Forêt tropicale, cascades et bains chauds en Guadeloupe

Chemin de randonnée vers la 3ème Chute du Carbet en Guadeloupe, sur Basse-Terre.

Randonnées aquatiques

Saut de Bras de Fort

Notre première randonnée sur Basse-Terre fut ce que Morgane, la sœur de Damien, appelle une « randonnée cachée ». C’est-à-dire peu connue des touristes et plutôt fréquentée par les Guadeloupéens. Morgane nous a donc emmené avec elle découvrir la cascade de Bras de Fort ! Pour tout avouer, elle n’est pas très bien indiquée, ce qui la rend si préservée. On prend la N1 jusqu’à la commune de Goyave et on tourne au panneau indiquant « Bras de Fort ». Après, je ne saurais plus vous aider, je ne m’en souviens plus… Je sais juste que le début du sentier est sur la gauche, au niveau de grosses canalisations bleues cachées derrière des grillages.

On commence cette randonnée aquatique sous un beau soleil. Car Morgane nous a prévenu, on remontera la rivière ! A cause de l’ouragan Maria, quelques arbres sont tombés le long du chemin… On oblique à droite à un croisement pour grimper le morne. Peu de temps après, on redescend, cette fois-ci pour atteindre ladite rivière. C’est calme, paisible, et les reflets du soleil à travers les arbres sur le cours d’eau rendent le lieu magique ! On avance tant bien que mal (ça glisse!), pour arriver enfin devant l’impressionnante cascade de Bras de Fort. On peut s’y baigner, nous ne résistons donc pas à nous plonger dans l’eau fraîche, à grimper sur les rochers et à nous glisser dans le petit bassin sous la chute. Nous ne sommes pas les seuls finalement ! Après tout, on est un week-end, il fallait s’y attendre. Un grand groupe de Guadeloupéens s’amuse dans l’eau avec bruits, risquant des sauts en grimpant toujours plus haut sur la cascade ! Au moins, ça nous fait un spectacle:)

Randonnée dans la rivière de Bras de Fort sur la Basse-Terre, en Guadeloupe.

Quel plaisir pour nous de nous rebaigner dans de l’eau douce ! Pas besoin de se rincer du sel après, ça c’est plutôt sympa.

Cascade de Bras de Fort en Guadeloupe, sur Basse-Terre.

Note : Nous avons mis environ 1/2 h depuis le parking pour atteindre la cascade. C’est une randonnée aller/retour. Prévoir des chaussures adéquates, on marche dans l’eau et les rochers sont plutôt glissants.

 

Saut d’Acomat

 

Cette fois-ci, c’est Morgan, le meilleur ami de… Morgane, qui nous emmène à travers la forêt pour une nouvelle randonnée aquatique au milieu de la côte ouest de Basse-Terre. Direction le Saut d’Acomat, une cascade facilement accessible en voiture et bien indiquée depuis la route. L’objectif aujourd’hui n’est pas de descendre les quelques dizaines de mètres menant directement à la chute d’eau (très touristique) mais d’y aller par un détour à travers la végétation, en passant dans la rivière. Plutôt excitant comme idée !

Note : Nous sommes partis à deux voitures, l’une est restée en contrebas près du départ pour la cascade tandis que nous continuons avec l’autre la route, pour tourner à gauche au premier croisement.

Seulement, un tronc d’arbre tombé en travers un peu plus loin sur la petite route étroite nous empêche d’aller jusqu’au bout. On démarre la randonnée d’ici, à pied à travers les arbres et la végétation plutôt dense. Les conséquences de Maria se font là encore bien sentir… Malheureusement, malgré les connaissances de Morgan qui avait emprunté le sentier avant le cyclone, nous nous retrouvons bloqués au bout d’une 1/2 heure de marche ! Pas le choix, après de longs efforts pour retrouver le chemin parmi les branches et les troncs sans dessus dessous, il faut admettre que c’est vain. Notre randonnée aquatique s’arrête là, sans avoir vraiment mis le pied dans l’eau puisque nous n’avons même pas atteint la rivière principale ! Demi-tour vers la voiture, tous dépités… Tant pis, nous profiterons quand même du lieu en descendant à la cascade du Saut d’Acomat où nous devions atterrir. Il y a un peu de monde sur les rochers mais peu dans l’eau, pour cause, elle est plutôt fraîche !

Au coeur de la forêt autour du Saut d'Acomat en Guadeloupe.

On était pourtant bien équipés pour marcher en rivière…

Rochers au pied du Saut d'Acomat sur Basse-Terre.Cascade du Saut d'Acomat en Guadeloupe, sur Basse-Terre.

Dans un sens, en voyant le saut de 5 m qu’il aurait fallu faire en arrivant au dessus du bassin, je suis un peu rassurée de ne pas avoir pu aller jusqu’au bout !

 

Les chutes du Carbet (la 3ème en premier et la 2ème en second)

 

 

Les chutes du Carbet sont trois chutes présentes le long de la rivière du Carbet, qui dévale les flancs de la Soufrière au cœur de la forêt humide. Auparavant, on pouvait marcher sur un chemin qui reliait les trois. Désormais, la jonction entre la 2ème et la 3ème est fermée, il y a donc deux accès en voiture différents.

Nous avons commencé par la 3ème Chute du Carbet, la dernière sur la rivière. Il faut se rendre jusqu’à Capesterre Belle-Eau et prendre la route vers Routhiers qui monte vers les montagnes (des panneaux indiquent assez bien la chute). Un grand parking en amont de la forêt marque le début du sentier de randonnée. Nous avons été accueilli sur place par la gérante du jardin botanique et petit restaurant voisin. Très sympathique, elle nous a donné plein de conseils sur les randonnées vers les chutes !

La chemin est très praticable, plutôt large et il n’y a pas beaucoup de dénivelé. Ce qui est pratique, c’est que des rondins en bois sont installés à certains endroits pour faciliter le passage sur les racines et les zones de boues. Car pour être boueux, par contre, ça l’est ! Et encore, il n’avait pas beaucoup plu ces derniers jours. C’est très agréable d’évoluer au milieu de la « rainforest », où on entend que le chant des oiseaux. Un calme absolu règne en ces lieux, nous ne sommes pas envahi ici par d’autres randonneurs. Sommes-nous tombés un bon jour ?

Il y aura un peu de monde finalement une fois arrivés à la cascade. C’est sur le sentier que les marcheurs se distancent. Mais avant de profiter du bassin où on peut se baigner, une dernière petite étape à franchir. Il faut en effet descendre quelques mètres quasiment à la verticale ! Heureusement, une corde est installée là pour faciliter le passage. Le tout est de ne pas glisser, on prend appui comme on peut, on s’accroche à la corde et aux racines et hop, ça y est on retrouve le sentier !:) Ce n’était pas si difficile que cela.

La suite se mérite bien en tout cas ! La chute d’eau, la 3ème du Carbet, qui mesure 20 m de haut, aurait le débit le plus élevé de la Guadeloupe ! Le bassin en contrebas est profond, on peut y nager sans souci. Le soleil nous réchauffe dans cette belle clairière au milieu de la végétation.

Note : La guide rencontrée sur le parking nous avait annoncé 2h aller/retour de marche. Nous avons mis environ 50 min pour atteindre la cascade et moins pour le retour.

Nous sommes très contents d’avoir fait cette randonnée, qui restera l’une des plus belles que nous ayons faites sur Basse-Terre. En effet, on sera un peu déçu par la 2ème Chute du Carbet… Pour s’y rendre, il faut reprendre la voiture et dépasser Capesterre Belle-Eau. Là encore, des panneaux l’indiquent facilement. La route serpente et monte vers les sommets, pour arriver à son point final face à une entrée digne d’un musée à visiter… Je me souviens alors que Morgane nous avait dit que les chutes étaient payantes… Perplexes, on se gare sur le bas-côté. Eh oui, il faut bien payer pour avoir accès à la 1ère et à la 2ème chutes ! Il est trop tard pour monter jusqu’à la 1ère et de toute façon, nous n’en avons pas le courage. On nous a prévenu, apparemment, c’est long, escarpé et plutôt difficile. On se rend donc jusqu’à la 2ème, après avoir payé notre laissez-passer de 2,80€ par personne.

Tout ça pour ça ! 15 min de marche environ sur un escalier de bois hyper aménagé, très touristique, pour atteindre un promontoire en bois en amont de la chute d’eau, qu’on voit à peine à travers les arbres. Mieux vaut payer pour aller quand même jusqu’à la 1ère chute, là, nous nous sommes fait avoir…

En revenant sur nos pas jusqu’au début du chemin, on trouve un beau point de vue qui se dégage dans la brume. Située dans une sorte de caldera, on aperçoit la 1ère chute (d’une hauteur de 105 m de haut tout de même!), qui se situe à 2 km seulement de la source du Carbet. On voit même mieux la seconde d’ici.

La 2ème chute du Carbet à travers la végétation, en Guadeloupe sur Basse-Terre. Point de vue sur la 1ère et la 2ème chutes du Carbet en Guadeloupe.

On distingue même la 1ère chute !

Note : On ne peut officiellement pas se baigner au pied de la seconde cascade. Il est interdit de dépasser le parapet en bois mais nous avons vu des gens descendre quand même dans la rivière.

 

Spas gratuits et naturels

 

Après tant d’efforts (pas les mêmes jours, cela va de soi!), il faut bien se détendre un peu. Et quoi de mieux qu’un spa en plein air! Morgane nous avait recommandé de profiter des bains chauds, disséminés partout sur la Basse-Terre grâce aux sources de soufre et aux activités volcaniques. Grâce à ses conseils, nous avons pu découvrir deux lieux différents, connus mais peu indiqués, ce qui les rend peu fréquentés en fonction des jours de la semaine.

 

Bains chauds en amont des chutes du Carbet

Le premier et le plus magique des bassins d’eau chaude que nous avons fait se situe juste avant la 1ère chute du Carbet. Il faut se garer avant le pont de pierre qui mène au site. Dans le virage en amont du pont, on prend un petit chemin qui part dans la forêt sur la gauche. Attention, c’est plutôt glissant et très boueux ! A peine 15 min plus loin, on arrive en contrebas, face à des bassins qui remontent les uns après les autres dans la rivière. Ils ont exprès la dimension pour y accueillir deux ou trois personnes, c’est parfait ! De plus en plus chaud jusqu’à une quarantaine de degrés, on n’a qu’une envie une fois immergés, rester là des heures durant… Profiter du cadre magnifique, au cœur de la forêt tropicale, de la sérénité des lieux, de ce petit coin de paradis…

Bains chauds en amont de la 2ème chute du Carbet en Guadeloupe.

On est plutôt bien ici, non ?

Bains des Amours

Un autre jour, nous nous sommes dirigés vers le sud de la Basse Terre, vers la ville du même nom. Après en avoir pas mal entendu parler, nous voulions de nouveau tester des bains chauds, ceux de Dolé, pour se détendre encore une fois toute une après-midi !:)

Note : En arrivant à la petite ville de Gourbeyre, il faut tourner à droite au rond-point vers Valkaners. Au rond-point suivant, décoré d’une énorme bouteille (nous sommes prêts de l’usine de bouteilles d’eau Capès), tourner encore à droite vers Trois-Rivières (la D7), pour passer dans le village de Dolé. A peine quelques km plus loin, il y a un petit parking sur la droite pour se rendre au « Bain des Amours » !

Après quelques mètres en contrebas sur le chemin, on découvre ce fameux bassin en pierre, taillé en forme de cœur, le Bassin d’Amour. Les enfants s’amusent joyeusement dans cette eau chaude à 34° qui descend de la montagne ! Si on veut être plus tranquille,, on peut continuer le minuscule sentier vers la rivière Capès. Nos envies de pique-nique à l’ombre nous ont conduit vers d’autres bassins, naturels, à différentes hauteurs sous les petites cascades de la rivière. Eux sont tièdes mais encore bien agréables ! On se croirait perdus au milieu de nulle part entre ces murs végétaux et cette nature luxuriante !

Nous n’avons pas la photo du bassin en forme de cœur, il y avait beaucoup trop de monde à l’intérieur…

 

Autour de la Maison de la Forêt

 

On ne résiste pas, entre une dernière promenade sous la chaleur de Grande-Terre, ou une autre à l’abri des hauts arbres et de la végétation dense de Basse-Terre, notre choix est rapidement fait. Malgré le temps menaçant et la pluie qui s’est abattue le matin même sur l’île entière, on décide d’aller marcher en forêt. Direction la Route de la Traversée, au niveau de Petit-Bourg. A mi-chemin entre les côtes est et ouest de Basse-Terre se trouve la Maison de la Forêt, un site présentant une exposition sur la faune et la flore locale, d’où de nombreux sentiers démarrent pour se perdre dans la jungle. Nous ne pourrons malheureusement pas la visiter (c’est le lundi de Pâques aujourd’hui et c’est évidemment fermé !). Néanmoins, on peut toujours se promener ! Deux parkings sont présents mais vite comblés, un au niveau de la Maison, un autre un peu plus loin.

On opte pour une randonnée moyenne, notée comme « facile » sur le panneau informatif : la boucle de la Trace des Ruisseaux. On suit les premières marques pour arriver à une suite de carbets et de barbecues en pierre, pris d’assauts en ce week-end de jour férié.

On continue sur un sentier bien humide, où nous avançons au ralenti pour éviter de salir trop vite nos chaussures de marche. Peine perdue, on ne peut pas éviter la boue bien longtemps ! La promenade reste jolie. Au bout d’une 1/2 h environ, nous arrivons à un croisement. Un panneau indique alors les directions d’un Circuit 1 (celui sur lequel nous serions) et un Circuit 2, plus long apparemment… On n’y comprend plus rien, nous n’avons pas vu ces mentions de circuit au niveau de la Maison de la Forêt.

Sceptiques et surtout peu désireux de marcher trop longtemps sur ce sentier un peu trop mouillé, on choisit de rentrer par le Circuit 1. Au moins, on a retrouvé la route, nous ne sommes pas perdus ! On aura mis finalement 1h10 à peine pour se promener ainsi dans la forêt humide.

De retour à la Maison de la Forêt, on se laisse tenter par une autre petite marche : le sentier de Bras David. Annoncée comme « très facile », ce serait dommage de repartir sans l’avoir faite ! C’est moins drôle, ça monte, ça monte, ça n’arrête pas de monter… Et toujours dans la boue ! Je commence à être un peu lassée, surtout que la mention « très facile », c’est vite dit.

Notre seconde randonnée nous prendra 50 min environ. Je finis par me dire que ça doit être quand même beaucoup plus sympa de marcher par ici quand c’est un peu plus sec. Mais est-ce que ça arrive parfois dans cette forêt tropicale ?

Pont suspendu près de la Maison de la Forêt en Guadeloupe. Arbre immense sur un sentier de randonnée près de la Maison de la Forêt en Guadeloupe. Chemin boueux dans la forêt tropicale en Guadeloupe.

On reste malgré tout enchanté par ces parenthèses quasi solitaires au milieu de la nature. Finalement, même si la plupart des lieux sont touristiques (nous avons carrément éviter la Cascade aux Écrevisses par exemple, juste en amont de la Maison de la Forêt), on arrive quand même à se retrouver seuls sur les sentiers de randonnées. C’est un réel plaisir ! Les cascades et bassins d’eau chaude (ou froide d’ailleurs), sont fréquentés mais ça reste très vivable. Ils valent tellement le détour ! Évidemment, nous n’avons pas tout fait, loin de là. Il faut en garder si jamais on revient par ici, en Guadeloupe!:)

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