Polynésie française – Formalités administratives (en bateau), réseau et wifi

Le franc pacifique, la monnaie officielle de la Polynésie française.

Ce qui est pratique, c’est qu’on n’a qu’une seule entrée à faire pour toute la Polynésie française. Nous c’était aux Marquises, mais ça peut se faire aux Gambiers ou ailleurs, en fonction de son lieu d’arrivée. La clearance est valable pour les 5 archipels : Gambiers, Tuamotu, Marquises, Australes et les îles de la Société.


Clearance d’entrée aux Marquises


Nous sommes arrivés sur l’île de Fatu Hiva après notre traversée de l’océan Pacifique. Seul souci, il n’y a pas de port d’entrée sur l’île ! Il n’y en a que trois dans l’archipel : sur les îles de Hiva Oa, Ua Pou et Nuku Hiva.

Mais on avait trop envie d’avoir comme premier point de chute la mythique baie des Vierges, à Hanavave. Beaucoup d’autres voiliers avaient assuré le coup en passant d’abord à Hiva Oa, mais la navigation sud-est retour vers Fatu Hiva est loin d’être agréable, quasiment face au vent. Autre raison qui nous a poussé à commencer par cette île:)

Pas de chance ! Les gendarmes d’Hiva Oa, qui ne viennent que rarement, sont de passage à Hanavave dès le lendemain. Certains disent qu’ils sont un peu embêtants avec les voiliers pas en règle… Seule solution, comme ils sont aujourd’hui à Omoa, le second village de l’île, on ira justement vers Omoa le lendemain pour les éviter.

Tout se finira bien, on croisera la vedette transportant deux gendarmes en mer et nous n’aurons pas de souci avec eux. D’autres plaisanciers avaient anticipé aussi, le mouillage d’Hanavave s’était complètement vidé !

10 jours plus tard, nous voici en direction d’Hiva Oa, pour la baie de Tahauku. Presque 45 min à pied pour rejoindre ensuite le village d’Atuona et nous sommes devant la gendarmerie, passeports et papiers prêts. Je suis un peu stressée, prête à inventer une histoire pour cacher le fait que nous étions sur Fatu Hiva…

Mais rien de tout cela ne sera nécessaire. Le gendarme qui nous accueille est très sympathique ! Il ne nous pose aucune question sur notre arrivée, nous parle plutôt de son île et des commodités du village. On remplit un formulaire, il vérifie nos passeports (pas de tampons) et nous demande juste de poster la copie du papier d’entrée pour Tahiti.

C’était rapide, efficace et dans une ambiance assez relax, comme c’est le cas partout aux Marquises j’ai l’impression. Il nous reste donc à nous rendre à La Poste pour envoyer la lettre, en payant un timbre de 80 Francs pacifique.


Gendarmerie de Nuku Hiva


Note : L’agent nous a demandé de nous annoncer aux gendarmeries de Nuku Hiva et de Ua Pou (Hiva Oa gérant les îles de Fatu Hiva & Tahuata). Juste par souci de sécurité, en montrant notre clearance, pour savoir où nous sommes en cas de problème.

On veut faire les choses bien et rester en règle, on passe donc à la gendarmerie de Taiohae, sur Nuku Hiva, qui gère aussi l’île de Ua Huka. L’agent sur place vérifie nos papiers, enregistre notre trajet futur et c’est bon, rien de plus à faire. Par contre, nous ne mouillerons pas devant le village principal de Ua Pou mais dans celui au nord-ouest. Du coup, pas de stop à la gendarmerie là-bas. Bon, on s’est dit qu’il ne devrait pas y avoir de souci, on ne s’est pas annoncé non plus lors de notre séjour aux Tuamotu ensuite.

 

Wifi dans l’archipel des Marquises

 

On préfère commencer par se débrouiller avec les points wifi qu’on peut trouver. Malheureusement, le choix est restreint. Sur Fatu Hiva, pas de wifi disponible, on a donc attendu Hiva Oa pour reprendre contact avec le monde extérieur.

 

Hiva Oa, mouillage de Tahauku

On peut se rendre au Yacht Service au-dessus du chantier Maintenance Marquises Service (MMS) pour disposer d’une connexion wifi toute la journée. Mais attention, pour avoir le code, il faut que la responsable Sandra Wullaert vous l’entre elle-même sur votre appareil et elle n’est présente qu’entre 8h30 et 10h30 chaque matin. Donc si vous arrivez trop tard, tant pis ! La connexion fonctionne bien, surtout en après-midi quand il y a moins de monde.

Note : Le code wifi est gratuit en soi mais en retour, on peut consommer une boisson chaude ou froide sur place pour 100 francs.

 

Tahuata, village de Vaitahu

Il y a le wifi au restaurant Chez Jimmy. Mais la connexion n’est franchement pas très performante. Pour obtenir le code, c’est 500 Fr ! On peut l’avoir sinon si on consomme l’équivalent de 1000 Fr mais ça reste très cher…

On a eu de la chance, on y avait été une première fois le lundi de Pâques, le restaurant était fermé. Le monsieur qui habite juste derrière nous avait alors gentiment et gratuitement donné le code, avec des fruits en prime ! Comme le code ne change pas, on a pu revenir sans avoir à payer les 500 fr;)

 

Nuku Hiva, village de Taiohae

Taiohae, c’est la « grosse ville », le chef-lieu des Marquises. Bon, en gros, ce n’est pas plus grand qu’Atuona sur Hiva Oa et ça reste quand même une taille de village. Peu importe, on peut y trouver du wifi entre autres choses, et ça reste intéressant. Surtout qu’il fonctionne bien !

On a utilisé celui du snack Tematapuaua, derrière le marché de fruits et légumes. On doit consommer pour avoir le code mais on peut ensuite rester la journée sans souci, surtout si on ne gêne pas en prenant place que les tables plus éloignées. Attention, le code change tous les jours et chaque personne est supposée consommer quelque chose pour l’avoir (pas un pour deux par exemple…).

 

Wifi dans l’archipel des Tuamotu

 

Aux Tuamotu, mieux vaut abandonner l’idée de trouver un point wifi. En tout cas, sur les atolls hors des sentiers battus, comme Raroia, Makemo ou Toau, il n’y avait pas de wifi proposé par un quelconque snack. Nous ne nous sommes pas arrêtés au village d’Apataki (mais directement au sud de l’atoll), mais vu sa taille, je ne pense pas non plus qu’il y avait un bar/snack avec wifi…

 

Fakarava

A Fakarava, plus grand et plus touristique, on trouve quelques solutions. D’abord à la passe sud, au Tetamanu Village, où il faut quand même débourser 500 Fr pour un code internet de 300 Mo. Pas le choix, on avait des mails à vérifier. Autant dire que les méga s’envolent à toute vitesse et que c’est bien cher payé…

Ensuite, au Pakokota Yacht Services, au milieu de la côte nord-est de l’atoll de Fakarava, on peut aussi avoir un code internet de 300 Mo mais gratuit cette fois-ci (un par jour et par personne). Si on veut plus de données, il faut payer et je ne me souviens plus des tarifs. L’un des avantages de ce lieu est que si on arrive à prendre une bouée, on capte normalement le wifi directement sur le bateau ! Malheureusement, toutes les bouées étaient occupées lors de notre passage et sur ancre, on était trop loin pour le signal…

La meilleure solution reste le village de Rotoava au nord, avec le Fakarava Yacht Services. Enfin un endroit sympa pour s’installer et profiter d’un wifi qui marche à fond ! Créé par une famille française très sympathique, le lieu est charmant. On se pose sur une terrasse ombragée avec canapés confortables, on peut consommer une boisson pour 250 Fr et avoir accès au wifi sans limite de temps, de données ou de nombre d’appareils. Autant dire qu’on y a passé pas mal d’après-midi sur place !

 

Rangiroa, passe de Tiputa

Notre dernier atoll fut Rangiroa, où nous avons mouillé notamment près de la passe de Tiputa et du village du même nom. On trouve du wifi dans les deux snacks (Chez Lili par exemple) présents sur le quai de débarquement. Mais il n’est vraiment pas très performant, même pas pour envoyer des mails… On n’est pas allé sur le village d’Avatoru pour voir s’il y avait des possibilités.

 

Et si on veut une carte SIM ou une carte internet ?

 

Il y a plusieurs hot spot auxquels on peut se connecter à internet. Il suffit d’acheter une carte à La Poste et cela fonctionne (normalement) pour la Polynésie française toute entière. Le problème, ce sont les tarifs, carrément prohibitifs…

On a acheté aux Marquises une carte SIM prépayée Vini pour téléphoner localement et envoyer des SMS. Sur cette carte, il y avait 850 Fr de crédit à l’achat, ce crédit étant valide 1 mois. Ne pensez pas pouvoir appeler en métropole, sinon tout partira en quelques minutes !

En ce qui concerne le réseau internet, nous avons acheté une carte Vinispot (même opérateur mais carte différente), là encore à La Poste, sur l’atoll de Makemo aux Tuamotu. Nous avons choisi la version 5h de connexion pour 1980 Fr. On peut aussi choisir 1h seulement (480 Fr) ou 10h (dans les 3000 Fr). Ça reste bien cher, on se croirait revenu à l’âge de pierre par rapport aux offres en métropole…

Il faut ensuite se connecter au wifi Vinispot, généralement disponible seulement autour du bâtiment de La Poste. On entre alors le code d’accès de la carte sur le navigateur internet et le tour est joué. Enfin bon, si c’était si simple… On met parfois plusieurs longues minutes à pouvoir se connecter et le réseau n’est pas puissant. En fonction du nombre de personnes connectées, ça peut être très lent et fastidieux. Mais ça dépanne quand on veut envoyer quelques nouvelles ! Surtout sur les atolls où on ne trouve pas de wifi. Tant qu’il y a un village, il y aura une Poste pour y acheter une carte.

Note : On peut trouver ce type de cartes dans toutes les Postes et acheter aussi des recharges sur place. Sinon, on peut recharger sur internet, sur www.vinispot.pf. La validité de ces cartes est de 3 mois après la première connexion et pour la carte SIM, on conserve son numéro durant cette période même si on n’a plus de forfait (car lui est apparemment valide seulement un mois), pouvant ainsi être appelé par une tierce personne.

 

Article à continuer bien sûr, en fonction des îles de la Société qu’on va faire prochainement !

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