tondu, à l’ombre d’un petit kiosque. Le retour par la route jusqu’à Charlotteville est moins drôle, surtout beaucoup plus long. Mais les maisons croisées sont belles à voir, pleines de charme avec leurs couleurs vives et entourées de végétation.

 

Fonds marins

Le snorkelling autour du bateau est vraiment sympa, déjà parce que l’eau est bien chaude, entre 28 et 30°C. Et puis, ça nous change des fonds que nous avons pu voir jusqu’ici ! Plein de poissons, de toutes tailles et de toutes les couleurs, des coraux… On en prend plein la vue et ça nous donne envie de nous remettre à la plongée sous-marine. On a passé notre Niveau 2 en France, dans un club de Nîmes, Aquanature. Mais nous n’avons pas replongé depuis et ça fait déjà un petit bout de temps… Mais là, vu le nombre de sites indiqué sur notre map de Tobago, cela semble incontournable !

En attendant, près du bateau, Damien plonge régulièrement avec son harpon dans l’espoir de nous ramener un petit quelque chose à manger. Seulement, entre la quantité de poissons différents et la menace de la cigaterra, cette toxine présente aux Antilles dans les poissons prédateurs, il reste bien indécis. Au final, il remontera des petits calmars, sans dangers, et déjà très bons:) Les habitants de Tobago nous ont dit qu’ils mangeaient tout ici, même les barracudas, mais nous ne sommes pas certains de pouvoir suivre leur régime. Il nous faudra rapidement acheter un livre pour repérer les bonnes espèces.

Calmars pêchés au harpon dans Pirate's Bay.

Ti punch maison préparés sur Manwë !

Nos premiers Ti Punch depuis bien longtemps, avec des fruits de la passion !

Après avoir arpenté une première fois la petite ville de Speyside sur la côte sud-est, nous avons décidé de nous offrir deux plongées sous-marines. Ce ne sont pas les clubs de plongées qui manquent ici en tout cas ! Le prix proposé (en $US) est à peu près partout le même. Le petit club que nous choisissons, « Tobago Dive Specialist », a un des moniteurs qui habite à Charlotteville et qui peut nous prendre en passant le matin avant de plonger. Nous sautons sur l’occasion, réservant ainsi deux plongées pour le lundi matin suivant, en précisant notre niveau (français mais qu’ils acceptent, même si ce n’est pas le PADI) et que nous n’avons pas plongé depuis plus d’un an.

Le fameux matin, c’est avec un peu d’appréhension que j’aide Damien à charger nos combi (on prend les intégrales, on ne sait jamais, mieux vaut avoir chaud que froid), nos palmes, masques, et surtout notre ordinateur de plongée (on ne l’aura pas utilisé beaucoup jusqu’ici!). J’espère me resouvenir de tout, ne pas paniquer une fois dans l’eau, bref, je ne le dis pas trop mais j’ai un peu peur.

On arrive au club avec un moniteur, mais c’est avec un autre que nous plongerons, et seulement à deux avec lui ! Nous avons de la chance, un grand groupe n’arrive qu’après dans la matinée. Le moniteur et le conducteur du bateau de plongée chargent les équipements dans un pick-up et nous emmènent au ponton sur la plage. On monte à bord du bateau et on file à toute vitesse vers l’île Little Tobago en face, pour notre premier site, Coral Garden. Le moniteur nous promet plein de belles choses à voir (bon, il faut comprendre tous les noms en anglais), dont apparemment le plus gros « cerveau » de corail des Caraïbes !

On se met à l’eau, pas d’attente, on y va aussitôt. Je peine à descendre, le moniteur me rajoute des poids. Eh oui, ici, nous plongeons avec des bouteilles en aluminium, pas comme en France, et il faut emmener un peu plus lourd de plomb avec soi. Après ça, tout se passe bien, on passera 47 min sous l’eau à une profondeur max de 19,2 m. On verra des tortues, une magnifique langouste, des poissons multicolores, des coraux et des plantes de toutes sortes ! Et bien sûr, cette gigantesque patate de corail de plusieurs mètres de hauteurs, qui ressemble effectivement à un énorme cerveau ! Le courant est plutôt fort, il nous fait dériver doucement vers notre but et on suit le moniteur sans avoir quasiment besoin de palmer. On se croirait voler au milieu d’un aquarium géant !

En ressortant sur le bateau, je retiens aussi que nous n’avons pas eu froid une seule min de toute la plongée, un vrai régal. Ça nous change de la Méditerranée, déjà pas si froide en fonction de la saison. L’eau est à 28°C jusqu’à 20 m, c’est plutôt agréable. Nous attendons sur le bateau une bonne 1/2h, ballottés par les vagues, puis, nous replongeons aux abords de Goat Island cette fois-ci, dans le Japanese Garden. On se laisse encore une fois porter par le courant, survolant le sable, les algues, les coraux, qui forment en effet un somptueux jardin. On restera sous l’eau 44 min pour une profondeur max de 17 m. Petit à petit, la profondeur diminue et les rayons du soleil viennent éclairer le fond marin, donnant une ambiance presque magique.

Même si c’est un petit budget à deux, on le refera sans hésiter, sans doute en Martinique ! Mon appréhension a disparu, il fallait juste se remettre dans le bain:)

 

Un super bon restaurant à Charlotteville

Le lendemain, sur les conseils de la gérante du club de plongée à Speyside, nous décidons d’aller manger le midi au restaurant Suckhole, à l’extrémité est de Charlotteville. Apparemment, les plats sont tellement copieux qu’il faudrait n’en commander qu’un pour deux ! Et nous ne sommes pas déçus. Nous arrivons dans un petit restaurant très mignon, bien décoré, avec une belle terrasse donnant sur la mer. Le lieu est pris d’assaut, heureusement, il reste encore une table pour deux. Comme dans un autre que nous avions fait à Speyside, ici, c’est plat unique. Enfin, on peut choisir entre poisson, poulet ou crevettes (ou un mix de deux) mais l’accompagnement reste le même. Ce sera donc poulet et crevettes pour nous, et ce qu’on nous apporte nous nourrira pour la journée entière !

Nous avons un énorme bol de frites (avec du parmesan dessus!!!) et dans une grande assiette des onions rings, plein de légumes, une salade de pâtes et des crevettes et du poulet frits. C’était excellent ! Mais comme prévu, il nous faut un doggy bag pour en ramener un bon tiers pour plus tard, heureusement d’ailleurs qu’ils le proposent. Bon, le restaurant n’est pas donné non plus, on s’en sort à une quinzaine d’euros par personne environ pour un plat. Mais quel plat !:)

Bières prises au restaurant Suckhole de Charlotteville.

Bières locales !

Vue sur Man O War Bay depuis le restaurant Suckhole à Charlotteville.

Assiette bien garnie dégustée au restaurant Suckhole à Charlotteville.

Après une bonne semaine passée à Charlotteville, nous décidons de lever l’ancre vers l’ouest. Plusieurs baies s’offrent à nous, avant de passer dans la région gérée par la ville de Scarborough. A suivre dans un prochain post !

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