Majorque – Calanque de Sa Calobra

Damien et Anaïs en palmes, masques et tubas dans la calanque de Sa Calobra, à Majorque.

Il fallait bien écrire un article sur ce magnifique mouillage dans la calanque de Sa Calobra, au nord-ouest de l’île de Majorque. C’est vraiment pour nous le plus beau mouillage depuis le début de notre aventure !

On est arrivé sous spi depuis le cap de Formentor, précisément depuis la Cala Figuera plus au nord, où on a passé une nuit plutôt agitée à causes des vagues. Obligé de mettre un mouillage arrière en pleine nuit pour se caler dans leur axe !

Après une navigation de quelques heures, en longeant la côte et ses falaises vertigineuses qui plongent dans la mer, on aperçoit enfin l’entrée de la Cala Sa Calobra, entre deux pics rocheux. L’endroit est magnifique ! Les falaises sont très hautes, les arbres descendent le long des pentes et la mer est d’un beau bleu turquoise.

Il y a de la place pour mouiller, on peut être nombreux sans se gêner ni être trop près de ses voisins.

Une petite plage est présente au fond de la calanque à l’est, elle termine en fait un long canyon qui s’enfonce dans les terres.

Nous mouillons par 11 m de fond, seuls quelques voiliers restent aussi pour la soirée et la nuit autour. Il ne fait pas trop chaud, ce qui est bien agréable après la chaleur vécue à Pollensa, plus au nord. Ici, la légère brise rafraîchit presque et on passe enfin une nuit bien agréable, sans remous et sans vent (donc sans crainte de sentir le bateau bouger voire déraper !) On commence à avoir confiance en notre ancre, mais ça n’empêche de rester inquiet quand le vent se met à souffler très fort au milieu de la nuit !

Cela nous fait donc beaucoup de bien de pouvoir se reposer une nuit entière. Mais on choisit de se lever assez tôt, si possible avant le flot de touristes qui envahira la petite plage dès midi.

On débarque en annexe sur une autre plage minuscule, au sud de la calanque, dominée par de nombreux restaurants et magasins de souvenirs (aux abords village de Sa Calobra). Le lieu garde néanmoins beaucoup de charme car le paysage est splendide ! On ne se lasse de faire des photos autour de nous. Nous sommes encore peu nombreux à nous promener à terre en début de matinée et le mouillage reste calme. Les bateaux qui viennent à la journée ne sont pas encore arrivés.

On marche vers un tunnel creusé à flanc de montagne qui rejoint la plage et le fameux canyon, avec son torrent appelé « Torrent de Pareis » à l’est. Il fait frais à l’intérieur ce tunnel, c’est un vrai bonheur ! Car le soleil tape déjà fort de l’autre côté !

On décide de remonter le canyon, la randonnée indiquait en amont un fort dénivelé et 6 h (!) de marche (mais on ne sait pas encore si c’est 6 h aller-retour ou seulement un aller). On tente quand même pour découvrir un peu le paysage !

Les parois sont immenses autour de nous, il fait très chaud et il n’y a pas beaucoup d’ombre pour s’abriter. Le torrent est presque asséché, il ne reste que des flaques remplies d’algues et de grenouilles. Nous marchons par endroit sur des petits graviers polis mais parfois, le chemin est beaucoup plus escarpé. Il faut grimper sur de gros rochers (eux aussi polis, donc glissants) et traverser des passages étroits dans des broussailles. Nous apercevons une petite chèvre entre les roches. Il y en a plein dans la région, on les voit de loin à flanc de montagne, surtout en début de soirée.

Nous croisons beaucoup de randonneurs dans l’autre sens et au bout d’un moment, nous décidons d’interroger un couple pour savoir à combien de distance se situe l’extrémité du canyon. Ils nous confirment que c’est bien 5 h ou 6 h de marche… Eux sont partis très tôt le matin et feront le retour en bus (apparemment c’est plutôt bien organisé et la randonnée « officielle » se fait dans l’autre sens car en descente). Ils nous déconseillent de continuer, surtout par cette chaleur, et parce que nous n’avons pas de corde avec nous. En effet, certains passages sont très pentus et glissants, il faut de quoi se sécuriser.

Nous rebroussons chemin (de toute façon, nous n’avions pas assez d’eau sur nous !), en crapahutant dans l’autre sens. Le lieu est vraiment magique, très calme, et surtout tellement impressionnant entouré de ces falaises immenses et de ces montagnes ! La randonnée entière doit vraiment être sympa à faire.

Nous retrouvons la plage qui marque la fin du canyon, mais aussi de nombreux touristes et parasols qui semblent avoir poussés là comme par magie à notre retour.

Bien qu’heureux de retrouver la fraîcheur du tunnel, il faut maintenant jouer des coudes pour avancer. Le mouillage lui, s’est rempli de bateaux à moteur et petits yachts. Et sans surprise, les restaurants sont pris d’assauts dans le petit village. Notre annexe restée seule sur la petite plage (ce matin déserte) fait peine à voir, avec des personnes allongées tout autour. Vite, retour au bateau, pour profiter d’une belle après-midi à l’ombre de notre bimini, en attendant que le lieu retrouve son calme dans la soirée.

2 commentaires

    1. Merci beaucoup ! On en a bien profité de cet endroit, c’était vraiment superbe ! Maintenant, on est à Puerto Soller, un peu plus au sud. Beaucoup plus de monde par ici !

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