Traversée à la voile entre la France et la Sardaigne

Fin de notre traversée entre la France et la Sardaigne, on voit la terre apparaître petit à petit.

L’heure de nos premières vacances à bord de Manwë a sonné: le samedi 18 juin 2016 nous quittons Port Saint Louis du Rhône pour rallier la Sardaigne où nous allons passé un mois en croisière.

Entre la petite ville de Port Saint Louis du Rhône (située à l’ouest de Marseille) et la baie de Porto Conte au nord ouest de la Sardaigne, il y a environ 230 milles nautiques en ligne droite. Nous partons avec un mistral qui se lève jusqu’à 30 nœuds  dans la journée, cela signifie que le vent et les vagues seront exactement dans la même direction que nous. Notre stratégie de navigation a donc été de faire des bord de largue (vent qui vient du 3/4 arrière du bateau), afin de garder un bateau un peu plus stable que plein vent arrière, mais également pour nous rapprocher de la Corse et trouver des conditions de vent plus clémentes.

Je craignais en effet que ces conditions assez soutenues dès le début de notre aventure (surtout pour les vagues) rendent Anaïs malade. Et ça na pas manqué… 4 ou 5 heures après notre départ, après une première sieste et un malheureux petit goûter de biscuits au chocolat (l’erreur!), au large des îles du Frioul à Marseille, Anaïs a le mal de mer.

La traversée d’Anaïs s’est donc résumée à dormir (habillée avec la veste de quart et le gilet de sauvetage !), sortir de la cabine pour voir quelques dauphins jouer avec l’étrave du bateau, des hauts le cœur, encore dormir, manger 2 cuillères de salade de pâtes à l’huile d’olive et enfin dormir jusqu’à l’arrivée dans les eaux calmes de la baie de Porto Conte.

Moi pendant ce temps, j’ai veillé pendant les 47 heures de traversée en faisant des petites siestes de 20 minutes, en regardant une série sur l’ordinateur de bord, en préparant des petits repas…bref la belle vie, sous un temps magnifique, du vent et la vue des dauphins!

Seul ombre au tableau aucun poisson n’a mordu à ma traîne. Ce n’est pas dès le premier jour que nous allons mangé local apparemment.

Nous nous sommes finalement un peu trop rapprochés de la Corse suite à l’une de mes siestes, un peu trop longue, et nous avons du coup rencontré des vents trop faibles mais avec toujours autant de vagues. J’ai donc du allumé le moteur pendant 1 à 2 heures à ce moment là.

La traversée a duré environ 47 heures au total avec une arrivée en milieu de matinée le lundi (quel soulagement pour Anaïs de mettre les pieds sur la terre ferme, enfin sur un ponton flottant…). On aura parcouru environ 280 milles. A nous maintenant la croisière en Sardaigne !

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