La pêche à bord de Manwë

Notre thon pêché au milieu du Pacifique

Nous ne sommes pas des grands amateurs de pêche à l’origine. Surtout Anaïs, car déjà le poisson était loin d’être son plat favori. Au fur et à mesure du voyage, sans obligation bien sûr, elle a fini par apprécier les différents plats que nous avons concocté. Ce que nous préférons, ce sont les poissons pélagiques : thon, bonite, thazar, dorade coryphène, marlin, etc.

Nous n’avons d’ailleurs cuisiné qu’avec du poisson pêché par nous-mêmes : quitte à en vouloir, autant tenter de l’attraper plutôt que de l’acheter au supermarché. Même si dans beaucoup d’îles, il est souvent pêché localement.

Mais sur l’intégralité de notre voyage, nous n’avons pas pêché si souvent que cela. D’abord, parce que nous n’en ressentions pas le besoin, sinon, parce que ça ne mordait pas tout simplement. Nos plus belles prises ont été attrapées pendant nos grandes traversées d’océan (lien) où pour le coup, nous avons réussi à nous faire de nombreux bons repas avec du poisson, voire même des conserves pour le garder plus longtemps.

 

La pêche à la traîne

 

La pêche à la traîne, c’est la technique la plus simple. Une fois le leurre dans l’eau, il n’y a plus qu’à attendre tout en continuant de naviguer vers sa destination.

 

Les cannes et moulinets
  • Une canne de traîne de base (Sealine Travel Trolling 175-3050) avec un moulinet Penn Senator 6/0 avec 300m de fil nylon de 60lbs.
  • Une autre canne de traîne de base (Penn Slammer 6’6’’) avec un moulinet Penn Senator 4/0 avec 200 m de fil nylon de 60 lbs. On l’a trouvé au fond de l’eau coincée sous notre ancre ! ça c’est du trésor 🙂

  • Une traîne embobinée sur du liège avec une bonne longueur de bout et 2m de fil nylon pour finir.
Ligne de traîne embobinée sur une plaque de liège.

Note : Les deux cannes sont dans des portes cannes sur le balcon, dont un fait maison avec du tube PVC.

Les leurres
  • Des poulpes en plastique de différentes couleurs de 12 ou 18 cm (achetés en lot sur Amazon, c’est pas cher);
  • Des plombs olives de 10g qui rentrent dans la tête du poulpe;
  • Des hameçons de taille 9/0 ou 8/0.
Leurres de traîne sous forme de poulpes plombés de 10g dans la tête.

Variante : en navigation, lorsque je trouve des gros poissons volants morts sur le pont, je les utilise comme leurres en leur plaçant un hameçon dans le corps à travers la bouche (un peu laborieux). J’ai attrapé une belle coryphène avec cette technique !

Le montage

Je fais le montage le plus simple sans utiliser d’émerillons : c’est-à-dire un nœud universel (ou nœud du pendu) directement sur l’hameçon après être passé dans le poulpe et le plomb.

Aux Bahamas, nous avons ajouté un bas de ligne en métal car les barracudas nous coupaient toutes les lignes ! Malheureusement, on remontait par la suite tous les barracudas du coin…. Et ils ne se mangent pas, atteints de la ciguaterra là-bas.

Bas de ligne en acier pour éviter des perdre tout ses leurres.

A ne pas oublier, l’équipement indispensable : une gaffe à poisson pour le remonter à bord. Ne pas chercher à lui mettre dans les ouïes mais lui planter directement dans le crâne. C’est barbare mais plus efficace.

Mes plus grosses prises, c’étaient un marlin d’1m50, un thon >10kg et de belles grosses coryphènes !:)

Belle dorade coryphène attrapée à la traîne pendant notre navigation.
Dorade coryphène pêchée aux Exumas.
 

Mes petits conseils

 

Utilisez des moulinets Penn Senator 6/0 au moins voire plus gros. Les cannes ne sont pas nécessaires, vous pouvez installer le moulinet sur un chandelier ou autre chose. Cependant, je pense qu’elles amortissent un peu le choc pour le poisson, ça doit pouvoir éviter d’arracher sa mâchoire.

Acheter beaucoup d’hameçons, poulpes et plombs avant de partir, on en perd pas mal !

Recette des conserves de poisson

 

Lorsque l’on pêche un poisson trop conséquent pour être mangé à deux en peu de temps, on en fait des conserves pour pouvoir le garder un moment. De plus, cela évite de devoir manger du poisson à tous les repas pendant 4 jours !

Voici la recette des conserves de poisson :

Premièrement, il faut préparer plusieurs bocaux : les nettoyer et les stériliser dans l’eau bouillante pendant une bonne demi-heure. Nous utilisons toutes sortes de bocaux, type confiture ou plats préparés du commerce. Pas forcément avec des joints, des pots tout simples ont fonctionné sans problème.

Ensuite, on cuisine son poisson (comme on veut). Nous aimons bien le cuisiner avec du lait de coco au curry, avec des oignons et des pommes de terre. On ne cuit pas excessivement le poisson pour éviter la surcuisson lors de la stérilisation du bocal.

Une fois son plat préparé, on remplit les bocaux avec. On les met dans une cocotte minute (on fera plusieurs tours s’il y a trop de bocaux), avec un peu d’eau de mer dans le fond. L’’eau de mer a une température d’ébullition plus élevée, ce qui rend la stérilisation plus rapide. On cuit le tout sous pression pendant au moins une bonne demi heure. Je ne sais pas exactement si ça suffit, mais on essaye d’économiser un peu de gaz quand même. Nous n’avons jamais eu de souci avec cette méthode.

Et voilà, c’est terminé ! Une fois refroidis, on range les bocaux et on n’oublie pas de vérifier le lendemain si certains fuient (ils font des bulles dans ce cas-là et c’est le signe que la conserve n’est plus hermétique). Dans ce cas, mieux vaut jeter le pot et son contenu, ou le manger dans la journée.

 

La chasse sous-marine

 

Plus comme activité que par nécessité, au mouillage de temps en temps, on va à la chasse sous-marine. Avec un harpon chacun, palme, masque et tuba, des plombs autour de la taille, un couteau et notre souffle, on part explorer les fonds sous-marins. Ce que l’on préfère, c’est trouver des langoustes bien sûr !

Cependant entre réussir à approcher des poissons suffisamment près, savoir lesquels sont bons à manger et lesquels sont sans risque pour la santé (attention à la ciguatera sous les tropiques!), avoir le courage de tout nettoyer après avoir chassé, on ne ramène souvent pas grand-chose au final…

Nous avons à bord deux harpons : un Beuchat de 75 cm et un Beuchat de 90 cm.

Fusil harpon pour la chasse sous-marine

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