1 semaine pour visiter la Martinique (4/5) : révision moteur, randonnée sur la côte est et kitesurf

Côte est de la Martinique, sur la pointe du Vauclin.
Aujourd’hui, c’est le jour de la révision de notre moteur !

 

Notre Perkins Prima 50 est un moteur terrestre avec une courroie de distribution. Le changement de cette courroie tous les 5 ans (ou 800h de fonctionnement) est assez délicat pour des novices en mécanique comme nous. Grâce au stage de mécanique moteur diesel que Damien a fait avant de partir, il peut faire seul l’entretien courant mais ne préfère pas encore se lancer dans le changement de cette courroie qui est un élément crucial du moteur. Comme elle avait été changé pour la dernière fois par l’ancien propriétaire du bateau, il est temps de le faire avant d’aller s’aventurer plus loin. On profite donc faire intervenir un professionnel pour régler les fuites de liquides (que je croyait être de l’huile), et faire un petit check-up de l’ensemble.

Nous avons fait appel à Mécanique Plaisance sur la marina du Marin. Le responsable Jean-Paul était d’abord venu établir un devis quelques jours plus tôt. Nous pouvons même rester au mouillage pour ces opérations, pratique, même s’il y aura sans doute quelques allers et retours en annexe jusqu’à leur atelier dans la journée.

Damien est donc tout désigné pour rester à bord aujourd’hui afin d’observer l’employé et son stagiaire venus travailler sur notre moteur. Après tout, c’est lui qui s’y connaît le mieux. Mais Morgane et moi n’avons pas l’intention de nous éterniser sur le bateau pendant ce temps.

Fan désormais de plongée sous-marine, et bien que nous ayons réservé deux plongées pour le vendredi matin suivant, Morgane ne résiste pas à l’appel d’une sortie en mer tôt le matin. Elle plonge vers 8h, je la retrouverai donc au ponton en milieu de matinée pour qu’on aille se promener ensuite. Je reste à bord, trop contente de me consacrer un peu à notre blog. Difficile pendant une telle semaine à visiter la Martinique de long en large de trouver un petit moment pour écrire…

 

Révision de notre moteur Prima Perkins 50

(c’est Damien qui parle maintenant !)

Le changement de la courroie de distribution n’est finalement pas très compliqué, mais il ne s’improvise pas si l’on ne l’a jamais vu faire. Les points clés sont le blocage du moteur par des tiges enfoncées dans certains engrenages, de façon à ne pas dérégler la chronologie de fonctionnement du moteur diesel, à savoir injection, compression, explosion et décompression.

Blocage du moteur diesel par des tiges enfoncées.

Est-ce que je la changerai seul la prochaine fois ? Techniquement je pourrais, mais pas sûr que je le fasse, c’est quand même une grosse responsabilité… à voir dans 5 ans.

Le démontage de la courroie de distribution offre la possibilité de changer la pompe à eau (liquide de refroidissement) qui, d’après le chef d’atelier, fuyait. Encore un gros budget pour un bout de métal, mais bon on ne rechigne pas sur l’entretien du moteur ! C’est tout de même un élément de sécurité très important en plus d’être un élément de confort.

J’ai bien suivi l’intervention avec Christophe de Mécanique Plaisance, qui est très sympa et professionnel.

Les étapes d’un changement de courroie de ‘distrib’ sur un Perkins Prima 50 sont donc les suivantes :

  • Dépose de la courroie d’alternateur
  • Dépose des poulies d’entraînement
  • Dépose du capot de protection de la courroie de distribution
  • Blocage du moteur en 3 endroits avec des tiges
  • Dépose de la courroie
  • Dépose des galets
  • Contrôle et changement de la pompe à eau si nécessaire

Courroie de distribution démontée du moteur diesel.

Courroie de distribution démontée.

Et ensuite on remonte tout ça. On refait le plein de liquide de refroidissement qui s’est bien déversé dans les cales lors du changement de la pompe à eau. La tension de la courroie de distribution est ajustée à l’aide de l’un des deux galets.

Moteur sans la pompe à eau.

Pompe à eau démontée.

Pompe à eau du moteur diesel démontée.

J’ai changé au passage la courroie d’alternateur qui commençait à se faire vieille.

On a ensuite resserré les tuyaux d’injection de gasoil qui était les fautifs dans mes fuites de liquide. Ainsi que contrôlé le fonctionnement des sondes de température et de pression d’huile car les avertisseurs sonores et visuels ne fonctionnaient plus (problème de connexion au tableau électrique).

Enfin, en voulant régler l’embrayage qui apparemment était décalé avec l’accélération, on s’est aperçu qu’une pièce du boîtier de commande était cassée à l’intérieur. Il me faudra donc changer toute la manette (Christophe me laissera le faire pour ne pas me facturer de la main d’œuvre).

Pour finir, j’ai nettoyé pendant une bonne heure les résidus de fuites de carburant dans les cales ainsi que ceux de la vidange du liquide de refroidissement et de l’eau qui traînait également au fond.

 

Randonnée autour de la pointe du Vauclin

(là c’est Anaïs qui reprend la parole)

 

Je retrouve Morgane vers 10h30 et nous filons avec la petite 107 sur la côte est de l’île. Sur notre carte des randonnées, une nous semble très appropriée pour cette belle journée (on aura de la chance avec la météo aujourd’hui!), près de la ville du Vauclin. La petite ville est très jolie, avec ses maisons colorées et sa jetée le long de la côte. Dommage, encore une fois ici, les algues, les sargasses, recouvrent complètement la plage.

On se gare au niveau du parking de l’UCPA, dans le quartier de Château Paille. Un panneau nous indique le début de la boucle de la pointe du Vauclin. 2h30 de randonnée annoncée. Tout au long du parcours, des bornes précisent le sentier à suivre, parfois un peu difficiles à apercevoir tant elles se confondent dans le paysage. Mais on finit toujours par retrouver son chemin.

Borne pour indiquer le sentier de randonnée de la pointe du Vauclin.

La boucle longe la côte vers la pointe et le paysage est magnifique ! Là encore, comme lors de la Trace des Caps, on ne se lasse pas de contempler, avec nos lunettes polarisées, les bleus changeants de l’eau, grâce aux différentes profondeurs et aux coraux.

Randonnée le long de la pointe du Vauclin, en Martinique.

Les maisons, voire même les villas, nous font rêver dans ce coin de l’île. Vue sur l’océan, accès à la plage, grande terrasse, piscine à débordement pour certaines… Seules les sargasses toujours présentes sur le sable gâchent un peu ce petit paradis.

Sargasses présentes sur les plages de la côte est martiniquaise.

Dommage, un peu trop de sargasses pour se mettre à l’eau…

Un détour par le bout de la pointe, avec les cheveux au vent face à l’océan Atlantique et on s’en retourne pour la seconde moitié de notre randonnée.

Le bout de la pointe du Vauclin, sur la côte est de la Martinique.

On s’enfonce alors dans la mangrove, sur un petit bras de sable recouvert d’arbres, qui forme une minuscule baie bien protégée, le « Trou Cochon ». L’eau ici nous donne tellement envie de nous baigner ! Surtout par cette chaleur… Pas de chance, on a laissé nos maillots à la voiture. Mais on profite quand même de notre pique-nique, pas oublié celui-là heureusement !

Trou Cochon, petit bras de mer sur la pointe du Vauclin.Plage le long du Trou Cochon, sur la pointe du Vauclin. La mangrove à Trou Cochon, en Martinique.

La dernière partie du sentier retourne plus dans les terres, c’est la moins intéressante même si elle a l’avantage d’être plus plate.

Note : Nous aurons marché environ 2h30, comme indiqué au début. La randonnée n’est pas très difficile, certains passages montent un peu mais ça ne dure pas, et ça redescend aussitôt. Ne pas oublier son maillot de bain, comme nous, car ça donne vraiment envie de se mouiller aux abords de la mangrove !

 

Kitesurf à l’anse Michel (enfin!)

 

De retour en voiture vers le Marin, nous appelons Damien pour savoir où il en est. Les deux gars ont terminé leur boulot, il lui reste à nettoyer un peu la cale moteur. On lui propose alors de l’attendre pour après se rendre à l’anse Michel. Et qu’il prenne son kitesurf avec lui. Ce qu’il accepte avec joie !

Une bière plus tard au Marin pour patienter, on monte tous les trois dans la voiture, direction le sud de l’île. Nous connaissons la route désormais. On débarque donc tranquillement sur la plage de l’anse Michel, Damien est heureux, le vent semble cette fois-ci au rendez-vous. Nous, un peu moins. On se rend compte de l’horaire tardive par rapport à ce côté de l’île. Le soleil va rapidement disparaître derrière nous, et le vent qui souffle nous refroidir. Tant pis, on se glisse dans l’eau quand même, il y fait même moins froid.

Damien part tirer des bords, avec son aile de 11 m². On le voit tenter quelques sauts, parfois la réception est un peu brutale mais il commence à y arriver. Il progresse ! Mais on sent encore la différence avec quelques pros sur notre droite, qui eux décollent à plusieurs mètres et retombent avec grâce, comme si c’était la chose la plus simple du monde à faire. Il y en a même un avec une casquette qui ne la mouillera pas de toute sa session ! Contrairement à Damien qui aura perdu ses lunettes au troisième bord…:)

Au bout d’un moment, on commence à prendre froid, et à perdre un peu patience aussi. Cette plage est quand même bien jolie, dommage que la première fois, on y était par temps de pluie et la seconde, aujourd’hui, au coucher du soleil… Une douche est même installée derrière les palmiers pour se rincer ainsi que son matériel de kite. Pratique !

Je me souviens bien pourquoi j’aimerais vraiment faire du kitesurf. J’ai tout à bord du bateau mais je n’ai pas encore osé m’y remettre, je suis encore (très) débutante et j’attendais que Damien reprenne confiance en lui pour m’épauler. Peut-être que je reprendrais aussi un cours ou deux… Mais attendre l’autre sur la plage, dans le vent, voire la pluie parfois, non ce n’est vraiment pas rigolo ! Et là, c’était flagrant, tous les mecs sur l’eau, toutes les filles sur la plage, à quelques exceptions près. Alors ce sera une de mes belles résolutions de cette année !

Damien revient enfin, tout fier de ses quelques sauts réussis. Mais il n’est pas encore rassasié, lui aimerait en faire tous les jours:) On essaiera de se trouver d’autres bons stops lors de notre retour dans les Grenadines.

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