1 mouillage par jour dans les British Virgin Islands

Cane Garden Bay sur l'île de Tortola, aux BVI.

Voici les différents mouillages que nous avons pu expérimentés aux Îles Vierges Britanniques. Nous n’avons pas arrêté pendant ces 12 jours sur place, l’archipel se prêtant bien au jeu de changer chaque soir de lieu pour dormir…

Concernant les conditions météo, nous avons eu du vent de Sud-Est assez fort pendant la première semaine. Il levait pas mal de clapot un peu partout, rendant certains mouillages inconfortables qui, par vent d’Est, devaient être mieux abrités. Le vent s’est un peu calmé durant la seconde semaine (15 nœuds en moyenne). Mais nous n’aurons pas eu beaucoup de chance sur le reste de la météo en général, les grains étant assez nombreux. Cela nous obligeait à souvent nous réfugier à l’intérieur du bateau…

 

St Thomas – Virgin Gorda

 

Ce fut notre point de chute après notre traversée de nuit depuis Saint Martin. Principalement pour la clearance, que nous savions possible dans la ville de St Thomas. Nous mouillons sur ancre au nord de la baie avant de nous rendre à terre en annexe, afin d’y faire les formalités et d’y récupérer la monnaie locale, les $US. Eh oui, même si les BVI est territoire d’outre-mer du Royaume-Uni, l’archipel utilise les dollars américains. Pas grave pour nous, nous en avons besoin pour la suite de notre voyage et nos futures escales !

A terre, les nombreuses habitations et infrastructures abîmées, la végétation désolée, le chantier à sec des bateaux, ou plutôt des épaves de bateaux, nous confronte pour la première fois ici aux conséquences du cyclone Irma…

Mouillage devant Saint Thomas aux BVI.

Le mouillage devant Saint Thomas.

La petite ville de Saint Thomas sur l'île de Virgin Gorda aux BVI.

Un peu de snorkeling avant de quitter le mouillage, qui nous vaut une belle rencontre presque nez-à-nez avec un énorme barracuda ! Plus de peur que de mal comme à chaque fois 🙂 Je repère ensuite un vieux morceau d’épave, souvent synonyme de langoustes cachées dessous. Et ça ne manque pas, 4 langoustes pointent le bout de leurs antennes sous la tôle ! Aussitôt, on file au bateau chercher nos harpons. Damien tire une première langouste, elle s’avère plutôt petite la pauvre ! Les 3 autres cherchant à s’enfuir tant bien que mal, on aura pitié d’elles, préférant les laisser grossir un peu pour les suivants.

Notre petite prise (autant ne pas gâcher maintenant que nous l’avons) sera dégustée avec tous les honneurs le soir venu !

Note : La pêche est apparemment très réglementée dans les BVI mais on ne connaît pas les formalités précises, si ça dépend des endroits ou pas. Nous avons donc été assez discrets avec le harpon…

Ressenti : Pratique pour la clearance (entrée ou sortie). Mouillage sans grand autre intérêt, plutôt rouleur, la houle contournant Virgin Gorda. Possibilité de retirer des dollars US à la banque ScotiaBank.

 

The Baths – Virgin Gorda

 

Le lendemain, nous descendons le long de la côte vers le sud de Virgin Gorda. Objectif : le lieu le plus emblématique des Îles Vierges, The Baths. Il s’agit de plusieurs plages recouvertes d’énormes roches de granit arrondies, rappelant certains paysages bretons ou pour ceux qui connaissent, certains lieux des Seychelles (nous n’en avons vu que des images…). Le lieu est bien protégé et nous en avons d’ailleurs fait les frais.

Comme toujours, nous préférons mettre notre ancre que prendre une bouée. Or, là, il y a vraiment des bouées partout et tous les bateaux sont dessus. Ça nous met la puce à l’oreille, on hésite mais on décide de tenter quand même. Peu de temps après avoir mouillé, un zodiac des Marine Park Rangers vient à notre rencontre. Pas de chance, nous sommes dans un parc naturel, il est interdit de mouiller sur son ancre. On s’excuse, ils ne sont pas méchants, nous obligeant juste à prendre une bouée rapidement.

Ils nous feront payer la somme de 6$US par personne pour la journée. Le reçu mentionne le parc naturel. Seulement, nous sommes un peu sceptiques, nous avons peut-être payé cela comme une amende pour avoir mis notre ancre, un bateau voisin sur bouée nous assurant que personne n’était venu les voir… On n’y comprend pas grand-chose aux tarifs par ici !

A part cette mésaventure, on décide de mettre pied à terre pour profiter du lieu plein de promesses. On vous laisse voir par vous-mêmes !

 

 

Note : On ne peut débarquer directement en annexe sur les bouts de plages. Il faut amarrer son annexe sur la ligne des bouées qui encercle les criques puis se rendre à terre à la nage.

Ressenti : Lieu touristique mais qui mérite qu’on s’y arrête pour en profiter ! Mouillage plutôt rouleur, la houle contournant l’île.

 

Long Bay – Virgin Gorda

 

Il s’agit plus d’un stop provisoire car nous voulions atteindre le Gorda Sound au nord de l’île. Or, étant l’heure tardive de l’après-midi, il aurait été dangereux de passer la barrière de corail avec les rayons du soleil couchant. Nous avons donc mouillé dans Long Bay, bien protégée du vent et quasiment sans clapot. Un des rares mouillages très bien protégés que nous ayons fait ici par cette orientation de vent !

Deux bouées sont présentes très en amont de la côte et nous avons préféré avancer pour tenter notre chance à jeter l’ancre dans le sable. C’est par 7 m de fond, sur une langue de sable entourée de coraux remontant très vite vers la surface, que nous mouillons. On aurait même pu se rapprocher plus.

Le snorkelling est vraiment sympa par ici ! De très beaux coraux foisonnent non loin du bateaux, et les petits poissons de toutes les couleurs s’en donnent à cœur joie pour jouer à cache-cache dans le récif. On aperçoit une raie sous Manwë et quelques lambis, grattant le sable et rampant au fond de l’eau. Ah, et bien sûr, un gros barracuda ! On le voit nager au loin, semblant nous regarder. On n’hésite pas, hop, mieux vaut prendre la direction opposée !

Ressenti : Très bon mouillage, abrité par beaucoup de conditions. Attention aux coraux à droite ou à gauche de la baie, bien avancer au milieu sur le sable.

 

Gorda Sound, sous Prickly Pear Island – Virgin Gorda

 

Départ en milieu de journée le lendemain pour l’immense rade au nord de Virgin Gorda : le Gorda Sound. On y entre par des passes entre les coraux, la plus tranquille niveau profondeur est entre les îlots de Prickly Pear Island et Mosquito Island. Un chenal balise bien la zone. Une fois dans le lagon, on est un peu déçu. Le clapot est bien présent, ça semblait plus paisible à Long Bay finalement !

Mouillage sous Prickly Pear Island, dans le Gorda Sound, aux BVI.

On décide de mettre notre ancre sous Prickly Pear Island, après avoir été faire un tour au moteur au fond du Gorda Sound, pour aller voir le Bitter End Yacht Club et ses promesses de bars et peut-être de wifi. Malheureusement, Irma l’a frappé de plein fouet et il n’en reste rien ! Tout est dévasté. Les bouées devant l’ancien yacht club sont même frappées d’une instruction « Out of order ».

Le Bitter End Yacht Club de Virgin Gorda après l'ouragan Irma.

Petite île dans le Gorda Sound, sur Virgin Gorda, aux BVI.

Tout était en travaux sur cette petite île en face du Yacht Club, pour commencer à reconstruire le resort.

Nos espoirs de kitesurf se sont vite réduits aussi. Le lendemain matin, on se réfugie pour éviter le vent sous Eustatia Island, on jette l’ancre et on se regarde, dubitatifs. « On n’est pas très bien là, non ? Ça bouge, ce n’est pas assez protégé. Tu peux kiter depuis ici ? Bof, pas trop. On s’en va, alors ? »

Cap sur Anegada ! A ce rythme là, on va vite les faire les BVI !

Ressenti : Lagon sans doute très agréable quand le vent ne souffle pas trop fort.

 

Setting Point – Anegada

 

12 milles se trouvent devant nous pour rejoindre l’île la plus au nord de l’archipel. Souvent, elle est oubliée des plaisanciers car il est dit qu’on fait du près pour s’y rendre. Mais avec une orientation de sud-est, c’est par vent de travers que nous nous dirigeons vers cette nouvelle destination. A part un barracuda pêché à la traîne (encore un!), la navigation est plutôt tranquille. Il faut juste ouvrir l’œil à l’arrivée, pour entrer dans la passe entre les coraux. Là encore, un chenal marque la route à suivre.

On atterrit alors dans une vaste zone peu profonde, envahie par les catamarans de location. Nous ne sommes pas les seuls à avoir voulu nous abriter ici:) Mais malgré les récifs, le clapot se fait encore bien ressentir et le vent souffle fort. Manwë tire sur sa chaîne (on s’est mis sur ancre au large des bouées) et faits même des bords. Pas très agréable, on a vu largement mieux comme mouillage !

Surtout que les alentours ne donnent pas trop envie… On nous avait vanté cet endroit comme l’un des mouillages les plus beaux de toutes les Petites Antilles ! Or, même si l’île semble avoir été moins abîmée par Irma (plus d’arbres sont encore debout), la plage n’est pas très agréable. Jonchée d’algues sèches, de détritus et de bestioles peu accueillantes (brr, des trucs ressemblant à des fourmis géantes), ça ne donne pas envie de lézarder au soleil.

Pour ne rien arranger, le vent qui soufflait fort au bateau est quasiment absent sur la plage. Damien qui tenter une session de kitesurf est obligé d’abandonner car l’aile choisie ne correspond plus à la force du vent… Dépité, il renoncera à refaire un aller-retour avec le bon matériel.

Ressenti : Mouillage très agité par le clapot car le vent soufflait fort. Plage peu agréable. Nous n’avons pas fait de snorkelling ni été voir les bâtiments le long de la plage.

 

White Bay – Guana Island

 

Départ d’Anegada au petit matin. Tant pis pour ce mouillage, nous n’en aurons pas vu les beaux attraits. On file de travers vers Tortola et ses îlots au nord. Premier objectif : mouiller sur Beef Island. Mais une fois arrivés non loin du mouillage, après une navigation relativement tranquille, bien portés par le vent, on est tenté par Marina Cay. C’est un minuscule îlot appartenant au restaurant dessus, avec une barrière de corail qui part vers le sud. Beaucoup de bouées dans les parages et le clapot nous indique qu’on ne sera pas paisible pour la nuit.

On tente le mouillage initialement prévu, Trellis Bay, sous Beef Island, mais là trop de bouées pour penser mettre son ancre. L’aéroport trop proche, l’odeur étrange qui flotte dans l’air et la côte bordée d’épaves de voiliers datant d’Irma ont raison de nous. On opte pour continuer plus loin, longeant la côte nord de Tortola vers Guana Island.

Cette fois-ci, la baie semble très bien protégée. Le vent s’engouffre par rafales mais le clapot est plus léger. On mouille d’abord sur ancre, avant de nous rendre compte qu’elle n’a pas du tout prise dans le fond sous-marin, constitué d’un sol dur et de cailloux. La chaîne s’est même enroulée dans les roches et presque coincée dans un pic en métal !

Une bouée n’est pas loin, on décide de la prendre. On verra bien si quelqu’un vient nous voir, mais c’est plus sécurisant pour une fois.

On tente une baignade, les falaises invitent à aller voir les fonds près de la côte. Mauvaise surprise, on se fait piquer de partout ! Des filaments flottent entre deux eaux, des méduses. Aie, ça gâche bien notre plongeon. Changement de programme, direction la plage. L’île est privée mais on peut apparemment débarquer sur le sable. C’est joli, on en profite pour faire un de yoga et admirer les pélicans se jeter à l’eau pour chasser le poisson.

La plage du mouillage de Guana Island, aux BVI.

Vol de pélican au-dessus de l'eau sur Guana Island, aux BVI.Plongée de pélican au-dessus de l'eau sur Guana Island, île des British Virgin Islands.

Yes, on l’a eu en train de plonger !

En fin d’après-midi, un boysboat arrive dans la baie et vient voir les bateaux. C’est le moment de sortir les $ ! Damien discute, c’est là qu’on apprend que les bouées sont payantes à partir de 18h. On a le droit d’être sur ancre mais le fond est trop dur. Par contre, le gars nous indique que les bouées sous Monkey Point, à quelques centaines de mètres de là, au sud, sont gratuites ! Il ne faut pas nous le dire deux fois;) On s’enfuit rapidement pour aller se repositionner dans ce nouvel abri.

Ressenti : Joli mouillage, avec pour paysage une île privée quasi vierge. Fond très dur, les bouées sont payantes. Méduses dans l’eau mais plage agréable.

 

Monkey Point – Guana Island

 

La nuit s’annonce difficile dans ce mini-mouillage. Non en raison du clapot ou du vent, bien atténué par le relief juste devant le bateau. Mais à cause de cette fichue bouée ! Comme le vent tourne, le bateau également. Et la bouée vient taper contre la coque, en faisant un bruit d’enfer, digne de réveiller les morts ! Impossible de fermer l’œil dans ces conditions…

On ne s’avoue pas vaincus ! Damien part en annexe accroché notre bout arrière flottant sur une bouée à quelques dizaines de mètres derrière Manwë. On se met dans l’axe et hop, pas de risque de les toucher pendant la nuit. Bon, ce n’est sans doute pas autorisé mais il n’y a personne autour de nous et de toute façon, il reste des bouées disponibles.

Départ le lendemain assez rapidement pour la suite du périple, les méduses sont toujours dans l’eau et écourtent là-aussi notre baignade.

Mouillage à Monkey Point sur Guana Island, aux British Virgin Islands.

Ressenti : Plein de charme, assez protégé ce petit endroit nécessite d’être sur bouée vu le manque de place autrement, mais elles sont gratuites. Méduses dans l’eau encore une fois.

 

Cane Garden Bay – Tortola

 

Cap à l’ouest de Tortola pour s’abriter dans un mouillage prometteur où nous trouverons sans doute du wifi. Il s’agit de Cane Garden, une grande baie entourée de montagnes encore verdoyantes. Même si on voit que la végétation a souffert du cyclone ici aussi, la côte sous le vent de l’île semble être plus propice à ce qu’elle repousse vite (mieux protégée du vent).

Une fois entrés dans la passe entre les coraux (indiquée seulement par une bouée verte, la rouge n’était plus là), on mouille notre ancre au milieu de la baie, veillant à ne pas gêner les bouées. Habitations et bars bordent la plage, on retrouve un peu de vie et on n’hésite pas à mettre pied à terre en quête d’internet. Installés sur le comptoir d’un des bars de plage, on peut se connecter mais le réseau n’est pas puissant. Pas moyen d’uploader quoi que ce soit, on répond aux mails et messages sans pouvoir updater notre blog ni confirmer la suite de notre programme après les BVI. Ce sera pour une prochaine fois !

La baie est bien calme et le bateau ne bouge pas d’un pouce. On aurait passé l’une des nuits les plus agréables depuis notre arrivée dans l’archipel mais c’était sans compter la musique très forte sur la plage tout le début de nuit… Même si c’est dimanche, apparemment c’est grosse soirée dans l’un des bars, pourtant avec peu de monde. Nous n’avons pas le courage de retourner à terre profiter de l’ambiance, il faudra mettre les boules Qies pour s’endormir…

Le baie calme de Cane Garden, à l'ouest de l'île de Tortola, aux BVI.

Ressenti : Jolie baie derrière le relief de Tortola. Mouillage calme, excepté pour la musique bruyante depuis la plage mais ce n’est peut-être pas tous les soirs.

 

Sandy Spit – Jost Van Dyke

 

Départ dans la matinée pour une courte navigation au moteur, direction la petite île de Jost Van Dyke, la plus à l’ouest des British Virgin Islands. On distingue bien désormais les USVI encore plus à l’ouest. Nous visons un petit mouillage derrière une langue de sable, près de la pointe Sandy Spit. Il est conseillé seulement de jour, en raison de son côté peu abrité du vent. Mais il a baissé cette semaine, nous pouvons donc y rester la nuit sans crainte.

Île de Jost Van Dyke au loin, aux British Virgin Islands.

L’île de Jost Van Dyke au loin.

On mouille dans 4 m d’eau turquoise derrière un minuscule îlot de sable. Quelques jeunes pousses de cocotiers témoignent de la présence de leurs anciens parents, déracinés par Irma. La vue est très jolie, surtout les couleurs de l’eau ! Le tombant à quelques dizaines de mètres derrière le bateau marque une magnifique limite entre le bleu turquoise et le bleu sombre.

 

Le petit îlot de Sandy Spit à côté de Jost Van Dyke aux BVI.

Les belles couleurs de l'eau, turquoise et sombre, près de la côte de Jost Van Dyke aux BVI.

Ce sera notre seul mouillage entièrement vide de bouées (si on ne compte pas Long Bay sur Virgin Gorda, où il n’y en avait que deux très éloignées du rivage). D’ailleurs, il ne doit pas être sur la voie des bateaux de location car ici, nous ne sommes entourés à tour de rôle que par des voiliers de particuliers (monocoques ou catamarans), pour la plupart américains. C’est amusant de parler avec eux de voyage, nos routes de croisière étant tellement différentes !

Tandis que Damien part en repérage sur le sable pour voir si on peut kiter, je me jette à l’eau pour quelques mouvements de natation. Mauvaise idée, un énorme barracuda se trouvait sous Manwë ! Je nage rapidement pour rejoindre l’îlot, ça ne donne pas envie de poursuivre la baignade… Décidément, ils sont partout ces barracudas…

Le vent est un peu faible pour le kitesurf, même avec notre aile de 11m². Il nous manquerait 2 ou 3 nœuds. Je tente quelques bords, plus de souci avec mon waterstart mais je coule assez rapidement ensuite. Damien inaugure alors notre planche de surf, achetée chez Décathlon en Guadeloupe et que nous n’avons pas encore utilisée, faute de spot. Tractée par l’aile, il s’essaie donc au kite strapless, c’est-à-dire sans straps sur la planche. Après quelques bords un peu hésitant, ça y est, il commence à prendre confiance et surtout, à beaucoup mieux remonter au vent qu’en twintip ! Reste à apprendre les transitions, ce n’est pas encore gagné, je le vois faire de beaux vols planés !

 

Ressenti : Très joli mouillage, sans bouée donc pas dérangé par les bateaux de location. On n’est pas à l’abri du vent, il faut donc qu’il soit modéré. Propice pour le kitesurf, même si l’orientation est side-off.

 

Great Harbour – Jost Van Dyke

 

En fin d’après-midi, nous levons l’ancre pour 3 milles sous génois seul. On avait plein d’espoir sur le mouillage suivant sur Jost Van Dyke, la baie de Great Harbour. Surtout moi et mes envies de restaurant ! (Ben quoi, ça fait longtemps!:)) Un peu de déception à l’arrivée. Le mouillage n’est pas le plus intéressant, les bâtiments sur la plage sont pour la plupart bien amochés par le cyclone. Damien part faire un tour, il reste bien un ou deux restaurants, dont le fameux Foxy’s, un restaurant-bar connu d’après les guides. Mais les tarifs sont élevés, environ 30 $US pour un plat !

On renonce au restaurant mais pas au wifi, le lendemain, on profite du bon réseau du Foxy’s pour se reconnecter au monde extérieur. Pas donné non plus les consommations du bar, 9 $US pour une bière et un café… Le coin est bien touristique mais reste sympa en terme de décor.

Nous filons le jour même pour une belle navigation, alternant près à la voile et au moteur, entre les îles de l’ouest de Tortola, Great Thatch & Little Thatch Islands. Nous voulons mouiller à Norman Island, une de nos dernières étapes dans l’archipel.

Navigation au près au large de Tortola, aux British Virgin Islands.

Ressenti : Pas grand intérêt pour ce mouillage de Jost Van Hike, sauf si on veut du wifi ou manger quelque chose assez cher. Nous avons mouillé sur ancre à l’est de la baie, au-delà des bouées, fond assez rocailleux.

 

The Bight – Norman Island

 

Après avoir contourné Tortola par l’ouest et le sud, nous voici arrivés dans la baie de The Bight, le mouillage principal de Norman Island, la plus au sud des BVI. Là-aussi, la végétation abîmée laisse deviner le paysage magique que cela devait être avant le cyclone… A notre arrivée en fin d’après-midi, le mouillage est bien remplie par les bateaux de location, tous sur bouée.

Nous jetons l’ancre au sud et surprise, le lendemain matin, il n’y a plus personne ! C’est une habitude ici aux BVI, les mouillages sont plutôt bondés le soir et pour la nuit. C’est donc dans un lieu paisible, avec son charme retrouvé sous les rayons du soleil, sur une eau turquoise à peine dérangée par les rafales de vent, que nous glissons avec notre paddle pour admirer la baie. On passe non loin du Willy T, un des symboles d’après nos guides de Norman Island. C’était un galion bar-restaurant, l’attraction locale. Malheureusement, Irma n’en a laissé qu’une coque rouillée et échouée sur la côte, avec son mât cassé…

Planche dans l'eau turquoise, dans le mouillage de The Bight à Norman Island, aux BVI.

Le bar sur le plage au fond de la baie est lui plutôt joli, rénové sans doute avec un beau toit bleu clair. Les transats sous les jeunes cocotiers donnent envie de se prélasser à l’ombre avec un cocktail !

Un aller-retour en annexe de l’autre côté de la pointe sud de la baie nous offre un snorkelling dans des petites grottes qui apparemment, auraient donné l’idée à Robert Louis Stevenson d’écrire son roman L’île au trésor ! On adore cette histoire en plus, qui prendrait Norman Island toute entière comme base, que ce soit via le livre ou la série récente Black Sails qui s’en inspire. 🙂

Ressenti : Mouillage calme dans une baie spacieuse. Ancré par 8 m de profondeur environ au sud, derrière les bouées. Attention aux morceaux de tubes de métal au fond de l’eau, restes du cyclone, qui peuvent gêner l’ancre ou la chaîne.

 

Road Harbour – Tortola

 

Enfin, notre décision est prise, notre prochaine destination après les BVI sera les Bahamas ! Après de nombreuses hésitations, entre les ABC bien au sud ou les Turks & Caicos sur le chemin vers le nord, nous sommes sûrs de nous. Il nous faut donc partir un peu plus tôt que prévu des BVI et plus précisément de Norman Island (nous sommes un jeudi) si nous voulons avoir le temps de faire des courses, notre clearance de sortie et la route vers les Bahamas pour une arrivée avant le week-end suivant (question de clearance d’entrée)…

Départ donc du mouillage de The Bight pour Tortola et sa capitale : Road Town. Nous mouillons au sud de la baie de Road Harbour, non loin du débarcadère des navettes. Leur balai incessant vers les autres îles fera s’évanouir rapidement nos envies de tranquillité, tant pis, ici c’est plutôt une escale pratique.

Une fois à terre, on prend la route vers la ville pour faire notre clearance de sortie. Les bureaux sont accoudés au point d’embarquement des navettes. Puis, on se dirige vers le centre-ville, perplexe sur ce que nous allons y trouver. Il fait très chaud, nous marchons en plein soleil et la ville ne donne pas trop envie… Beaucoup de circulation, on retrouve dépités les bruits de klaxon et les odeurs de pollution. On aperçoit une ScotiaBank, on en profite pour retirer quelques $.

Mais ce qui m’intéresse, c’est de trouver du wifi pour poster nos nouvelles sur notre blog ! Heureusement, en errant par hasard vers une des marinas, on tombe sur un restaurant avec une terrasse très agréable et très ombragée : The Watering Hole. Des canapés avec coussins invitent à s’y poser et le wifi est gratuit. Enfin, on peut se connecter sans que personne ne vienne prendre une commande. La chaleur se fait un peu moins sentir à l’ombre des palmiers et parasols, on craque pour un petit encas sur place, une belle salade bien rassasiante, à un prix plutôt correct.

Restaurant The Watering Hole à Road Town sur Tortola, aux BVI.

On profite d’internet, recherches sur nos prochaines escales, mails, réseaux sociaux, publications en tout genre d’articles ou de vidéos, tout y passe ! Notre prochaine étape en ville est l’avitaillement. Nous n’avons plus de frais depuis quelques jours, or, nous avons entendu dire que tout est très cher aux Bahamas. Sans doute ici aussi mais bon, pas le choix…

On trouve là-aussi un peu par hasard un supermarché dans un hangar, un peu plus loin sur la route principale. Le bâtiment est en restauration suite au cyclone. A l’intérieur, on est vite rassurés, c’est très bien fourni ! Des étalages de fruits et légumes de toute sorte, des produits secs diversifiés, même de la viande (congelée pour la plupart) et du fromage. Le seul hic, c’est l’absence de prix ! A part sur quelques produits individuels mais il faut les chercher… Euh, on choisit comment ? Il faut bien se nourrir alors on prend le nécessaire.

Note : On ne pensera pas à regarder notre ticket de caisse, la somme totale payée nous semble un peu chère mais conforme à nos attentes dans cet archipel.

La nuit est heureusement assez calme, aucune navette n’allant et venant la nuit. Départ le lendemain pour les Bahamas ! Quelques jours en mer nous attendant, nous sommes prêts et parés pour de nouvelles aventures:)

Ressenti : Aucun intérêt à ce mouillage ni à la ville, si ce n’est pour la clearance et l’avitaillement.

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