Arrivée des parents de Damien puis cabotage en Martinique le long de la côte ouest

Notre voilier Manwë au mouillage dans l'Anse Noire, en Martinique.

Fin de la transatlantique de Méridienne depuis les Canaries

 

Comme je l’ai déjà mentionné dans notre précédent article : 1 semaine pour visiter la Martinique (5/5) : randonnée dans la mangrove et plongées au Diamant, nous attendions en parallèle de nos visites et randonnées les parents de Damien au Marin.

Après trois semaines de traversée, à travers des conditions moins clémentes que les nôtres et avec plus de route à parcourir aussi (départ des Canaries), on peut enfin repérer Méridienne sur l’AIS, le bateau sur lequel ils étaient équipiers. Il est déjà tard, le soleil s’est couché depuis longtemps, et manque de bol, il s’est même mis à pleuvoir ! Mais on a tous veillé bien sûr à bord de Manwë, Damien, sa sœur Morgane et moi, pour les accueillir et aussi les guider afin qu’ils mouillent à côté de nous.

Car arriver de nuit dans le cul-de-sac du Marin n’est pas forcément chose aisée ! Il faut consciencieusement suivre le chenal pour entrer jusqu’au fond de la baie, au risque de s’échouer sur un banc de sable… Finalement, après quelques discussions à la VHF et des tentatives de signaux lumineux pour se repérer parmi les 500 bateaux mouillés, ça y est, vers minuit, Méridienne jette l’ancre derrière nous !

Nous sautons aussitôt dans l’annexe pour monter à bord, la famille de Damien est au complet ! Nous retrouvons le skipper et propriétaire du fier navire, un Centurion 45. C’est Elie, un ami de longue date des parents de Damien. Sa femme, Françoise, arrivera dès le lendemain par avion de France pour retrouver la petite bande. Nous faisons aussi connaissance avec les deux autres équipiers du bateau, qui ont participé à la transat. Malgré l’heure tardive, l’équipage sort le champagne. Cette traversée mérite d’être fêtée !

 

Week-end en famille en Martinique

 

Nous n’aurons pas beaucoup de temps pour profiter tous ensemble, Morgane et Patrick repartant le dimanche, soit deux jours plus tard. Mais au petit matin, nous n’hésitons pas à monter à 5 dans la 107 pour nous rendre aux Anses d’Arlet, paresser un peu sur la plage et profiter de l’eau chaude des Caraïbes. Le soir, dîner au Zanzibar avec l’équipage de Méridienne. Un excellent restaurant au Marin, où les cocktails, plats et desserts seront vraiment super bons:)

Le lendemain, dimanche donc, Damien retient son père au bateau afin de grappiller quelques conseils sur les travaux du bord avant son départ. Elisabeth, Morgane et moi, nous prenons la voiture pour découvrir la plage de Sainte Anne. C’est la plus proche du Marin et une des plus réputées, mais nous n’avions pas encore eu le temps de nous y poser. Quelques heures plus tard, c’est déjà le moment d’amener Patrick à l’aéroport. Tous ensemble dans la voiture, avec les valises, c’est à peine si on arrive à passer les dos d’ânes ! Mais la 107 tient le coup, finalement, elle nous aura plu cette petite voiture.

Nous déposons le père de Damien dans l’après-midi, sous un temps bien menaçant. La pluie s’amène sur l’île et nous ne savons pas trop quoi faire avant de revenir pour Morgane (son avion étant plus tard dans la soirée). Aujourd’hui en plus, dimanche, rien de semble ouvert nulle part…Finalement, nous atterrissons un peu par hasard à la marina de la Pointe du Bout (près des Trois Îlets) et là, miracle ! Toutes les boutiques et les cafés sont ouverts ! Il y a foule, tous les touristes de Martinique semblent s’être donnés rendez-vous ici. Damien prend son mal en patience pendant que nous, les trois filles, nous mettons un pied dans chaque boutique. Rien d’autre à faire en même temps:) Puis, après un bon goûter à l’abri dans un café, c’est le moment de retourner accompagner Morgane à l’aéroport.

Goûter à l'Anse Mitan, en terrasse abritée pour éviter la pluie.

Mmm, on profite de la Martinique pour déguster des bons fondants au chocolat avant les prochaines îles où on pourra toujours rêver pour en trouver…

 

De mouillages en mouillages au sud-ouest de la Martinique, dans les Anses d’Arlet

 

Elisabeth reste ensuite quelques jours avec nous. Elle prendra un avion à la fin de la semaine pour aller voir un peu Morgane en Guadeloupe, avant de rentrer en France. Cette fois-ci, nous décidons rapidement de bouger le bateau et de (enfin!) quitter le mouillage du Marin. Pas de grosse navigation en vue, juste remonter tranquillement vers l’ouest, parmi les Anses d’Arlet, pour déposer la mère de Damien directement à Fort de France. De là, le taxi sera moins cher pour rallier l’aéroport. Car depuis le Marin, les tarifs sont un peu exorbitants : 60€ l’aller !

 

Anse Chaudière

 

Premier mouillage : l’Anse Chaudière. Elle se situe au sud de la Petite Anse d’Arlet, la plage où nous étions tous en famille quelques jours plus tôt. Ici, pas trop de bateaux autour de nous, c’est plutôt tranquille. Pas grand-chose à observer au fond de l’eau, un peu plus près de la pointe et des rochers. J’essaye pour la première fois mon nouveau petit harpon pour la chasse sous-marine. J’aperçois successivement une belle sole et un poulpe mais les deux m’échappent ! Dommage ! On ne tirera rien d’autre avec Damien sur le moment, mais il aura en fin de journée deux mini-bonites sous le bateau.

Mouillage dans l'Anse Chaudière en Martinique. Apéritif avec la mère de Damien sur Manwë, en Martinique.

 

Anse Noire

 

Le surlendemain, on bouge un peu plus loin, objectif l’Anse Noire. Morgane nous en avait parlé car sa particularité est sa plage de sable noir. En arrivant, on est poursuivi par un catamaran de location, qui fonce à toute allure pour nous doubler et nous prendre la place au mouillage. Car l’anse est étroite et peu de bateaux peuvent y rester. Damien ne se laisse pas faire, ce n’est pas très fair-play de la part du cata. On était devant à la base ! On pousse le moteur, on se met au milieu de l’anse et sans hésiter, Damien jette l’ancre le plus vite possible. Le catamaran est pris de vitesse, se retrouve coincé et le skipper rigole, avouant sa défaite. Il n’a plus qu’à refaire un tour pour se mettre plus vers la sortie.

Nous avons donc gagné notre place au mouillage et nous ne le regrettons pas. L’endroit est vraiment très joli ! On fait du snorkeling le long des rochers, pour arriver sur un beau tombant près de l’entrée de l’anse. On peut tranquillement s’exercer à l’apnée et à descendre en profondeur.

Anaïs à la barre, durant notre navigation le long de la côte ouest martiniquaise.La jolie petite Anse Noire en Martinique, avec sa plage de sable noir.

 

Mouillage devant Fort de France

 

Le lendemain, il est temps de nous rendre à Fort de France. On mouille devant le Fort Saint Louis, pas de souci pour débarquer en annexe, la jetée offre des anneaux pour s’y accrocher. Le mouillage est bien protégé du vent, par contre, il reste agité à cause des navettes qui passent sans cesse en direction des stations balnéaires du sud de la baie.

Comme nous le pensions, pas de bus pour rejoindre l’aéroport. La mère de Damien est obligée de prendre un taxi, 25 € les 20 min de trajet. Mon frère Grégoire payera le même prix après son atterrissage, quand nous viendrons le chercher ici quelques jours plus tard.

 

Anse Mitan

 

Nous n’avons pas vraiment envie d’attendre 4 jours mon frère devant Fort de France. La ville n’apporte quand même pas beaucoup d’intérêt. Nous traversons donc l’immense baie vers le sud, pour mouiller dans l’Anse Mitan. Elle est accolée à la marina de la Pointe du Bout que nous avions déjà visité avec la mère et la sœur de Damien. Nous apprenons que nous pouvons même y faire nos papiers de sortie de Martinique, avant de retourner chercher mon frère. Nous prenons donc un peu de temps pour nous reposer au mouillage. Il n’est pas non plus des plus confortables, les navettes venant et repartant vers Fort de France nous font ici aussi rouler sur nous-mêmes. Mais l’accès au village, pour celles et ceux qui sont en manque de boutiques et notamment de maillots de bain est assez sympathique.

Mouillage dans l'Anse Mitan, dans la baie de Fort de France, en Martinique. Arc-en-ciel dans l'Anse Mitan, en Martinique. Apéritif au rhum Clément sur le bateau, dans l'Anse Mitan.

Apéritif au punch Clément sur le bateau

 

Damien en profite pour réparer notre guindeau électrique, qui n’avait d’électrique que le nom… On l’avait cassé déjà aux Baléares, il l’avait alors réparé une première fois. Puis, la réparation s’est cassée de nouveau à Tobago et depuis, il remontait la chaîne à la main…

 

Session de kitesurf à l’Anse Mitan

 

Le vent souffle bien dans la baie depuis plusieurs jours. Un spot de kite pas loin ? On part tous les deux en repérage vers la pointe de la presqu’île de l’Anse Mitan, face à notre mouillage. On finit par entrer sur le domaine d’un hôtel, où un club de kitesurf est implanté sur la rive opposée. Ils ne sont pas liés aux clients de l’hôtel, Damien se renseigne, il peut venir kiter quand il veut. La mise à l’eau est assez originale par contre ! L’eau montant jusqu’à la berge, ils ont installé un ponton en bois de forme spéciale pour gréer son aile. Un employé du club aide alors à la monter ou à la descendre. Un autre ponton est réservé à la mise à l’eau des planches à voile.

Je vois dans les yeux de Damien qu’il rêve d’amener son matériel. Il est trop tard pour aujourd’hui, mais il pourra y aller le lendemain matin, pendant que je resterais au bateau. Il me racontera alors sa belle session, où apparemment il n’arrête pas de progresser:)

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