Bahamas : mouillages paradisiaques le long des Exumas, de Pipe Cay à Allan’s Cay (2/2)

Banc de sable dans Pipe Creek aux Exumas, Bahamas.

Note : Nous avons choisi de naviguer aux Bahamas pendant tout le mois de juin 2018. Sachant que nous étions au début de la saison cyclonique, les dates officielles étant du 1er juin au 30 novembre. On ne recommande pas de rester dans la zone à risques pendant cette période bien évidemment. Mais juste dire, par rapport à notre expérience personnelle, que nous n’avons pas rencontré de soucis particuliers niveau météo pendant ce mois de juin (pas de cyclone ni tempête aux Bahamas). Nous avons quand même fait face ensuite à de nombreux orages plutôt menaçants lors de notre navigation entre les Bahamas et le Guatemala (fin juin / début juillet)…

Nous naviguons de mouillages en mouillages au cœur du petit archipel magnifique des Exumas depuis maintenant une semaine. Nous avons pu nous arrêter à Georgetown et sur les îles, les « cays », de Stocking Island, Lee Stocking Island, Cave Cay, Little Farmer’s Cay, Staniel Cay et Big Major’s Spot.

Nous montons donc toujours vers le nord, avec notamment un stop dans le parc naturel des Exumas, The Exuma Cays Land and Sea Park. Nous avons eu beaucoup plus de chance avec la météo cette fois-ci, le soleil sera plus présent et même quelques grains viendront de temps en temps rafraîchir l’atmosphère, si chaude en ce mois de juin.

 

 

 

Pipe Cay, par le banc

 

Sans doute notre plus beau mouillage aux Bahamas ! Nous sommes arrivés à marée haute dans la passe entre les deux petites îles, Pipe Cay et Little Pipe Cay, après une navigation sur le Bahama Bank. Nous n’avons plus accès à l’application Navionics, nos 15 jours gratuits ont expiré. Il nous faut désormais être très vigilant en naviguant dans la région, avec nos cartes papiers, notre guide nautique et le GPS sur OpenCPN. La passe est étroite, entre rochers et bancs de sable. On jette l’ancre juste au sud de Pipe Cay, dans 2 m d’eau à marée basse.

Manwë au mouillage à Pipe Creek dans les Exumas, aux Bahamas.

Nous sommes ainsi dans l’entrée de Pipe Creek, une sorte de grand lagon parsemé d’îlots plein de charme, pour la plupart propriétés privées. De nombreux bancs de sable entre les îles se dévoilent en fonction de la marée. Le paysage est paisible et magnifique. Un vrai décor de carte postale ! Quelques bateaux sont mouillés non loin mais bizarre, nous ne verrons personne à leur bord.

Ce qui rend l’environnement si magique, ce sont ces fameux bancs de sable ! A marée basse, l’un d’eux s’assèche non loin, on peut marcher dessus et s’enfoncer dans le sable blanc doux et gluant. A marée haute, on a de l’eau jusqu’aux genoux mais l’expérience est tout aussi amusante ! Évidemment, c’est prisé des touristes, qui se font déposer là aux différentes heures de la journée, mais le mouillage reste malgré tout très tranquille. Rien à voir avec Big Major’s Spot plus au sud !

Un peu de snorkeling le long de la côte de Pipe Cay, à la rencontre des petites tortues, des raies (toujours la pastenague américaine) et des beaux poissons. Ensuite, on décide de partir explorer en annexe les dédales de Pipe Creek. Le plus bel îlot se trouve au centre, il correspond tout à fait à l’idée que l’on se fait du lieu paradisiaque !

Imaginez, une minuscule île recouverte de végétation dont des cocotiers. Des plages de sable blanc. De l’eau aux multiples reflets turquoises tout autour. Quelques maisons de bois, avec un toit en feuilles, montées sur pilotis. Certaines avec terrasses et vues sur la mer. Un ponton de bois où un beau catamaran luxueux est amarré. Vous visualisez ? Eh bien c’est notre décor juste derrière Manwë ! Nous ne saurons pas à qui appartient cet îlot idyllique mais nous ne sommes pas si mal nous non plus, à quelques centaines de mètres sur notre embarcation flottante ! On a le même paysage qu’eux après tout:)

Retour à bord. L’absence de vent nous permet d’observer toute la puissance du courant qui, à chaque renversement de marée, fait tourner Manwë dans un sens ou l’autre. C’est d’ailleurs plutôt difficile de se baigner !

Mais ce courant fort n’a pas que des avantages… Il nous faut quelques essais avec deux ancres pour gérer la renverse sans bruit ni dérapage. C’est la méthode locale, dite mouillage à la bahaméenne, qui est évidemment la plus efficace. Il faut mouiller son ancre avant dans le sens du courant et une deuxième à l’avant également mais dans le sens opposé. Et ça fonctionne !

Et puis, sans vent,… nous avons chaud ! Pas une brise à l’horizon ! L’eau autour du voilier est un vrai lac, bougeant seulement suite aux remous impressionnants du courant. Hublots grands ouverts, il fait quand même 35° voire plus à l’intérieur du bateau en journée (je ne parle même pas en plein soleil dehors) et la nuit, ça descend à peine jusqu’à 30°… Dur de s’habituer. Chaque micro souffle d’air est le bienvenu mais ne dure jamais longtemps… Ce sont en plus les moustiques qui s’invitent chaque soir à bord. Heureusement, nos moustiquaires dans nos cabines sont assez efficaces, sinon là, impossible de dormir !

 

 

Malgré les attaques incessantes des moustiques, on aime rester dehors une fois la nuit tombée, à admirer le ciel si pur au-dessus de nos têtes ! C’est un dôme bleu sombre parfait, avec la Voie Lactée qui le traverse de part en part. Vénus, Jupiter, Saturne, on peut voir au même moment ces trois planètes accrochées à la voûte étoilée, c’est vraiment magnifique ! Plus tard dans la nuit, c’est Mars qui pointe le bout de son nez, tandis que le croissant de lune brille lui-aussi d’une couleur magique. On ne s’en lasse pas !

Vous l’aurez compris, Pipe Cay restera un de nos mouillages préférés au sein des Bahamas:)

 

Warderick Wells, par le banc

 

Bon, il faut l’avouer, ce mouillage au cœur de la réserve protégée des Exumas arrive juste après dans nos préférences:)

Au coeur de la nature sur l'îlot de Warderick Wells, dans les Exumas aux Bahamas.

Nous restons côté banc pour parcourir la quinzaine de milles au moteur (toujours aucun signe du vent) jusqu’au Exuma Cays Land and Sea Park, qui s’étend de Little Bell Island au sud à Shroud Cay au nord. Les règles y sont strictes comme dans toute réserve, afin de protéger la faune et la flore : mouillage sur bouée, interdiction de pêcher (même dans l’Exuma Sound jusqu’à 4 milles au large), de ramasser coquillages ou végétation, etc.

Note : Nous n’avons fait aucun autre stop au sein du parc, à part Warderick Wells. Nous ne savons pas comment ça se passe pour les mouillages en dehors de cette cay. Il y a 3 zones de bouées sur Warderick Wells : the North Mooring Field, the South Mooring Field et Emerald Rock. Apparemment, on peut mettre son ancre en dehors des bouées, au large d’Emerald Rock, mais ça reste payant de toute manière. Il faut annoncer son arrivée via VHF, canal 9, au Park Headquarters, installé au nord de l’île.

Nous arrivons au nord de Warderick Wells, où le Park Headquarters nous indique un numéro de bouée disponible au sein du North Mooring Field. Il faut suivre un chenal balisé, plutôt étroit, de 4 m de profondeur environ. Ce n’est pas dur, il suffit de rester dans la zone bleue sombre ! Les bouées sont installées dans le chenal en arc de cercle le long de la côte. C’est amusant car les bateaux se retrouvent ainsi tous en file indienne, dans le même sens en fonction du courant^^

Tout en s’amarrant sur la bouée numéro 13, non loin de la plage principale, on admire le paysage aux alentours. C’est beau, presque à en couper le souffle ! Pour une fois, je commence à imaginer ce que doit être la Polynésie, ça doit fortement y ressembler. Les couleurs sont magiques, que ce soit le bleu de l’eau qui varie en fonction des profondeurs, le blanc du sable sur les plages, le vert de la végétation foisonnante, le bleu du ciel… Comment s’en lasser ?

On saute dans l’annexe pour nous rendre au Park Headquarters et régler notre bouée. Les bureaux sont dans la grande maison de bois sur pilotis, à la fois mini-boutique et mini-musée. On peut récupérer des cartes de l’île, pour les trails ou les lieux de snorkeling.

Note : Nous avons payé 20$ la nuit, tarif pour un bateau dont la longueur est inférieure à 39,11 pieds.

C’est parti pour une petite randonnée à l’intérieur de Walderick Wells ! On passe sur la plage qui borde le mouillage, où on peut voir un immense squelette de baleine. Puis, nous montons au sommet le plus haut de l’île (quelques dizaines de m de hauteur…), Boo Boo Hill. Son nom viendrait du fait que les nuits de pleine lune, on entendrait les hurlements des défunts morts lors de naufrages dans la région. Warderick Wells était en effet une destination très prisée des pirates au XVIIIème siècle, époque où il devait y avoir de nombreuses épaves !

En haut de Boo Boo Hill, on peut admirer le magnifique panorama sur l’île et sur le North Mooring Field. Il est écrit sur place «In a clear day, you can see from here to eternity ». On pourrait fortement y croire ! La coutume est de laisser le nom de son bateau inscrit sur une plaque de bois, ce qu’on fait sans hésiter.

Il fait une chaleur torride au cœur de l’île, le soleil nous assomme. On poursuit notre chemin mais le peu d’ombre nous empêche de continuer trop longtemps. La végétation est sèche, un peu hostile même, mais on passe certaines clairières et plages toutes jolies (notamment Butterfly Beach & Lucky Spot Beach, des vrai bijoux!). La roche est si érodée et acérée qu’on croirait qu’une pluie acide s’est abattue sur elle. Certains rochers sonnent creux, produisant de la musique quand on marche dessus. Par endroit, on trouve aussi des énormes trous dans le sol, avec de l’eau stagnante au fond. On pourrait imaginer ces puits servir pour des campements de pirates !

 

 

Pour finir cette belle journée dans ce petit paradis, une rencontre avec le fond sous-marin s’impose. Les lieux de snorkeling sont nombreux autour de l’île, nous optons pour « The Rangers Garden » non loin du mouillage, de l’autre côté du banc de sable. Des bouées sont disponibles pour les annexes. Il faut faire attention au courant mais le paysage sous-marin en vaut la peine ! Nous croisons une tortue, des poissons-perroquets, un couple de balistes royales, un requin nourrice endormi sous un rocher et toutes sortes d’anges magnifiques ! Anges royaux, anges gris, un jeune ange français, un ange des Caraïbes…

 

Norman’s Cay, par Norman’s Cay Cut

 

Nous préférons ressortir dans l’Exuma Sound pour naviguer jusqu’à Norman’s Cay, il y a moins de distance. Nous empruntons Walderick Wells Cut au nord pour rejoindre l’océan Atlantique. Aucun souci particulier, cette passe est bien large et bien définie.

Quelques milles plus au nord, nous retournons dans le Bahama Bank via Norman’s Cay Cut au sud de Norman’s Cay. Il faut veiller à bien rester entre les rochers affleurants au sud et ceux sous l’eau proches des petites cays au nord. Une fois devant « The Pond » au sud de Norman’s Cay, un immense lagon qui s’enfonce entre les deux bandes principales de l’île, on peut mouiller dans une profondeur d’eau d’environ 4 m.

On se retrouve dans le courant mais nous n’avons même pas eu besoin de mettre deux ancres cette fois-ci, la renverse se faisant calmement, sans rochers ni bateaux aux alentours pour gêner. Le paysage est plutôt joli avec la vue sur le lagon au nord et sur les petits îlots au sud. La bande de terre ouest de Norman’s Cay comporte une piste d’aéroport et un chantier actif, heureusement peu bruyant, qui construit une nouvelle marina. Le spot le plus intéressant reste le petit avion à aller voir sous l’eau non loin de là, à l’entrée du lagon !

Epave d'avion à Norman's Cay aux Bahamas.

Cette épave d’avion est réputée par ici, il s’agit d’un des vestiges du trafic de drogue de Carlos Lehder, qui avait fait de Norman’s Cay son bastion dans les années 1970. La piste d’aviation était donc très utile à l’époque pour ces activités illégales, arrêtées par les autorités au début des années 80. Il ne reste quasiment rien des anciens bâtiments du cartel, détruits en vue de la future marina. A part le petit avion !

Pas si petit que ça au final, rien à voir avec celui de Staniel Cay que nous avions vu. Il est très accessible, à marée basse, les hauteurs du fuselage dépassent de l’eau. Recouvert de coraux, le site est très beau et les poissons ont élu domicile dans les différentes parties de l’avion. On en retrouve d’ailleurs tous les morceaux au fond ! C’est amusant de nager autour, attention quand même au courant. Les sergents-major sur place sont très curieux, ils nous suivaient sans cesse, nous entourant pour venir presque nous toucher !

 

 

Nous essuierons un bon grain en fin de soirée à bord de Manwë. Cela faisait longtemps ! Le vent s’est mis à souffler subitement et la pluie à tomber drue ! Ça rince le bateau:) Et surtout ça rafraîchit l’atmosphère ! La température est descendue de 5 degrés durant la nuit, ce qui fut très agréable. Bon, on étant content quand même quand ça s’est calmé, c’est impressionnant de voir comment le bateau tente de réagir ! Entre le courant et le vent, dans les deux sens opposés, notre voilier ne savait plus quoi faire !

 

Highbourne Cay, par Highbourne Cay Cut

 

Nous repassons Norman’s Cay Cut pour ressortir côté océan, en vue de monter jusqu’à Highbourne Cay. C’est là aussi plus rapide par l’Exuma Sound que par le Bahama Bank. Il nous faut rentrer par la passe de Highbourne Cay Cut, assez étroite mais nous avons le courant avec nous. L’île en forme de H est privée et son seul intérêt réside dans la petite marina installée au sud. Si on peut appeler ça un intérêt…

Nous mouillons juste devant, presque au milieu de la passe, juste pour pouvoir nous rendre à terre à la recherche de wifi. C’est parmi les énormes yachts luxueux et les bateaux de pêche au gros que nous nous faufilons jusqu’au ponton à annexe. Un panneau indique que les visiteurs doivent obligatoirement se présenter au bureau de la marina. Pas dur à trouver, il n’y a que deux bâtiments visibles le long de la plage.

Il fait une chaleur suffocante, la climatisation du bureau est un réel bonheur ! On prend peur, un autre panneau à l’intérieur annonce que les visiteurs, non clients de la marina, doivent s’acquitter de la somme de 25$US pour visiter l’île et d’autant pour profiter du wifi. Aie, c’est pas un cher tout ça ?

Finalement, l’employée à l’accueil nous propose de nous rendre directement au restaurant, sur les hauteurs de la plage, pour se renseigner pour le wifi. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les serveurs nous installent à une petite table, non loin d’Américains en vacances engloutissant hamburgers, frites et pizzas. Puis nous amènent un code. Ouf, on peut se connecter ! On prendre tout de même une boisson mais attention la carte est horriblement chère…

Une fois nos activités sur internet effectuées, nous n’avons pas besoin de rester plus longtemps sur cette île. Nous filons donc en fin d’après-midi vers le nord, par le banc, pour notre dernière étape dans les Exumas : les Allan’s Cays.

 

Allan’s Cay, par le banc

 

Nous entrons dans le lagon entre les îlots par la passe entre S/W Allan’s Cay et Allan’s Cay la principale. Il faut bien rester au milieu mais pas de problème avec la profondeur. Nous préférons mouiller proche d’Allan’s Cay, le long de sa côte est, mais le lagon qui nous sépare de Leaf Cay en face est suffisamment profond pour nous, même à marée basse.

Iguane des Bahamas rencontré sur Leaf Cay, au nord des Exumas.

Deux ancres nous seront nécessaires pour gérer le courant ici, avec un mouillage à la bahaméenne. Point de vent encore, nous aurons bien chaud pour ce dernier stop aux Exumas ! Il faut se rafraîchir régulièrement dans l’eau (ce qui est loin d’être désagréable) et surtout prier ensuite pour que les orages ne se dirigent pas droit sur nous. Car tous les soirs, sans doute en raison des températures élevées en journée et qui s’abaissent légèrement en soirée, ce sont d’énormes orages qui apparaissent à l’horizon. Les éclairs fusent, les nuages immenses s’illuminent ! On dirait à chaque fois des gigantesques champignons atomiques qui embrasent le ciel ! C’est un spectacle impressionnant, mais on préfère l’admirer de loin…

Dès que le ciel se dégage, c’est la majestueuse voûte étoilée qui s’offre à nous. Les constellations, les étoiles, les planètes, c’est une vue magnifique à chaque fois à observer sans modération sur le pont de notre voilier, au clair de lune…

L’attraction des Allan’s Cay n’est pas vraiment au-dessus de nos têtes mais sur terre, sur les îlots à proprement dits. Ce sont les refuges des iguanes bahaméens, une espèce endémique des Bahamas. On peut en trouver sur d’autres cays plus au sud dans les Exumas, mais ici, c’est un vrai business touristique !

C’est un ballet incessant de bateaux qui viennent déverser des touristes sur le sable de Leaf Cay, dans un bruit de moteur et de musique pop. Nous avons quelques heures de répit en milieu de journée et c’est reparti de plus belle, jusqu’à 3 ou 4 canots en même temps sur la petite plage ! Les iguanes semblent s’en donner à cœur joie, ils courent (enfin rampent) avec assurance vers les touristes, avides de nourriture !

Nous tentons notre chance au coucher du soleil. Les iguanes, bien repus, redeviennent bien alertes quand on leur envoie un peu de sable, persuadés qu’on vient encore les nourrir ! Ils sont gros et peu farouches ! Beaucoup moins en tout cas que ceux qui peuplent Petite Terre en Guadeloupe, moins habituées à la présence humaine.

 

 

A part les touristes, qui ne restent jamais trop longtemps, nous ne sommes pas nombreux dans le mouillage. Nous pensons donc profiter de cette relative tranquillité mais c’était sans compter sur une bande d’Américains, bien décidés à nous gâcher le peu de calme restant… Ils débarquent en fin de matinée sur un mini-yacht et mouillent juste devant nous, mais alors vraiment juste devant (alors que la zone est bien large).

Musique à fond aussitôt, tellement assourdissante qu’on s’entend à peine parler sur notre propre voilier. On se regarde, Damien et moi, dépités. On a surtout peur qu’ils restent le soir et que ce soit comme à Big Major’s Spot ! Alors Damien n’hésite pas, il se rend en paddle vers le yacht pour en avoir le cœur net. L’un des hommes d’équipage lui répond sèchement qu’ils ne restent pas pour la nuit mais qu’ils refusent de mouiller plus loin.

Bon, on devra subir leur musique toute la journée mais espérer pouvoir dormir tranquille. De toute manière, ils sont une quinzaine, sans compter les 3 membres d’équipage. Impossible de les faire tous dormir à bord du petit yacht.

Les jeunes d’environ 30 ans finissent par se rendre sur la plage, emmenant évidemment enceinte et alcool avec eux. Pauvres iguanes… Le charmant groupe passera plusieurs heures au soleil sur la plage, à boire, à tourner dans le mouillage pour faire de la bouée tractée, à se prendre en photo (surtout les filles) et à écouter leur musique toujours aussi forte. De loin, tout ceci semble assez cliché, les filles sont toutes blondes, avec un joli corps (on ne peut pas le nier), vêtus de bikinis pailletés, de bikini avec string, ou juste… d’un string !

Cela choquera d‘ailleurs une autre famille américaine arrivée peu après sur un catamaran, que nous irons saluer le soir venu. Le jeune garçon de la famille n’étant pas habitué à Chicago à voir des filles seins nus !

C’est avec un grand soulagement qu’on voit enfin le yacht relever son ancre et déguerpir en fin d’après-midi. Ouf ! Malgré les touristes et ces Américains peu respectueux, le mouillage d’Allan’s Cay reste tout de même très agréable. Nous profitons au maximum de nos derniers instants aux Exumas.

Un peu de snorkeling s’impose donc, que se passe-t-il sous l’eau près du rivage ? Eh bien, c’est vraiment superbe, on peut admirer encore tellement d’espèces de poissons différentes ! Les Bahamas sont vraiment un paradis pour la plongée. Des anges royaux magnifiques (évidemment nos préférés), des papillons ocellés, des girelles têtes bleues, des perroquets multicolores, des castagnoles bleues, une demoiselle queue jaune… et un barracuda ! Bien gros encore celui-là ! Même si je sais qu’ils n’attaquent pas, je nage le plus rapidement possible vers Manwë, je ne les aime vraiment pas ces poissons-là !

Voici donc la fin de notre périple à travers les Exumas. Ne manquez pas la première partie de cet archipel, qu’on vous décrit dans notre article « Bahamas : mouillages paradisiaques le long des Exumas, de Georgetown à Big Major’s Spot (1/2) » !

Prochaine escale, la capitale des Bahamas : Nassau ! J’en ai tellement entendu parler, en bien, en mal, dans les films, les séries… Nous verrons bien ce que la ville a à nous offrir !

Qu’avez-vous pensé de cet article ? Projetez-vous de visiter à votre tour les Bahamas ? Ou pourquoi pas plus précisément les Exumas ?

2 commentaires

  1. Bonjour,
    Je tiens à vous féliciter pour vos articles : ils contiennent plein d’informations utiles ( formalités, wifi, coups de cœur ) qui seront bien utiles aux autres voyageurs ( J – 86 avant notre départ ) , sont bien écrits et sans fautes d’orthographe ce qui devient rare. Parmi vos photos j’ai une préférence pour les clichés sous-marins.
    Continuez comme ça et peut-être à un ce ces jours, qui sait?
    Bons vents.

    1. Merci beaucoup, ça nous fait très plaisir ! Les Bahamas se prêtaient bien à des belles photos sous l’eau en effet. On en a bien profité et encore quelques-uns sous le coude à faire partager ! On compte bien sinon monter quelques vidéos sur nos snorkeling aussi dans la foulée, ne manquez pas notre chaîne Youtube 🙂
      Oui pourquoi pas, à une future rencontre sur l’eau ! Vous partez d’où ?

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